Gémenos (13)

Fralib : Montebourg ou l’imagination au pouvoir !

Brève
24/05/2012

Voici ce qu' Arnaud Montebourg, ministre du « Redressement productif », préconise au sujet de la fermeture de l'usine Fralib ( conditionnement de sachets de thé) à Gémenos : Unilever, dont dépend l'existence des 182 salariés de Fralib, doit mettre « de l'eau dans son vin », et le ministre ajoute qu'il faut trouver « une solution imaginative qui permette, sans préjudice pour Unilever, de préserver un outil industriel ».

En la matière, le grand patronat n'a guère d'imagination : il empoche toutes les aides de l'État, puis licencie pour augmenter ses profits et accroître la charge de travail sur les autres salariés. Alors, les intérêts des travailleurs ne passeront justement que par le « préjudice » des requins du grand capital : interdire les licenciements et prendre sur leurs profits.

C'est bien la seule solution imaginative que le trust Unilever mérite.

Marseille

8 mai 1945

Brève
07/05/2012

À Marseille, la commémoration du 8 mai 1945 a lieu au Fort Saint-Nicolas, l'ancien cantonnement de la Légion Étrangère.

Hasard malheureux ! En effet, le 8 mai 1945 et la Légion Étrangère sont tristement célèbres en Algérie, et plus particulièrement à Sétif et Guelma.

À la suite d'une manifestation demandant la prise en compte des revendications de ceux qui étaient appelés les "indigènes", la répression fut terrible. Des milices de petits blancs, les troupes de la gendarmerie, la Légion Étrangère et les tirailleurs d'Afrique noire se livrèrent à de terribles massacres.

Le 8 mai 1945 n'est pas seulement le 8 mai de la victoire mais aussi le 8 mai de Sétif, de Guelma et de ses milliers de morts !

GEMENOS

Les travailleurs de Fralib et les tribunaux

Brève
23/04/2012

En novembre 2011, la Cour d'Appel d'Aix-en-Provence avait annulé le plan de la direction de Fralib. Le tribunal avait estimé que les propositions d'Unilever via Fralib, n'étaient "pas sérieuses".

Revenu à la charge, le Groupe Unilever a obtenu, le 20 avril, du juge des référés du Tribunal de Grande Instance de Marseille, qu'il valide le dit " plan de sauvegarde de l'emploi" et qu'il se prononce pour la fermeture du site.

Ce qui a été dit en faveur des travailleurs peut-il être ainsi aussi facilement défait ?

Peut-être, car les tribunaux vont, avec ce jugement, permettre à Unilever de vendre les terrains, fermer le site et jeter à la rue une centaine de salariés qui n'ont que leur salaire pour vivre... Le groupe Unilever (4,6 milliards de profits en 2011) a pourtant largement les moyens de permettre à l'usine Fralib de poursuivre son activité.

Pour protéger leur emploi, les travailleurs ne peuvent pas compter sur les tribunaux. L'interdiction des licenciements est une urgence.

Sud-est

Mac Do puni pour son avarice

Brève
05/04/2012

Dans les Mac Do de la région, les rayons étaient vides et les petits sous ne trouvaient plus le chemin de la cassette. Il ne restait plus que des frites orphelines et des boissons trop sucrées. Une explication était affichée par la direction, pour les produits indisponibles, par une insolente pancarte jaune : "Recette victime de son succès".

Succès des Big Mac, point ; par contre, une explication plus crédible : à Aix-les-Milles, des salariés en grève bloquaient la plate-forme livrant les petits pains et les salades à l'ensemble des Mac Do du sud de la France.

Fos-sur-Mer

Ikéa : grève contre les mini-augmentations

Brève
14/03/2012

Ikéa vend ses produits en kit et elle se croit autorisée à verser à son personnel des augmentations en mini-kits. Pour protester contre ces mini-augmentations (accordées, en plus, en fonction d'une notation), les employés du dépôt de Fos-sur-mer se sont mis en grève. Ils rejoignent ainsi dans la grève leurs collègues du siège de St-Quentin-Fallavier (69).

Le kit Ikéa qui a mis les salariés en colère, c'est 1% d'augmentation pour la note 1 ; 1,8% pour la note 2 ; 2,5% pour qui a obtenu la note 3 et 3,1% pour l'unique élu à avoir obtenu la note 4. D'où la volonté des travailleurs de demander une vraie augmentation générale.

La direction d'Ikéa a beaucoup dépensé pour payer grassement les officines de police chargées d'espionner le personnel, ce n'est pas pour verser des salaires corrects à ses salariés. Ainsi, en se mettant en grève ils lui rendent la monnaie de sa pièce.