Marseille

Qui tend la main : that is the question ?

Brève
17/08/2011

En caméra cachée, à la Porte d'Aix à Marseille, la télévision a montré en boucle ce qu'ils considéraient comme intolérable : des jeunes qui ouvraient le bras cassé du parking aux automobilistes en demandant un peu d'argent à la place du gestionnaire VINCI.

Les autorités ont alors bloqué l'entrée de ce parking avec des plots de bétons en présence de la télé. Et devant ce qu'ils appellent un scandale, le préfet et le Maire ont obtenu des renforts en CRS et de policiers pour appliquer dans ce périmètre de la Porte d'Aix ce qu'ils qualifient de "tolérance zéro".Exit les disciples, ces jeunes percepteurs et place au maître VINCI si habile à nous faire tout payer.

Quant au Maire, J.C. Gaudin, il veut, dit-il, donner une autre image de la ville à quelques temps de "Marseille 2013 capitale de la culture".Une culture à base de CRS, car en ce qui concerne les musées, il faut beaucoup de courage et de semelles pour en trouver un d'ouvert.

Marseille

Les seuls coupables notoires

Brève
12/07/2011

L'employé du Monoprix-Canebière a eu finalement un jour de mise à pied au lieu d'être jeté à la rue. Et cela pour avoir pris dans la benne à ordure quelques salades et melons.

Cette menace de licenciement a indigné beaucoup de monde car ceux qui auraient du être sanctionnés, ce sont ceux qui paient des salaires si bas que les employés en sont réduits à prendre des fruits dans les poubelles.

L'année dernière, les employés de Monoprix avaient fait 22 jours de grève, avaient tenu des piquets de grève et s'étaient heurtés aux policiers qui voulaient les expulser. Les employés dénonçaient l'impossibilité pour beaucoup de femmes d'avoir un salaire correct avec des horaires imposés de 24 heures à 30 heures seulement et des salaires qui, même avec un temps complet, plafonnaient à 1000€. Plutôt que de recevoir les grévistes, les patrons avaient préféré perdre 500 000 € pour les dix premiers jours de grève.

Aujourd'hui, le groupe Casino et Galeries Lafayette, propriétaire de Monoprix, engrange de très confortables bénéfices. En toute logique, les seuls qui auraient du être condamnés sont les actionnaires et les Directeurs de la grande distribution. Ce sont en effet eux qui contraignent leurs employés à vivre avec des salaires de misère.

Marseille

Monoprix La Canebière, les mains sales !

Brève
07/07/2011

Mercredi 6 juillet, un rassemblement a eu lieu devant le Monoprix Canebière pour protester contre la mise à pied d'un employé qui aurait pris quelques melons et salades jetés à la benne à ordures. Il risque d'être jeté à la rue pour faute grave à deux ans de la retraite. Le salaire de cet employé avoisine à peine le SMIC.

La déléguée CGT précise que l'employé "a récupéré des melons et des salades qui étaient voués à la destruction. Ce n'est pas comme s'il s'était servi dans les rayons".

C'est à croire que la Direction de Monoprix paie ses Directeurs pour s'embusquer derrière les bennes à ordures afin de noter ceux qui osent ramasser ce que Monoprix a mis à la décharge.

La Direction de Monoprix n'a certainement pas digéré la grève de trois semaines en 2010 pour des augmentations de salaire. Là, elle semble se venger sur un employé qui avait osé sortir une demi journée pour soutenir les grévistes.

Cela met en lumière le niveau bas des salaires de Monoprix alors que les profits de la grande distribution, de Casino, sa maison mère, explosent.

SNCF, Les Rotondes, Avignon

Changement pour éviter la case départ

Brève
05/07/2011

À la SNCF à Avignon, aux ateliers des Rotondes, la Direction a imposé aux cheminots d'aller travailler dans la région lyonnaise. Chaque semaine les équipes partent par la route en véhicule-atelier, à 270 km d'Avignon pour entretenir les machines qui l'étaient auparavant...en Avignon.

La Direction fait son chantage : "ou vous y allez, ou ce sont les autres qui le feront". Sauf que, pour les cheminots "les autres" ce sont aussi des cheminots. Et la Direction en a rajouté en envisageant de faire la même chose cette fois à ... Clermont-Ferrand.

Et là, cela a été : "Non. trop, c'est trop !"

La Poste, Velaux, Coudoux, Ventabren

En grève contre les désirs de la Direction de La Poste.

Brève
05/07/2011

Samedi 2 juillet, les facteurs de Velaux, Coudoux et Ventabren, trois communes de la région d'Aix en Provence, en grève depuis le 21 juin, ont invité les habitants à un rassemblement avec une consultation contre la délocalisation de leurs bureaux de rattachement vers une autre commune, Rognac, distante d'une quinzaine de kilomètres. Ce trajet effectué en deux roues s'ajoute à leur temps de travail et cela sur une route qui, selon la gendarmerie locale, connaît un accident grave de motocycliste par mois

Plutôt que de recevoir les facteurs, la Direction de la Poste a préféré contourner la grève en organisant à partir d'Aix en Provence une distribution sauvage de courrier avec bien des aléas à la clef.

Les usagers qui se sont déplacés ce samedi 2 juillet ou qui ont montré leur soutien auparavant ont démontré que les postiers n'étaient pas seuls à s'opposer aux plans qui ne visent qu'à augmenter la rentabilité de La Poste aux dépens du service rendu aux usagers.