GEMENOS

Les travailleurs de Fralib et les tribunaux

Brève
23/04/2012

En novembre 2011, la Cour d'Appel d'Aix-en-Provence avait annulé le plan de la direction de Fralib. Le tribunal avait estimé que les propositions d'Unilever via Fralib, n'étaient "pas sérieuses".

Revenu à la charge, le Groupe Unilever a obtenu, le 20 avril, du juge des référés du Tribunal de Grande Instance de Marseille, qu'il valide le dit " plan de sauvegarde de l'emploi" et qu'il se prononce pour la fermeture du site.

Ce qui a été dit en faveur des travailleurs peut-il être ainsi aussi facilement défait ?

Peut-être, car les tribunaux vont, avec ce jugement, permettre à Unilever de vendre les terrains, fermer le site et jeter à la rue une centaine de salariés qui n'ont que leur salaire pour vivre... Le groupe Unilever (4,6 milliards de profits en 2011) a pourtant largement les moyens de permettre à l'usine Fralib de poursuivre son activité.

Pour protéger leur emploi, les travailleurs ne peuvent pas compter sur les tribunaux. L'interdiction des licenciements est une urgence.

Sud-est

Mac Do puni pour son avarice

Brève
05/04/2012

Dans les Mac Do de la région, les rayons étaient vides et les petits sous ne trouvaient plus le chemin de la cassette. Il ne restait plus que des frites orphelines et des boissons trop sucrées. Une explication était affichée par la direction, pour les produits indisponibles, par une insolente pancarte jaune : "Recette victime de son succès".

Succès des Big Mac, point ; par contre, une explication plus crédible : à Aix-les-Milles, des salariés en grève bloquaient la plate-forme livrant les petits pains et les salades à l'ensemble des Mac Do du sud de la France.

Fos-sur-Mer

Ikéa : grève contre les mini-augmentations

Brève
14/03/2012

Ikéa vend ses produits en kit et elle se croit autorisée à verser à son personnel des augmentations en mini-kits. Pour protester contre ces mini-augmentations (accordées, en plus, en fonction d'une notation), les employés du dépôt de Fos-sur-mer se sont mis en grève. Ils rejoignent ainsi dans la grève leurs collègues du siège de St-Quentin-Fallavier (69).

Le kit Ikéa qui a mis les salariés en colère, c'est 1% d'augmentation pour la note 1 ; 1,8% pour la note 2 ; 2,5% pour qui a obtenu la note 3 et 3,1% pour l'unique élu à avoir obtenu la note 4. D'où la volonté des travailleurs de demander une vraie augmentation générale.

La direction d'Ikéa a beaucoup dépensé pour payer grassement les officines de police chargées d'espionner le personnel, ce n'est pas pour verser des salaires corrects à ses salariés. Ainsi, en se mettant en grève ils lui rendent la monnaie de sa pièce.

Marignane

Mort d'un ouvrier d'Eurocopter au travail : non, ce n'est pas la fatalité !

Brève
10/03/2012

Un ouvrier intérimaire de 62 ans a été enterré vendredi 9 mars, accompagné par de nombreux collègues de travail. Il était dans le coma depuis le 22 février, suite à une chute du haut d'un appareil, pendant le poste de nuit, à 3 heures du matin.

Le travail en hauteur sur les hélicoptères se fait à l'aide de "praticables", sorte d'échafaudages mobiles. Mais ces "praticables" sont branlants, vieillissants et en nombre insuffisant. Par ailleurs, les pressions pour accélérer le travail sont énormes et permanentes.

Quelques heures après l'accident, l'atelier a été nettoyé, rangé, juste avant la visite de l'inspection du travail, pour faire bonne impression. Il n'empêche que, pour les travailleurs, le premier responsable de l'accident, ce sont les pressions, les cadences, le travail de nuit et les économies permanentes sur tout ce qui touche à la sécurité.

Alpes Maritimes

La création d’entreprises ou l’arnaque ?

Brève
07/03/2012

Dans les Alpes Maritimes, 25 000 sociétés ont été créées sous le statut d'auto-entreprises. Est-ce là un signe de vitalité économique ?

Pas du tout, il s'agit bien plutôt d'une manifestation de la crise. En effet la plupart de ces "nouveaux" patrons, qui ne commandent qu'à eux mêmes, sont des anciens chômeurs.

Pôle Emploi, au lieu de leur trouver un emploi, les encourage à créer leur auto-entreprise. Effet immédiat : le nombre de chômeurs diminue...

Mais la moitié de ces entreprises n'arrive même pas à dégager un excédent, et, l'auto-entrepreneur radié de Pôle Emploi n'a plus droit à rien.

L'autre moitié de ces auto-entreprises arrivent à peine à dégager un chiffre d'affaire positif en fin d'année, soit en moyenne 9 500 € par an, c'est à dire 792 € par mois...

Voilà un tour de passe-passe de Pôle Emploi qui permet l'évaporation des chômeurs qui, eux, se retrouvent "patrons" mais, pour la plupart, encore plus pauvres.