Marseille

Plan Marshall pour les écoles marseillaises ; rien que cela !

Brève
05/11/2017

D’après le syndicat d’enseignants SNUipp le plan Marshall présenté en grande pompe par le maire J C Gaudin et voté le 16 octobre 2017 est un cadeau fastueux de plus au privé.

Ce plan prévoit la démolition de 31 écoles et la construction de 34 écoles. Et qu’en sera-t-il des 413 autres écoles ? La mairie les laissera-t-elle en l’état ?

Mais c’est surtout le mode de financement que le syndicat met en cause. En effet avec un financement du type “Partenariat Public, Privé”, la municipalité confiera l’ensemble des travaux à des entreprises privées. Puis, ce sera la ville qui versera pour utiliser ces écoles des loyers estimés à 41 millions d’Euros pendant 25 ans, soit un coût total de 1,04 milliard...

Ce projet entraînera pour la population marseillaise un endettement pour les 25 ans à venir qui se rajoutera à la dette abyssale de la ville.

Et le tract se termine par une boutade : “Après le stade Orange Vélodrome, à quand l’école Bouygues élémentaire ?”

Marseille

Opération “mercenaires” contre la grève !

Brève
20/10/2017

D’près le journal “La provence” du 20 octobre Gaudin, le maire de Marseille, a demandé à l’entreprise chargée de ramasser les ordures, Derichebourg, dont les employés sont en grève de “mettre tous les moyens en oeuvre pour remplir ses obligations contractuelles, y compris, si nécessaire, en recourant à des agents intérimaires”.

Aussi a-t-on pu voir, dans la nuit de jeudi à vendredi 20 octobre une dizaine de groupes de “gros bras” escorter une benne dans le 2° arrondissement de Marseille.

“Tous les moyens” pour Gaudin, ce n’est pas que l’entreprise donne satisfaction aux revendications grévistes, aussi modestes que légitimes -maintenir leurs conditions de travail et de rémunérations- des grévistes, mais embaucher à prix d’or des dizaines de “gros bras” chargés de transformer le ramassage des poubelles en opération quasi-militaire pour impressionner les grévistes.

Marseille

Les paradis artificiels, vu par Derichebourg

Brève
17/10/2017

D'après le directeur de Derichebourg, les salaires des employés oscilleraient entre 2.250 euros et 2.530 euros bruts pour des journées de travail qui « dépassent rarement les quatre heures par jour ».

Un employé gréviste qui ramasse les ordures s'en étrangle :« S’ils me donnent ce qu’ils disent dans le communiqué, je reprends tout de suite ! » et il ajoute :« On touche plus de 2.000 balles par mois ? C’est n’importe quoi », « Sans les primes je suis à peine à 1.600, et j’ai de l’ancienneté, s’ils me donnent ce qu’ils disent dans le communiqué, je reprends le travail tout de suite et je fais deux jours d’affilée ! »

Ce n'est pas parce qu'il est en poste à Marseille que ce directeur peut, dans un communiqué, raconter des fadaises !

Marseille

Que vaut la parole d’un patron ?

Brève
17/10/2017

Quand la société Derichebourg a éliminé ses concurrents, Veolia et Nicollin pour la collecte des ordures des 2°, 15° et 16° arrondissements de Marseille, elle s’était engagée à conserver les avantages des anciens employés de ces sociétés. Mais que vaut la parole d’un patron ?

Pas grand chose. En effet le directeur de Derichebourg refuse tout, les primes obtenues dans les anciennes entreprises, les embauches qu’il s’était engagé à effectuer...

Et finalement mercredi 11 octobre les employés de Derichebourg se sont mis en grève et ont bloqué deux centre de transferts des ordures qui permettent de charger les wagons destinés à l’incinérateur de Fos.

Samedi 14 octobre ils ont bloqué tous les centres, ce qui a arrêté par engorgement le ramassage des ordures de tous les quartiers et de 17 communes avoisinantes.

Quant à la direction de Derichebourg elle a recruté une bande de gros bras,  avec barrières métalliques pour garder ses locaux et terrains et essayer de chasser, en vain, les grévistes des centres de transferts.

Le maire, quant à lui, qui avait approuvé le contrat, au lieu de se retourner contre la direction de Derichebourg qui ne tenait pas ses promesses, s'en prend aux grévistes et menace d’en appeler aux forces de l’ordre par préfet interposé.

Les grévistes bénéficient du soutien d'une grande partie de  la population. 

Arles

L’hôpital d’Arles et ses calculs d’apothicaire.

Brève
11/10/2017

Droit dans ses bottes, ce directeur de l’hôpital d’Arles annonce que le SMUR (Service Mobile d’Urgence et de Réanimation) n’a plus besoin de ses cinq ambulancier(e)s.

Quel culot !

Jusqu’à présent l’équipe du SMUR totalisait 45 000 Km par an pour donner les premiers soins aux blessés et les transporter. Pour cette équipe les ambulancier(e)s sont la cheville ouvrière de l’équipe et doivent rester.

En grève depuis le 25 septembre les membres de l’équipe, médecins et infirmiers, refusent de se plier au calcul affligeant de la direction en quête d’économies au détriment des blessés et des accidentés.