Canari-Bastia-Marseille

Attention à la cigarette

Brève
11/07/2017

Les 300 000 tonnes d’amiante, une fois extraites de la mine de Canari, étaient envoyées à Bastia dans de simples sacs de jute. Toute la manutention se faisait par les dockers qui chargeaient et déchargeaient ces sacs de jute à l’aide de leur crochet.

À la visite annuelle, le médecin du port de Marseille demandait à un docker chargé de ce transport, de fumer moins. Ce ne fut qu’à la visite de départ en retraite qu’il lui demanda de consulter un spécialiste...

Pour le pneumologue, c’était trop tard et ce docker, avec un cancer généralisé, n’a “profité” que de quelques mois de sa retraite dans des souffrances atroces. Les patrons et leurs serviteurs s’en tire une fois de plus bien. Mais espérons que tout se paiera.

Mine de Canari (Haute Corse)

Le silence des assassins

Brève
11/07/2017

Jusqu’en 1965 la mine de Canari a été exploitée par la société Eternit. Et si 300 000 tonnes d’amiante ont été extraits, l’environnement a été complètement dévasté : tous les déchets amiantés de la production étaient directement déversés dans la mer, en bas de la carrière...

À la fermeture Eternit a réussi à vendre à la collectivité l’usine et son site pour la somme symbolique de un franc... elle laissait aux bons soins de la collectivité la responsabilité de désamianter l’usine et les carrières, un travail de titan.

Et ainsi  les anciens ouvriers ne savaient plus à quel saint se vouer... Eternit est, bien entendu aux abonnés absent. En attendant l’amiante dégouline lentement vers le mer dans un silence assourdissant et ceux qui cassaient la roche, ceux qui séparaient l’amiante des roches ne voient plus le bout du tunnel.

Port de Bouc

Des patrons ni coupables ni responsables !

Brève
11/07/2017

L’usine Eternit de Caronte Port de Bouc démarra en 1958. Elle comptait dans ses bonnes années 600 salariés. Elle ferma en1979.

L’amiante arrivait en sacs de jute qui était ouverts au couteau et déchargés dans le broyeur. Mais, comme il ne fallait pas perdre un gramme, les sacs étaient secoués à fond. Les ouvriers chargés de cette tâche vivaient dans un perpétuel brouillard de poussière d’amiante.

Mais les plus exposés étaient les ouvriers d’entretien qui démontaient et nettoyaient les machines dans la nuit de samedi à dimanche. Ils y allaient au marteau et se glissaient à l’intérieur des vis sans fin et autres dispositifs de l’usine.

Aujourd’hui, alors que des milliers de travailleurs sont en sursis, la justice explique doctement qu’ ”il est impossible de dater le moment de la commission de la faute et donc de l’imputer à quiconque”.

En clair l’incertitude sur la date d’intoxication ne permettrait plus de mettre en cause des responsables, c’est à dire les patrons ou leur successeurs d’Eternit. La porte est donc ouverte pour que la justice exonère les responsables de ces assassinats légaux. En réponse à cette décision, le 4 juillet les associations réunies autour du CAPER (Comité d'Amiante Prévenir et Réparer) Caronte ont décidé de continuer le combat et de coordonner la riposte.

Corse du sud

En grève pour un minimum de respect.

Brève
19/05/2017

Quand le personnel des crèches de la ville d’Ajaccio est en grève depuis le mercredi 17 mai, le Maire, lui, est aux abonnés absents.

La grève se poursuit et les employées des crèches se sont installées devant la mairie. Et si elles se font bien entendre de la population et des touristes de passages, il y a un sourd parmi le sourd, le Maire. Il aurait même prétendu que la grève pouvait durer jusqu’en septembre, cela ne le gênait pas. Cela montre, en effet le respect qu’il peut avoir pour la population qui trime et qui n’a pas les moyens de se payer une garde d’enfant.

Le personnel des crèches ne demande pourtant que son dû, c'est-à-dire du personnel suffisant ; en effet selon les âges des enfants il doit y avoir un minimum de personnel, ce qui n’est pas le cas. Et aussi une augmentation de salaire qui tienne compte que ce travail nécessite une attention de tous les instants.

Massés devant la mairie les employées des crèches sont bien déterminées à se faire entendre.

Marseille

Trancher dans le vif !

Brève
21/04/2017

À Marseille l’objectif de la direction de La Poste est de fermer 40% des bureaux d’ici 2019. Sur les 210 bureaux existants il faudrait en fermer 84 précise le syndicat SUD !

Et petit à petit la direction grignote sur les horaires d’ouvertures, les jours d’ouvertures, histoire de décourager les usagers. Elle prévoit aussi de plus en plus de point relais dans les commerces pour remplacer les vrais bureaux.

Mais qui pourra répondre aux milles problèmes auxquels se heurtent la population ?

Les usagers et les postiers ont raison de se mobiliser comme ils l’ont fait jeudi 20 avril devant la Mairie du 1°-7° arrondissement.