CCP Marseille :  Les bons conseilleurs...

Echo d'entreprise
27/03/2020

La direction n'a de cesse de nous culpabiliser sur la maladie. Elle nous assomme de chiffres sur la hausse des arrêts maladie et n'hésite pas à faire la chasse aux "certificats de complaisance".

Mais en ce moment elle conseille à des collègues qui ne sont pas malades mais en difficulté, d'en faire.

Nous savions déjà qu'elle n'était pas gênée par les contradictions, cela se confirme.

CCP Marseille :  C'est notre santé qui est en jeu.

Echo d'entreprise
25/03/2020

C'est incroyable comme ces situations extrêmes peuvent développer des vocations.

Nous avons la chance ou la malchance de posséder un cadre, éminent épidémiologiste qui sait avec précision quand et comment le virus n'est plus actif.

Nous, nous nous contentons d'obéir aux directives officielles qui nous demandent d'appliquer avec rigueur les dispositions en vigueur sur le nettoyage des surfaces, des téléphones et des poignées de porte. Cela sans oublier de garder nos distances.

Et nous avons bien raison !

Marignane, Airbus Helicopters  :  Des économies sordides

Echo d'entreprise
23/03/2020

Avec 12,5 milliards de trésorerie, l'entreprise ne peut dépenser un sous pour le nettoyage.

Sans le matériel élémentaire comme des gants, des lingettes jetables, les femmes de ménage de l'usine sont sur le front sans aucune protection.

Elle sont en contact avec tout ce qui traine et sans ces produits de base, c'est leur santé qui est directement en danger.

À la prise du travail de ce lundi 23 mars, les femmes de ménage faute d'avoir les équipements adaptés et après avoir alerté les responsables se sont mis en droit de retrait. L'usine est donc maintenant en crise sanitaire sans personnel de nettoyage.

Déjà la semaine dernière, le lundi 16 ces mêmes femmes de ménage n'avaient ni gants, ni lingettes, ni masque, et de plus elles étaient, comme d'habitude, en sous-effectif. Les économies habituelles d'Airbus sur le nettoyage absolument indispensable surtout dans cette période se font au mépris des principales actrices, les femmes de ménage mais aussi de tous les autres salariés.

Airbus Helicopter :  L'urgence, c'est le confinement.

Echo d'entreprise
22/03/2020

Afin de continuer la production la direction d'Airbus à Marignane veut faire reprendre le travail progressivement à partir du lundi 23 puis du lundi 30 mars.

Ainsi il y aurait plusieurs centaines de personnes obligées de prendre leur voiture, de badger, de se changer dans l'atelier, de manipuler les outils, d'emporter les bleus à laver à la maison... La direction leur fournirait un kit de protection.

Ainsi il y en a à l'usine...alors qu'il manque des masques et du gel pour les travailleurs des hôpitaux ? Fabriquer des hélicoptères, cela peut bien attendre la fin de l'épidémie. 55% sont destinés à des clients militaires.

L'Arabie Saoudite aurait ses engins de morts un peu plus tard... Cela serait toujours un petit répit de gagné pour la population du Yémen écrasée sous les bombes.

Quant aux compagnies aériennes, elles ne fonctionnent qu'à minima en ce moment.

L'activité des plateformes pétrolières serait moins intense ; et alors ? Le cours du pétrole est en chute libre. Qui va s'en plaindre dans cette période de confinement nécessaire à l'éradication du corona virus, et cela en attendant l' élimination d'un virus bien plus nocif, celui du capitalisme.

 

Marignane :  Airbus Helicopters : parole de patron

Echo d'entreprise
18/03/2020

Fabriquer des engins de mort : l'urgence absolue ?

Ce lundi 16 mars, au traitement de surface mécanique, le responsable déclarait pour inciter les ouvriers à travailler : "ce n'est pas pire d'attraper le virus à l'atelier, plutôt qu'en allant acheter le pain à la boulangerie".

Cet atelier utilise des produits particulièrement toxique comme le chrome 6 cancérigène, et un collègue rétorquaiit :" au moins, à la boulangerie, il n'y a pas de chrome6".

Marignane :  Airbus Helicopter : des économies honteuses.

Echo d'entreprise
18/03/2020

Les femmes de ménage étaient ce lundi 16 au matin en droit de retrait.

Elles n'avaient ni gants, ni lingettes, ni masque, et de plus elles étaient, comme d'habitude, en sous-effectif.

Sous la pression d'Airbus, elles ont repris le travail en ayant obtenu seulement des gants. Mais cela atteste ce dédain pour les travailleurs : les économies d'Airbus sur le nettoyage se font au mépris de l'hygiène, qui peut devenir dramatique en cette période de coronavirus.