Marseille

Profits très privés, charges et devoirs aux bons soins du public...

Brève
01/02/2012

Dans sa publicité, "numericable" prend les engagements suivants : "Vous accompagner pour la découverte et l'usage de la technologie, et rester à l'écoute de vos besoins à chaque instant." Bravo !

Mais en tout cas, pas à l'écoute des habitants du 10° arrondissement de Marseille.

En effet, cela fait des mois et des mois qu'ils essaient de se faire entendre de ce n°1 du câble : les habitants se plaignent des armoires techniques jetées ouvertes à terre déversant leurs entrailles électriques, câbles sous tension sans aucune protection.

Sur le Bd Icard, par exemple une armoire encore branchée gît sur le trottoir. En face du collège de Pont-de-Vivaux, une armoire aux portes béantes montre ses câbles encore sous tension...

Les CIQ du 10° en ont même fait une vidéo, alerté les élus. Rien n'y fait : "numericable" est aux abonnés absents.

Quand il s'agit de ramasser les profits, "numericable", fondé par la "Lyonnaise des eaux", répond présent, mais laisse aux bons soins des services publics la charge de nettoyer ses déchets.

IBM Sophia-Antipolis (06)

Zen, mais au sommet

Brève
24/01/2012

Les travailleurs d'IBM Sophia Antipolis ne savent ni où ils iront travailler, ni même s'ils seront tous gardés, mais les hauts dirigeants d'IBM n'ont pas les mêmes soucis.

Ils économisent sur tout... sauf sur la prime de 170 millions d'euros que vient de recevoir le PDG d'IBM Monde, Sam Palmisano.

IBM Sophia-Antipolis (06)

Va et vient

Brève
24/01/2012

Cette année, la direction d'IBM a le projet d'envoyer tous les salariés de Sophia Antipolis à la Gaude, à 30 km de là. L'an dernier, elle avait tenté l'opération en sens inverse, de la Gaude à Sophia.

Ce qui est sûr, c'est que cette grande entreprise considère ses salariés comme des pions, juste bons à déplacer d'une case à l'autre, sans égard pour la fatigue, les trajets supplémentaires, et les frais occasionnés.

L'année dernière, les travailleurs de la Gaude avaient réussi à faire capoter le projet de leur direction. Aujourd'hui, ceux de Sophia sont déterminés à faire de même, et ils l'ont montré en manifestant très nombreux mardi 17 janvier.

Marseille

Les affaires sont les affaires

Brève
18/01/2012

Au-delà de la responsabilité du commandant du Concordia dans l'accident, il y a la responsabilité des donneurs d'ordres, des armateurs, que cela soit Costa Croisière, Carnival ou MSC. Ce sont eux qui affrètent les navires, qui les remplissent, eux qui recrutent des équipages au moindre coût. Ce sont aussi les responsables des ports qui favorisent cette course au gigantisme et qui ne pensent qu'au portefeuille de leur bourgeoisie, comme à Marseille qui est devenu un grand port de croisière. La ville de Marseille et le Grand Port Maritime de Marseille (GPPM) avaient choisi comme opérateur privé le deuxième armement mondial, MSC (Mediterranean Shipping Company), spécialisé dans la croisière.

Roland Blum, le premier adjoint UMP au maire de Marseille, a donc essayé de minimiser l'impact du naufrage et l'incurie des responsables, en précisant dans les colonnes du journal La Provence du 16 janvier : « Nous souhaitons que cela n'affecte pas ce secteur. Nous avons dépassé cette année les 800 000 croisiéristes. Costa fait partie de nos grands opérateurs qui ont fait de Marseille leur tête de pont. Une économie très importante pour la ville. »Quant à Yves Moraine, président du groupe majorité municipale à Marseille, toujours vertueux défenseur de la bourgeoisie marseillaise, il déclarait à France Bleue Provence qu'il ne fallait pas oublier que chaque croisiériste dépense 150 euros à Marseille et qu'il y en a 800 000 voire un million par an ; faites les comptes. Ces gens-là ne veulent surtout pas tuer ou même perdre la poule aux oeufs d'or.

Bouches-du-Rhône

Intérim, l'art et la manière de l'utiliser

Brève
13/01/2012

Les grandes entreprises de la région, Arcelor Mittal, Eurocopter, la pétrochimie ou le BTP, font largement appel au travail intérimaire. Cela leur permet d'embaucher et surtout de débaucher sans aucune contrainte, sans aucun problème pour eux...

Ainsi, pour le seul mois de novembre, la disparition d'emplois intérimaires est de 7,7 %, ce qui représente plusieurs milliers d'emplois supprimés, et autant de chômeurs en plus. Et quand ces grosses entreprises ont le cynisme de dire qu'elles ne licencient pas, c'est faux.

Licencier des intérimaires, ne plus les reprendre, c'est bel et bien fabriquer des chômeurs supplémentaires. Face à cela, que l'on soit embauchés en CDI, en CDD ou en intérim, nous sommes toujours en face du même exploiteur, du même patron. Raison de plus pour se battre ensemble contre ces licenciements déguisés.

Et face à cette situation, la répartition du travail entre tous, sans diminution de salaire, est à l'ordre du jour.