Marseille

Les affaires sont les affaires.

Brève
04/06/2018

Plus d’un million et demi de croisièristes ont fait une escale à Marseille l’année dernière.

Pendant cette étape, au lieu de se brancher sur le courant de terre, les navires des Cie comme MSC, P§O Cruises, Costa et autres continuent, à faire tourner à plein les moteurs afin de fournir aux passagers, électricité et climatisation. “... un paquebot pollue autant qu’un million de voitures, en termes d’émissions de particules fines et de dioxyde d’azote”. Voilà ce qu’en dit France Nature Environnement (FNE). Cette association avait fait mesurer le taux de pollution à Marseille , il y a trois ans, il était énorme mais rien n’avait été fait.

Par contre le ministre Jean-Yves Le Drian a déclaré l’année dernière devant un parterre d’édiles marseillais ravis : “Nous visons 100 millions de visiteurs en France d’ici 2020, et cela me parait probable, notamment grâce au dynamisme de la croisière”. Et ainsi la multiplication des navires de croisières avec l’utilisation de fuel de mauvaise qualité et leurs moteurs à plein régime va entraîner immédiatement la multiplication des pollutions de l’air.

Malheur aux asthmatiques et à tous ceux qui ont des difficultés respiratoires !

Dehors !

Brève
04/06/2018

Parti pour une croisière, il demandait simplement, en cours de route, que la porte de sa cabine soit sécurisée, car son épouse touchée par la maladie d’Alzheimer, risquait de sortir seule la nuit et de se perdre sur le navire.

Convoqué par le médecin du bord qui, d’ailleurs, n’a pas examiné son épouse, le couple est débarqué le lendemain dans le sud de l’Italie.

Le retour prés de Paimpol s’est effectué à ses frais, prés de 900€.

Le directeur de MSC Croisière, interrogé sur ces pratiques surprenantes, a refusé de rembourser quoi que ce soit mais s’est dit prêt au dialogue en proposant une belle réduction ... sur une nouvelle croisière ; un comble !

Dévoué serviteur des actionnaires de MSC,  il chasse les croisièristes handicapés comme des malpropres  sans le moindre état d’âme. La croisière n’amuse pas du tout.

Arles

Amiante : sept ans de procédure à travers la France.

Brève
31/05/2018

Il a fallu attendre sept ans pour qu’un tribunal accepte enfin de reconnaître le préjudice subi par les ouvriers des CMP d’Arles. 

Il a fallu que les salariés se livrent à un véritable tour de France pour obtenir enfin la reconnaissance du préjudice subi par la présence d’amiante. Ils ont été baladé d’Arles à Aix puis de Tarascon à Marseille pour finir enfin par obtenir réparation au tribunal de Nanterre.

Les CMP sont spécialisé dans la chaudronnerie lourde et pour souder les énormes tôles d’acier les ouvriers ont durant des années été en contact avec de l’amiante. Cela a pu être des coussins en amiante pour pouvoir souder dans des positions difficiles en passant par des couvertures en amiante pour se protéger de la chaleur dégagée par les pièces chauffées en finissant par tous les joints toujours en amiante. Et cela sans compter les équipements bourrés d’amiante.

Aujourd’hui les treize anciens salariés des CMP ont été indemnisés mais il reste prés de 200 dossiers en attente. Et s’ils ont obtenu jusqu’à 12000€ d’indemnités pour certains, il n’en reste pas moins que leur santé a été mise en danger pour que la production sortent , pour que l’industrie pétrolières puisse faire fonctionner ces énormes instruments qu’ils ont fabriqué et que cette industrie puisse engranger d’énormes profits.

Métro de Marseille

En 2050, cela devrait être bon, peut-être.

Brève
04/04/2018

L’ouverture de la station “Capitaine Gèze” vient encore d’être reportée.

On est passé, selon Marseille Provence Métropole, de “au printemps 2018" à “courant 2018". Cela, à cause du système de signalisation.

Déjà, en 2016, après le report en 2018, Guy Tessier avait évoqué “l’incurie et l’incompétence de certaines sociétés”.

Si c’est lui qui dit que l’on ne peut pas faire confiance aux patrons privés, on peut lui faire confiance.

Marseille

Transports doux mais pas durables.

Brève
04/04/2018

La Fédération des transports de la bicyclette classe Marseille en dernière position des villes de plus de cent mille  habitants pour la pratique du vélo, à cause du faible nombre de kilomètres de pistes cyclables.

Et encore, dans ces “pistes cyclables”, il y a de simples marques au pochoir de vélos peints dans des voies de bus. Pire, ces “pistes cyclables” sont même parfois à contre-sens des bus comme sur l’avenue Camille Pelletan.

Comme il fonctionne sans moteur, le vélo est censé être un “transport doux”. Pas sûr que le contact avec un bus de face corresponde à ce qualificatif.