Martigues (13)

La Poste condamnée pour usage immodéré et abus de précarité.

Brève
23/09/2011

La Poste devra payer 36 448,72 € à 2 salariés ayant cumulé de nombreux CDD avant d'être embauchés en CDI. C'est le Tribunal des Prud'hommes de Martigues qui en a décidé ainsi le 6 septembre.

Déjà fin août La Poste avait été condamnée par le tribunal de Martigues à verser 94 669,20 € à 2 intérimaires. Auparavant le 18 mai, le Tribunal des Prud'hommes de Marseille avait obligé La Poste à rembourser 612 000 € à 19 agents.

Ces travailleurs avaient enchaîné CDD sur CDD et missions d'intérim sur missions d'intérim sans que la promesse d'embauche soit forcément tenue par La Poste. Tous les contrats précaires se sont multipliés, pour servir de bouche-trou dans un service public qui se dégrade.

356 autres travailleurs ont déposé un dossier au tribunal, et bien d'autres pourraient encore le faire. Mais la Poste, de son côté, fait traîner les procédures, pour essayer de profiter du délai de prescription ramené de 30 à 5 ans, au-delà duquel les affaires ne peuvent plus être jugées. Ce qui veut dire que le 17 juin 2013 les trois quarts des dossiers seront prescrits.

La Poste ne cherche donc pas à appliquer la loi, mais à l'éviter, et cela au détriment des travailleurs.

Marseille

Claude Guéant et son dernier bouc émissaire

Brève
13/09/2011

Plusieurs camionnettes de CRS ainsi que des voitures de police patrouillent maintenant en permanence autour de la Porte d'Aix à Marseille. Cela, entre autres, afin d'empêcher les Roms de trouver un havre de tranquillité.

Claude Guéant vient de récidiver en parlant de l'insécurité à Marseille. Il a trouvé une nouvelle explication à laquelle personne n'avait encore pensé. Il a trouvé un nouveau bouc émissaire à stigmatiser : l'importante communauté comorienne.

Il a en effet déclaré lors du grand jury RTL-LCI-Le Figaro "il y a une immigration comorienne importante qui est la cause de beaucoup de violence. Je ne peux pas la quantifier."

Alors va-t-il envoyer en outre CRS et police stationner au plan d'Aou, à Bellevue, au Bd National et dans toutes les cités pauvres qui regroupent des milliers de comoriens qui triment dans le nettoyage, les hôpitaux, la restauration, les chantiers, la distribution ?

Aubagne

Une dégradation qui pèse sur les plus pauvres.

Brève
10/09/2011

Si dans certaines écoles des quartiers populaires d'Aubagne le nombre d'élèves en maternelle augmente, il n'en est pas de même pour les enseignants.

Et quand le nombre d'inscrits atteint les 36 élèves, au lieu d'ouvrir deux classes de 18 élèves, l'école conserve une seule classe de trente et recase les 6 restants dans la classe du niveau inférieur. Là, leur institutrice devra en plus leur trouver des occupations différentes de celles de leurs camarades plus jeunes.

Cette dégradation, qui devient chaque année plus criante, est la conséquence directe du manque d'enseignant.

Aubagne

Un peu plus, c'est trop !

Brève
10/09/2011

Comme tous les ans, les écoles d'Aubagne prévoient des services de garderie pour les enfants, avant et après les heures de classe. Et cela rend d'énormes services à tous ceux qui travaillent avec des horaires astreignants.

Mais la nouveauté cette année, c'est que ce service coûte 32€ par trimestre et par enfant. Ces sommes qui seraient une broutille pour tous les riches, comptent pour les petits salaires résultant, par exemple des temps partiels imposés dans un supermarché.

Ce type de services ne devrait-il pas être pris en charge totalement par l'Etat si généreux uniquement avec ses riches ?

Marseille

À Marseille : la Mairie et les autorités traquent les Roms.

Brève
17/08/2011

Jeudi 11 août, les familles Roms qui, depuis quelques semaines campaient sur la pelouse de la Porte d'Aix à Marseille ont été expulsées et pourchassées à travers la ville toute la journée, pour finalement être installées provisoirement au Centre d'hébergement de la Madrague-ville.

Une partie des expulsés se reposait sur l'esplanade de la Cathédrale de la Major ; ils en ont été chassés car le bâtiment appartient à la Mairie. En désespoir de cause ils se sont repliés à Arenc dans le jardin et les locaux de l'église St Martin dont ils ont été aussitôt chassés car un arrêté municipal concerne ce bâtiment en ruine et donc dangereux...

En plusieurs lieux de Marseille des dizaines de familles vivent dans des conditions indignes, sans toit, sans eau, sans sanitaires, sans ramassage des ordures.

Ces conditions font craindre d'après Médecins du Monde "une véritable catastrophe sanitaire". La tuberculose est en spectaculaire augmentation. La vaccination ne peut être suivie et à plus forte raison la scolarisation des jeunes.

Et ce harcèlement aggrave encore cette situation .

Pourtant il serait possible de leur offrir ici des conditions de vie correctes. Des locaux, il n'en manque pas à Marseille : les immeubles d'affaires et de logements y poussent comme de champignons. Mais les promoteurs veulent qu'ils rapportent et ne les destinent pas aux pauvres, Roms et autres.

Et tout ce qu'une grande ville comme Marseille est capable de faire c'est de les harceler.