Saint Martin de Crau

Cuisine pourrie

Brève
18/10/2011

Transgourmet, à St Martin de Crau, livre des ingrédients pour les cuisines de collectivités.

Mais le patron, lui, fait une bien mauvaise cuisine. Il a licencié 37 salariés du jour au lendemain.

Leur faute ? Avoir refusé de travailler sous la menace de piles de palettes mal gerbées, prêtes à s'effondrer.

Ils ont refusé de travailler dans ces conditions d'autant qu'il y a déjà eu 78 accidents en un an dans cette entreprise.

En fait, la Direction a pris ce droit de retrait, légitime pour les travailleurs qui risquent leur vie, pour prétexte puisqu'elle a licencié aussi un travailleur qui était ce jour-là en congé. Il est plus vraisemblable qu'elle cherche à se débarrasser des syndiqués CGT de l'entreprise.

Les travailleurs refusent ces licenciements inacceptables et ils ont raison de faire appel à l'ensemble de leurs collègues de la région. Soutenons-les contre une telle injustice.

Bouches-duRhône

Les bons conseilleurs.

Brève
10/10/2011

Dans les Bouches-du-Rhône, des villes comme Châteauneuf les Martigues, Carpentras, Aubagne, Allauch et d'autres doivent rembourser des intérêts colossaux.

Ces villes sont terriblement endettées à cause des emprunts dits « toxiques » engagés auprès de la Banque Dexia.

Par contre, la ville de Marseille, elle, n'a pas souscrit d'emprunts dits « toxiques ». Elle s'est contentée de souscrire des emprunts dits « classiques », et cela grâce aux conseils du Maire adjoint chargé des Finances, banquier de son état.

Et ainsi grâce à ces si judicieux conseils, Marseille est une des grandes villes les plus endettées de France.

On a peut-être besoin d'une Banque mais certainement pas des banquiers et de leurs conseils.

Rousset (13)

Toujours moins...

Brève
10/10/2011

ST Microelectronics connaît, parait-il, des hauts et des bas.

Le bas actuel correspondrait à une baisse de commandes d'un client, Nokia.

À cause de cet aléa commercial, les salariés ont appris qu'ils seraient au chômage partiel pendant une semaine à la fin de l'année, pendant la période des fêtes, avec seulement 60 % de leur salaire et aucune prime.

Ce qui est honteux car lorsque cela allait bien, qu'est-ce que les travailleurs ont eu en plus ?

Rien ou pas grand chose ! Et pourtant ce sont des millions qui ont été accumulés pendant des années. Ces richesses doivent revenir aux travailleurs qui les ont créées.

Marseille

Encore une expulsion

Brève
23/09/2011

A Marseille, dans le quartier de la Capelette, des familles roms ont à nouveau été chassées d'un campement. Cette fois-ci, ce n'était pas d'un terrain municipal comme à la Porte d'Aix mais d'un terrain privé appartenant à Véolia.

Que le terrain soit public ou privé, c'est toujours sous les ordres du préfet que les familles ont été dispersées par la police vers encore plus précaire.

À Marseille comme ailleurs la situation des familles roms s'aggrave et va devenir de plus en plus difficile avec le froid et la pluie qui vont arriver. Et cela, uniquement pour que le gouvernement essaye de faire remonter sa cote en utilisant tout ce qu'il y a de plus bas et xénophobe.

Martigues (13)

La Poste condamnée pour usage immodéré et abus de précarité.

Brève
23/09/2011

La Poste devra payer 36 448,72 € à 2 salariés ayant cumulé de nombreux CDD avant d'être embauchés en CDI. C'est le Tribunal des Prud'hommes de Martigues qui en a décidé ainsi le 6 septembre.

Déjà fin août La Poste avait été condamnée par le tribunal de Martigues à verser 94 669,20 € à 2 intérimaires. Auparavant le 18 mai, le Tribunal des Prud'hommes de Marseille avait obligé La Poste à rembourser 612 000 € à 19 agents.

Ces travailleurs avaient enchaîné CDD sur CDD et missions d'intérim sur missions d'intérim sans que la promesse d'embauche soit forcément tenue par La Poste. Tous les contrats précaires se sont multipliés, pour servir de bouche-trou dans un service public qui se dégrade.

356 autres travailleurs ont déposé un dossier au tribunal, et bien d'autres pourraient encore le faire. Mais la Poste, de son côté, fait traîner les procédures, pour essayer de profiter du délai de prescription ramené de 30 à 5 ans, au-delà duquel les affaires ne peuvent plus être jugées. Ce qui veut dire que le 17 juin 2013 les trois quarts des dossiers seront prescrits.

La Poste ne cherche donc pas à appliquer la loi, mais à l'éviter, et cela au détriment des travailleurs.