Marseille 11° arrondissement

Air-Bel : l’eau est infecte, voire dangereuse

Brève
13/09/2018

Rien ou presque n’est fait malgré un arrêté daté du 16 juillet 2018 de la préfecture des Bouches-du-Rhône qui mettait en demeure les bailleurs sociaux du quartier Air-Bel dans le 11° arrondissement, de remédier au risque d'exposition aux légionelles dont sont victimes les 6900 habitants du quartier.

L’année dernière, en septembre 2017, un habitant de cette cité Air-Bel, âgé de 46 ans est décédé d'une légionellose.

Les conduites sont dans un état déplorable, rouillées à coeur et l’eau est maintenant tellement javellisée que les habitants hésitent à l’utiliser pour prendre une douche. Ils ne consomment plus que de l’eau vendue en bouteille.

Déjà en 2011, des analyses avaient révélé la présence de légionelles dans les canalisations d'eau chaude de la cité. Cela fait donc cinq ans que cela traîne et les habitants, excédés n’en peuvent plus !

Marseille St-Charles

Un choix de classe

Brève
28/08/2018

Une supression drastique des TER pour garder les TGV...

Le relevage du TGV qui avait déraillé en gare de Marseille a révélé qu’il y avait une fêlure sur un rail.

Il a fallu le travail de prés de 300 personnes pour remettre le train en place. Plusieurs voies ont été neutralisées pour effectuer ce travail.

Le choix de la direction de la SNCF a été de faire circuler en priorité les TGV, cela au détriment des TER qui desservent les agglomérations de la région et qui permettent aux usagers de se rendre à leur travail.

Ainsi sur la ligne Marseille- Miramas-Avignon cinq sur sept train ont été supprimé ; entre Marseille et Toulon 17 sur 33 trains ont été annulé. Un choix qui lèse les travailleurs.

Marseille

Mobilisation à McDonald’s pour défendre les emplois

Brève
17/08/2018

les employés en grève.

Depuis le 8 août, le McDonald’s-St Barthélémy, situé dans les quartiers Nord de Marseille est fermé et occupé par ses salariés. Mobilisés contre le projet de vente de leur fast-food à un obscur franchisé, les syndicats soupçonnent l’actuel gérant de vouloir se débarrasser des 77 employés de ce McDonald’s en faisant l’économie d’un plan social.

Sur les 77 emplois menacés, 55 sont des CDI, ce qui est rare chez McDonald’s, plutôt coutumier des contrats précaires à temps partiel imposé. Soumis aux mêmes bas salaires que dans le reste du groupe, les employés de ce fast-food, dont certains sont là depuis plus de vingt ans, ont néanmoins obtenu par leurs luttes passées quelques avantages dont tous les McDonald’s sont loin de bénéficier, comme un 13ème mois ou la prise en charge de la mutuelle par l’employeur.

Le 9 août, le TGI a suspendu provisoirement la vente. Les salariés restent mobilisés et dans une lettre ouverte au dirigeant de McDonald’s France, ils réaffirment leur détermination à préserver tous les emplois et le site de St-Barthélémy. «On est ni confiant, ni perdant, mais on lâchera rien ».

Marseille

Urgence de l’Hôpital de La Timone : “On n’en peut plus”.

Brève
05/08/2018

“La situation n’a rien à voir avec la canicule. C’est toute l’année comme ça. On a tenu quatre ans à un rythme effréné, mais là, avec les maladies et les congés, ce n’est plus tenable...” voila ce que déclarait une infirmière des Urgences en grève à l’Hôpital de la Timone.

Les raisons de cette grève sont claires : la pénurie d’aide-soignantes et d’infirmières est telle que le temps d’attente est doublé, “ce qui fait monter les tensions... il y a quinze jours une aide-soignante a eu le genou fracturé dans une bagarre”.

Mais si la réponse de la direction aux grévistes, appuyés par plusieurs médecins, ne sera obtenue qu’en septembre, celle ci s’est engagée à embaucher des intérimaires et débloquer des heures supplémentaires ; heures supplémentaires qui alourdissent encore la charge de travail.

Mais ces solutions provisoires n’empêcheront pas les personnels de continuer à enchaîner les nuits de douze heures, les trois dimanches par mois et les appels pressants de la direction pour remplacer, en urgence, un ou plusieurs absents.

Marseille

Des gares ou des centres commerciaux ?

Brève
15/07/2018

Actuellement il est plus facile pour les 12,5 millions d’usagers par an de la gare St-Charles d’acheter du vin, des fringues ou des jeux video que de se procurer un billet de train, se renseigner sur un horaire ou prendre son train à l’heure.

Ces difficultés ne vont que s’amplifier avec le risque de cession des terrains de la SNCF.

Il y aura des profits mais au détriment de qui, de quoi ? Des voyageurs qui accèdent déjà difficilement à leur correspondances, si elles existent ou qui font la queue pour acheter un billet ?