Marseille

Mobilisation à McDonald’s pour défendre les emplois

Brève
17/08/2018

les employés en grève.

Depuis le 8 août, le McDonald’s-St Barthélémy, situé dans les quartiers Nord de Marseille est fermé et occupé par ses salariés. Mobilisés contre le projet de vente de leur fast-food à un obscur franchisé, les syndicats soupçonnent l’actuel gérant de vouloir se débarrasser des 77 employés de ce McDonald’s en faisant l’économie d’un plan social.

Sur les 77 emplois menacés, 55 sont des CDI, ce qui est rare chez McDonald’s, plutôt coutumier des contrats précaires à temps partiel imposé. Soumis aux mêmes bas salaires que dans le reste du groupe, les employés de ce fast-food, dont certains sont là depuis plus de vingt ans, ont néanmoins obtenu par leurs luttes passées quelques avantages dont tous les McDonald’s sont loin de bénéficier, comme un 13ème mois ou la prise en charge de la mutuelle par l’employeur.

Le 9 août, le TGI a suspendu provisoirement la vente. Les salariés restent mobilisés et dans une lettre ouverte au dirigeant de McDonald’s France, ils réaffirment leur détermination à préserver tous les emplois et le site de St-Barthélémy. «On est ni confiant, ni perdant, mais on lâchera rien ».

Marseille

Urgence de l’Hôpital de La Timone : “On n’en peut plus”.

Brève
05/08/2018

“La situation n’a rien à voir avec la canicule. C’est toute l’année comme ça. On a tenu quatre ans à un rythme effréné, mais là, avec les maladies et les congés, ce n’est plus tenable...” voila ce que déclarait une infirmière des Urgences en grève à l’Hôpital de la Timone.

Les raisons de cette grève sont claires : la pénurie d’aide-soignantes et d’infirmières est telle que le temps d’attente est doublé, “ce qui fait monter les tensions... il y a quinze jours une aide-soignante a eu le genou fracturé dans une bagarre”.

Mais si la réponse de la direction aux grévistes, appuyés par plusieurs médecins, ne sera obtenue qu’en septembre, celle ci s’est engagée à embaucher des intérimaires et débloquer des heures supplémentaires ; heures supplémentaires qui alourdissent encore la charge de travail.

Mais ces solutions provisoires n’empêcheront pas les personnels de continuer à enchaîner les nuits de douze heures, les trois dimanches par mois et les appels pressants de la direction pour remplacer, en urgence, un ou plusieurs absents.

Marseille

Des gares ou des centres commerciaux ?

Brève
15/07/2018

Actuellement il est plus facile pour les 12,5 millions d’usagers par an de la gare St-Charles d’acheter du vin, des fringues ou des jeux video que de se procurer un billet de train, se renseigner sur un horaire ou prendre son train à l’heure.

Ces difficultés ne vont que s’amplifier avec le risque de cession des terrains de la SNCF.

Il y aura des profits mais au détriment de qui, de quoi ? Des voyageurs qui accèdent déjà difficilement à leur correspondances, si elles existent ou qui font la queue pour acheter un billet ?

Marseille

La pêche aux voix dans les poubelles.

Brève
01/07/2018

Pendant qu’une centaine de victimes disparaissait en mer, que les corps de trois bébés étaient repêchés, le sénateur marseillais Stéphane Ravier du Rassemblement National éructait contre les migrants.

Il fustigeait la venue dans le port de Marseille pour son ravitaillement et des réparations du navire de SOS Méditerranée, l’Aquarius en ajoutant que “cette escale technique prévue vendredi permettra à l'Aquarius de retourner près des cotes libyennes pour "se charger en chair humaine".”

Il en appelait même au préfet et à Macron pour empêcher le navire d’accoster...

Mais qu’est-ce que c’est ces gens qui utilisent le malheur et la misère des peuples écrasés et spoliés pour aller chercher des voix dans les poubelles ?

Corse

Géographie de ministre

Brève
16/06/2018

Quelles que soient les intentions prêtées à Jean-Guy Talamoni et à Gilles Siméoni, il n’en reste pas moins que la proposition d’accueillir les 629 rescapés de l’Aquarius en Corse est une réponse logique à la situation.

Elle a mis dans l’embarras tout le petit monde politique de Macron à Le Pen en passant par Les Républicains.

Nicole Belloubet, Garde des Sceaux, ministre de la Justice de Macron a même expliqué doctement que les côtes espagnoles situées à 1300km de la position du bateau étaient plus proches que celles voisines de la Corse. D’où l’obligation d’imposer aux réfugiés trois jours supplémentaires de navigation éprouvante pour atteindre l’Espagne au lieu de débarquer en Corse ou, pourquoi pas, à Marseille.