Bouches-du-Rhône

Intérim, l'art et la manière de l'utiliser

Brève
13/01/2012

Les grandes entreprises de la région, Arcelor Mittal, Eurocopter, la pétrochimie ou le BTP, font largement appel au travail intérimaire. Cela leur permet d'embaucher et surtout de débaucher sans aucune contrainte, sans aucun problème pour eux...

Ainsi, pour le seul mois de novembre, la disparition d'emplois intérimaires est de 7,7 %, ce qui représente plusieurs milliers d'emplois supprimés, et autant de chômeurs en plus. Et quand ces grosses entreprises ont le cynisme de dire qu'elles ne licencient pas, c'est faux.

Licencier des intérimaires, ne plus les reprendre, c'est bel et bien fabriquer des chômeurs supplémentaires. Face à cela, que l'on soit embauchés en CDI, en CDD ou en intérim, nous sommes toujours en face du même exploiteur, du même patron. Raison de plus pour se battre ensemble contre ces licenciements déguisés.

Et face à cette situation, la répartition du travail entre tous, sans diminution de salaire, est à l'ordre du jour.

Marseille

Les requins de l'immobilier en action

Brève
13/01/2012

L'entreprise ANF Immobilier gère, à Marseille, de nombreux immeubles dans le périmètre de la rue de la République. Elle n'a que mépris pour ces gêneurs qui l'empêcheraient de faire ses affaires en paix, en particulier ces vieux locataires dont certains bénéficient encore de baux »Ÿloi 1948», assez avantageux pour eux.

Et c'est ainsi qu'une vieille dame de 80 ans, qui tenait à rester dans son appartement situé dans le quartier République-Sadi-Carnot, a failli périr d'intoxication aux gaz brûlés. Dans l'immeuble de cette dame, vers la mi-décembre, ANF, le donneur d'ordre a fait murer un puits de lumière, arrachant en même temps le tuyau d'évacuation des gaz brûlés.

Dans la soirée du 20 décembre, les Marins-Pompiers détectèrent des gaz brûlés dans tout l'appartement, et évacuèrent cette dame. Dans cet immeuble, il ne reste que quatre dames âgées de 80 à 94 ans.

Cette société immobilière, ANF Immobilier, utilise tous les moyens pour faire partir ceux qu'elle considère comme des empêcheurs de gagner gros !

Corse

Ils se battent pour leurs emplois

Brève
06/01/2012

Ils campent sous leur tentes dans les aéroports de Bastia et d'Ajaccio depuis le mois de septembre. Ils se nomment eux-même "les 45 indignés". En effet, indignés, ils le sont car Air-France, leur employeur, refuse d'appliquer la décision de justice demandant leur embauche définitive.

Le médiateur nommé par le tribunal des Prud'hommes, début décembre, avait dit parvenir à un accord, mais c'était sans compter sur la duplicité de la direction d'Air-France, qui, à la dernière seconde, au moment où ses représentants allait signer, leur demanda de rentrer toutes affaires cessantes sur Paris.

Là , même le commandant de bord, indigné par ce comportement, refusa d'embarquer ces drôles de négociateurs dans son avion à destination de Paris.

Les 45 salariés continuent à se battre courageusement pour leur embauche définitive, en bénéficiant du soutien de très nombreux travailleurs.

PACA

Les grands pourvoyeurs de chômeurs

Brève
05/01/2012

Selon les chiffres officiels, la région PACA compte 364 111 chômeurs, toutes catégories confondues, soit le chiffre le plus élevé depuis 12 ans. Parmi eux, ceux qui sont inscrits à Pôle Emploi depuis plus de 2 ans, a augmenté de 21,7% cette année. Pourtant, il ne s'agit pas d'une catastrophe naturelle contre laquelle on ne pourrait rien, mais d'une catastrophe sociale due à la course effrénée au profit de quelques grands groupes capitalistes.

En effet, ce n'est pas un hasard si les licencieurs de la région sont aussi d'énormes groupes capitalistes annonçant des bénéfices considérables : Unilever, liquidant les travailleurs de Fralib, et le groupe papetier Schweitzer-Mauduit-International, pour les salariés des papèteries de Malaucène.

Marseille

De la parole aux actes…

Brève
14/12/2011

« Nous avons été plus qu'humain avec les Roms... » a déclaré dernièrement Jean Claude Gaudin, le maire de Marseille. Mais depuis cet été, les Roms n'ont pas cessé d'être expulsés, chassés d'un terrain pour aller dans une rue voisine, de la Porte d'Aix à la rue Zoccola en passant par les trottoirs de l'église Saint Martin.

Pire, pour les empêcher d'occuper un espace réduit à la jonction de deux voies rapides, les autorités ont poussé le cynisme jusqu'à dresser des palissades pour en interdire définitivement l'accès.

Ce qui serait vraiment humain, ce serait de loger ces roms et il ne manque pas de logements vides à Marseille...