Marseille

L'exemple de la chasse à l'homme vient d'en haut

Brève
03/10/2012

Dans la cité des Créneaux à Marseille un campement de Roms a été détruit et ses occupants chassés par des habitants du quartier.

Ce camp était installé sur l'assise de deux anciens bâtiments détruits après l'expulsion de la quasi-totalité des habitants. La Logirem, le bailleur n'avait proposé que des logements pires encore que ceux qu'ils quittaient. Une partie des locataires voyaient donc des gens s'installer là d'où eux-mêmes avaient été expulsés, sans relogement acceptable.

Les pouvoirs publics, l'État, la Mairie, les Conseils généraux et régionaux, qu'ils soient à droite ou à gauche, n'ont rien organisé pour accueillir les familles Roms, rien pour mettre à leur intention des lieux disposant de l'eau, de l'électricité, de sanitaires, du ramassage des ordures. Pire, les Roms ne peuvent travailler sans être pénalisé à cause d'une législation contraignante. Par contre, ils sont pourchassés d'un lieu à un autre.

C'est ce choix qu'ont fait les pouvoirs publics, méprisants tant les habitants des cités pauvres que les familles Roms. Et quand ils déplorent ce qui vient de se passer aux Créneaux, leur cynisme est sans bornes : ce sont eux qui ont créé cette situation de toute pièce, eux qui la laissent se dégrader, eux qui en sont entièrement responsables.

Marseille

Quand la croisière s’enlise, ce sont les marins qui trinquent

Brève
27/09/2012

Les marins de deux navires de croisière sont en attente dans le Port de Marseille. Ces navires ont fait l'objet d'une saisie conservatoire car l'armateur, le CIC, n'avait pas réglé diverses factures ni les salaires des marins.

Si les croisièristes ont tous été rapatriés par avion en Belgique il n'en a pas été de même pour les 426 marins de plusieurs nationalités différentes qui attendent bloqués sur leur navire et qui viennent à peine de toucher leur salaire de juillet. Le reste suivra... peut-être !

Encore heureux, qu'ils puissent rester en contact avec leurs familles, venir en ville et d'être accueillis dans un foyer grâce à "l'Association Marseillaise d'Aide aux Marins". Quant à tous ceux qui ont profité de leur travail, armateurs, Tour-operators et entreprises portuaires, ils les laissent croupir sur un bout de quai. Et pourtant, ce serait bien à eux de payer.

Marseille

Un lycéen sans-papier libéré par la mobilisation

Brève
25/09/2012

Tigran Hovhannissian, élève au lycée Diderot de Marseille (13e), a été libéré vendredi 21 septembre du centre de rétention où il avait été placé suite à un contrôle d'identité. Il était menacé d'expulsion immédiate vers son pays d'origine, l'Arménie.

Révoltés, ses camarades de classe et ses professeurs se sont immédiatement mobilisés. Ils ont pris à partie la ministre de la Justice, Christiane Taubira, en visite à Marseille. Ils sont venus en masse à l'audience du tribunal administratif, qui s'est tenue dans une salle comble où tous les participants devaient rester debout.

C'est cette pression qui a fait libérer Tigran et qui doit lui permettre de poursuivre sa scolarité et sa vie en France comme il le souhaite, et cela malgré le risque d'un nouveau jugement sur son expulsion qui doit intervenir dans les trois mois qui viennent.

Aubagne (Bouches-du-Rhône)

Rentrée scolaire : il manque encore des enseignants !

Brève
16/09/2012

La rentrée scolaire s'est faite à Aubagne avec de nouveau des suppressions de poste dans les écoles. Conséquence, il n'y a plus de remplaçants, plus qu'un seul enseignant chargé des élèves en difficulté sur tout le secteur, et dans certaines écoles maternelles du centre plus de trente élèves par classe.

C'est pourtant à cet âge que l'on peut efficacement aider les élèves qui en ont besoin, et compenser les problèmes sociaux des familles les plus pauvres.

Il faut embaucher, et pas au compte-goutte, dans l'éducation, comme dans tous les services publics utiles à la population.

Gémenos (13)

FRALIB : qui devrait être traîné devant les tribunaux ?

Brève
14/09/2012

Deux travailleurs de Fralib, accompagnés de plusieurs dizaines de leur camarades, ont comparu jeudi 13 septembre devant le tribunal de police. Il leur est reproché d'avoir forcé l'entrée de l'usine dont des vigiles leur interdisaient l'accès. Ce jour-là, en novembre 2011, les vigiles avaient molesté de nombreux grévistes car la direction voulait faire cesser l'occupation de l'usine par les travailleurs, qui étaient - et sont toujours - en lutte contre sa fermeture.

Le verdict sera rendu le 15 novembre, mais ce sont les dirigeants de Fralib et de la multinationale Unilever ainsi que leurs actionnaires qui devraient être traînés devant les tribunaux. Ils détruisent 180 emplois à Gémenos alors qu'Unilever fait des milliards de profit chaque année.