De Bruxelles à l’Élysée, une même politique, dans l’intérêt des patrons !

Communiqué
22/04/2012

Le « docu­ment de tra­vail » sur l'emploi, que vient de pro­duire la Commission euro­péenne, montre à quel point il n'y a aucune dif­fé­rence de point de vue entre cet orga­nisme et les gou­ver­ne­ments natio­naux de l'Europe : tous défen­dent exclu­si­ve­ment les inté­rêts du patro­nat.

Les com­mis­sai­res pro­po­sent - outre les tra­di­tion­nel­les exo­né­ra­tions de coti­sa­tions socia­les pour les patrons, dont on sait qu'elles rap­por­tent beau­coup à ceux-ci et ne rap­por­tent rien en matière d'emploi - l'ins­tau­ra­tion d'un Smic dif­fé­ren­cié par bran­che. Ce qui, en d'autres termes, signi­fie­rait la fin pure et simple de la notion de salaire mini­mum.

En France, le « Smic » n'est déjà qu'une vue de l'esprit : com­bien de sala­riés vivent avec bien moins que les 1 096 euros net, déjà misé­ra­bles, du Smic - qu'ils soient à temps par­tiel, où qu'ils tra­vaillent dans un sec­teur comme l'hôtel­le­rie où le Smic dif­fé­ren­cié existe déjà ?

Qu'elles vien­nent de Bruxelles, et puis­sent ainsi servir de pré­texte au gou­ver­ne­ment natio­nal, ou qu'elles vien­nent de l'Élysée, c'est-à-dire de l'annexe du Medef, ce type de pro­po­si­tions ini­ques devront être com­bat­tues par le monde du tra­vail ! Pour les salai­res, il faut le Smic à 1 700 euros et l'indexa­tion des salai­res sur les prix. Et pour l'emploi, il faut inter­dire les licen­cie­ments et répar­tir le tra­vail entre tous, sans baisse de salaire !

Nathalie ARTHAUD