Estaque-Riaux

Patron voyou mais en plus maître-chanteur

Brève
29/07/2013

Metaleurop doit dépolluer le site qu'il occupait à l'Estaque. Ce fut la société Recyclex qui avait pris la suite de Metaleurop qui devait se charger de nettoyer et stoker les 250 000 m3 de terre contenant des dépôts importants d'arsenic, de plomb, de mercure, de cadmium et de zinc dégoulinant lentement sur le port de l'Estaque et les plages avoisinantes.

Les 299 salariés de Metaleurop avaient aussi assigné leur employeur pour préjudice d'anxiété lié à l'exposition à l'amiante. Et leur patron, qui a pris la suite avec Recyclex, déclare que s'il est condamné pour l'amiante il ne pourra pas réhabiliter le site fortement pollué.

Entre l'arsenic et l'amiante, le chantage bat son plein.

Nice

Les éducateurs de rue contre les mauvais coups du conseil général

Brève
02/07/2013

C'est à 150 que les travailleurs sociaux en activité, avec quelques retraités et des jeunes en formation, ont manifesté à Nice devant le Centre Administratif des Alpes-Maritimes.

En effet, le conseil général des Alpes-Maritimes avait, début juin, annoncé oralement aux directeurs des éducateurs de rue une baisse des subventions de 25% pour janvier 2014.

Le conseil général des Alpes-maritimes subventionne six associations de prévention, qui emploient une centaine de salariés. Depuis une dizaine d'années, il fait des « appels à projet » pour couvrir les secteurs d'intervention des éducateurs de rue. C'est la foire d'empoigne entre les directions des associations pour paraître les plus crédibles et les moins chères. En 2003 cela s'était traduit par douze licenciements.

Face à tout cela, une cinquantaine d'éducateurs se sont organisés afin d'informer le plus largement possible et de préparer la riposte la plus large. Et c'est ce qui a été fait le 27 juin.

Arles

Transports Envia d’Arles : envie… d’être en colère...

Brève
30/04/2013

Les chauffeurs de bus de l'entreprise Envia, qui dessert la ville d'Arles et ses alentours, se sont mis en grève le lundi 29 avril. Et ils ont de bonnes raisons pour cela : la charge de travail n'a cessé d'augmenter : des tournées doivent être effectuées en 30 minutes alors qu'il est impossible de les boucler en moins de 40 minutes.

La Direction voudrait aussi imposer que les conducteurs, qui vendent déjà les billets, se transforment également en contrôleurs. Ils ont déjà beaucoup de stress à gérer avec, entre autres, des soucis de sécurité sur la route mais aussi le harcèlement venant d'en haut.

Et tout ce travail avec des salaires au ras du bitume !

Les conducteurs réclament 3,5% d'augmentation. La Direction ne propose que 2%, à peine une trentaine d'Euros. Voilà ce que ces messieurs, qui dirigent une filiale de Véolia, multimilliardaire, appellent « tout à fait correct ».

D'où le coup de colère des chauffeurs. Ils ont trente fois raison.

Marignane

Grève à l’aéroport !

Brève
25/04/2013

Qui a envie de faire sa pause repas à 7 ou 8 h du matin, ou sa pause toilette sur commande ?

Qui a envie d'avoir des plannings changés au dernier moment ?

Qui a envie de se voir refuser ses congés, sous prétexte qu'il manque du monde ?

La direction d'ICTS, la principale entreprise de sûreté de l'aéroport de Marseille-Provence qui emploie 450 personnes, est capable de faire venir ses employés quatre heures un jour, un peu plus le lendemain, sans aucune régularité.

Pour se faire entendre, les travailleurs d'ICTS se sont mis en grève vendredi 19 avril à Marignane. Ils ont défilé, drapeaux déployés, dans l'aéroport de Marignane. C'est bien le seul moyen de se faire entendre.

Marseille

La sécurité, les patrons s’en moquent !

Brève
24/04/2013

Le prestigieux chantier des "Terrasses du port" doit avancer. Mais à quel prix ?

Un ouvrier sous-traitant de 54 ans qui travaillait pour Vinci a vu l'échafaudage sur lequel il se tenait se replier sur lui. Il a chuté de près de dix mètres, et s'est cogné dans une trémie. Hospitalisé avec plusieurs fractures, il était dans le coma.

Les seuls responsables de ce terrible accident sont son patron et le donneur d'ordres qui se moquent, eux, de la vie et de la santé des ouvriers qui travaillent pour eux.

Après cet accident, l'entreprise s'est occupée enfin de la sécurité : tous les ouvriers ont été mobilisés pour vérifier tous les échafaudages. Un peu tard, quand on a vu la chute de notre collègue.

Toujours sur ce chantier, un ouvrier intérimaire a été électrocuté pendant le coulage du béton. Si sa vie n'a pas été en danger, il n'en reste pas moins qu'il a été lourdement choqué.

Encore sur ce chantier, un ouvrier a reçu un étais très lourd sur la tête. Le casque l'a protégé, mais il a été sonné !

Tous ces accidents ne sont pas dus à la fatalité. Non !

Pour livrer le chantier dans les temps, il faut aller vite, travailler dans les pires conditions. Et tout cela se fait sous les ordres des patrons, au détriment des mesures de sécurité les plus élémentaires.