Marseille

La misère en plein cagnard

Brève
08/08/2012

Depuis le mercredi 1er août, 20 familles Roms, soit 54 personnes ne sont plus hébergées de jour dans le Centre d'Hébergement d'Urgence de la Madrague-Ville à Marseille. De 9h à 17h, elles sont à la rue. Depuis un an elles y étaient accueillies provisoirement.

Ainsi, ces familles, avec des enfants de tous âges ont rejoint, dans la poussière des trottoirs autour du centre, les SDF qui attendent les 17h fatidiques. Ces campements de misère, il y en a en plusieurs endroits le long du Chemin de la Madrague-Ville et dans d'autres quartiers de Marseille.

Quant aux institutions, locales ou non, elles se renvoient la balle pour surtout ne rien débourser et laissent ces hommes, ces femmes et ces enfants vivre ainsi dans des conditions indignes.

Marseille

Contre le centre de rétention du Canet

Brève
07/08/2012

Mardi 7 août une bonne centaine de manifestants se sont rassemblés devant le centre de rétention du Canet à Marseille pour s'opposer aux méthodes brutales qui y sont pratiquées contre les personnes sans papiers retenues dans ce centre.

Quelques exemples :

Lundi 30 juillet un retenu qui se serait cassé le pied aurait été frappé par trois policiers dans une salle sans caméra.

Le lendemain, Mme Asfour, marocaine, qui se plaignait de violentes douleurs au ventre après avoir absorbé des substances nocives, ne fut transférée à l'hôpital que 6 heures après avoir réussi à appeler sa famille à l'aide.

Entre le nouveau et le précédent gouvernement c'est bien la continuité plutôt que le changement et ces pratiques sont toujours aussi odieuses.

Marseille

Au nom de la propriété

Brève
03/08/2012

Devant l'unité d'hébergement d'urgence du Chemin de la Madrague-Ville plus d'une centaine de familles venues de Roumanie et quelques unes de Bosnie campent dans des abris de fortune. Un peu plus bas une dizaine de tentes occupent un renfoncement de la chaussée.

Dehors, sous un soleil de plomb ou sous le vent, c'est la seule possibilité pour les Roms qui vivent du tri des poubelles et de la revente de ce qu'ils y trouvent.

Face aux associations qui demandaient au pouvoir publics un hébergement dans des conditions décentes, l'avocate de la Ville de Marseille a répondu : "Vous m'opposez le droit à l'hébergement, mais je revendique le droit à la propriété." (Cité par La Marseillaise du 31 juillet).

Et c'est au nom du sacro saint droit à la propriété que les plus pauvres , les plus démunis errent de terrains vagues en friches désaffectées à la recherche d'un abri de fortune alors que des milliers de logements sont vides à Marseille.

Bouches-du-Rhône

Paroles, paroles, paroles...

Brève
01/08/2012

Le groupe sidérurgiste ArcellorMital veut d'ici octobre faire baisser le coût de la tonne d'acier de 520€ à 470€ soit une diminution de près de 50€.

La méthode la plus vraisemblable : une réduction immédiate des salaires et des emplois.

Le gouvernement par la voix de son ministre Arnaud Montebourg a affirmé qu'il allait "engager un dialogue au plus haut niveau pour infléchir les décisions qui aujourd'hui sont prises en défaveur de l'Europe" et il ajoute "si nous n'y parvenons pas, nous en reparlerons."

Et pendant que le groupe Arcellormital fait appel à Mr Mc Kinsey, un spécialiste du "dégraissage" pour sévir de Florange à Dunkerque en passant par Fos, le ministre se contente de paroles et encore de paroles...

Bouches-du-Rhône

Le contrôle, celui des travailleurs !

Brève
01/08/2012

Le ministre Arnaud Montebourg a dit qu'il ne pouvait pas faire grand chose quant à l'avenir des ouvriers sidérurgistes parce que "Pechiney et Arcellor ont été en quelque sorte pris entre des mains qui ne sont plus les nôtres et qui échappent en quelque sorte à toute forme de contrôle".

Eh bien, oui, les travailleurs auraient tout intérêt à imposer le leur de contrôle...