Saint-Hippolyte-du-Fort (Gard)

Jallatte : les travailleurs se mobilisent

Brève
20/11/2012

Jallatte, fabricant de chaussures de sécurité, vient d'annoncer 58 suppressions d'emplois sur un effectif de 133 à Saint-Hippolyte-du-Fort dans le Gard.

Jallatte en est à son ènième plan social. En 2007, Jallatte était racheté par un fond d'investissement basé à Milan, qui avait rayé de la carte l'usine d'Alès et transféré une grande partie de la production en Tunisie.

Les patrons de Jallatte continuent cette politique de suppressions de postes, mais cela ne les empêche pas de prévoir pour 2013 la fabrication de 500 000 paires, contre 450 000 en 2012. Ce sera donc plus de fabrication avec moins de travailleurs.

Après plusieurs journée de grève, les travailleurs doivent rencontrer un représentant du ministre Arnaud Montebourg. Mais pour se défendre ils ne pourront pas compter sur le ministre. C'est leur mobilisation qui sera déterminante.

Marseille

Un mort au travail, qui est responsable ?

Brève
23/10/2012

Sur le chantier du Vieux-port, un électricien chargé d'enlever les fils d'un pylône est mort, entraîné par la chute de ce pylone auquel il était fixé par son harnais. Employé par un sous-traitant d'ERDF, l'électricien s'est hissé à 6 mètres de hauteur et le poteau, installé provisoirement, a cédé.

Auparavant, le chantier avait refusé de laisser passer une nacelle pour effectuer ce travail car les pavés venaient d'être posés. Le travail de l'électricien n'en avait pas été reporté pour autant : le responsable de cet accident est le donneur d'ordre, c'est-à-dire ERDF, qui ferme les yeux sur la sécurité pour faire effectuer des travaux dans des conditions périlleuses. Surtout quand ce sont des sous-traitants qui prennent des risques.

Marseille

Les "Tatas" en colère

Brève
23/10/2012

Avec le slogan "les Tatas en colère, les enfants en danger" les cantinières, ATSEM et agents d'entretien de la ville de Marseille, comme il y a une dizaine de jours, se sont rappelés au bon souvenir du maire.

Ils se sont retrouvés ce lundi 22 octobre, pour rappeler qu'il n'y a qu'une cantinière pour 60 enfants en primaire et une pour 30 enfants en maternelle.

Ces agents doivent assurer le ménage des classes et des dépendances, l'hygiène et la propreté des enfants, l' animation et la surveillance de la sieste et de la cour. Il faut aussi nettoyer les tables, distribuer le repas, vérifier que chacun des 30 enfants de trois à quatre ans, et des 60 un peu plus âgés, se nourrisse correctement.

En combien faut-il donc se couper ?

Les Tatas de Marseille ont bien raison de réclamer plus de personnel.

Marseille

L'exemple de la chasse à l'homme vient d'en haut

Brève
03/10/2012

Dans la cité des Créneaux à Marseille un campement de Roms a été détruit et ses occupants chassés par des habitants du quartier.

Ce camp était installé sur l'assise de deux anciens bâtiments détruits après l'expulsion de la quasi-totalité des habitants. La Logirem, le bailleur n'avait proposé que des logements pires encore que ceux qu'ils quittaient. Une partie des locataires voyaient donc des gens s'installer là d'où eux-mêmes avaient été expulsés, sans relogement acceptable.

Les pouvoirs publics, l'État, la Mairie, les Conseils généraux et régionaux, qu'ils soient à droite ou à gauche, n'ont rien organisé pour accueillir les familles Roms, rien pour mettre à leur intention des lieux disposant de l'eau, de l'électricité, de sanitaires, du ramassage des ordures. Pire, les Roms ne peuvent travailler sans être pénalisé à cause d'une législation contraignante. Par contre, ils sont pourchassés d'un lieu à un autre.

C'est ce choix qu'ont fait les pouvoirs publics, méprisants tant les habitants des cités pauvres que les familles Roms. Et quand ils déplorent ce qui vient de se passer aux Créneaux, leur cynisme est sans bornes : ce sont eux qui ont créé cette situation de toute pièce, eux qui la laissent se dégrader, eux qui en sont entièrement responsables.

Marseille

Quand la croisière s’enlise, ce sont les marins qui trinquent

Brève
27/09/2012

Les marins de deux navires de croisière sont en attente dans le Port de Marseille. Ces navires ont fait l'objet d'une saisie conservatoire car l'armateur, le CIC, n'avait pas réglé diverses factures ni les salaires des marins.

Si les croisièristes ont tous été rapatriés par avion en Belgique il n'en a pas été de même pour les 426 marins de plusieurs nationalités différentes qui attendent bloqués sur leur navire et qui viennent à peine de toucher leur salaire de juillet. Le reste suivra... peut-être !

Encore heureux, qu'ils puissent rester en contact avec leurs familles, venir en ville et d'être accueillis dans un foyer grâce à "l'Association Marseillaise d'Aide aux Marins". Quant à tous ceux qui ont profité de leur travail, armateurs, Tour-operators et entreprises portuaires, ils les laissent croupir sur un bout de quai. Et pourtant, ce serait bien à eux de payer.