Airbus Helicopters :  À qui le tour ?

Echo d'entreprise
31/03/2020

Un malade, puis deux, puis trois au FAI. Des malades à l'unité carters.

Comme les tests sont réservés aux cas graves, la plupart de nos collègues sont en attente de dépistage, et c'est ce qui sert à nos responsables, médecine du travail comprise, pour dire : "pas de quarantaine, on n'est pas sûrs". C'est le principe de non-précaution.

Airbus Helicopters :  Il faut respecter le confinement !

Echo d'entreprise
31/03/2020

Alors que nous sommes dans la pire période pour le virus, nous rassembler sur site est une aberration.

Il faut absolument respecter le confinement, demandé par les soignants.

Arrêt de l'usine hors production vitale pour les appareils de secours à la personne !

Airbus Helicopters :  A bas la récupération !

Echo d'entreprise
31/03/2020

Pour ceux d'entre nous qui n'ont pas pu travailler la semaine dernière, la direction a prévu de nous faire travailler pour récupérer l'intégralité des heures, y compris samedi, dimanche et jours fériés.

Le virus n'a pas diminué la voracité de nos patrons, pour nous faire suer chaque heure... juste un peu plus tard.

RTM Marseille :  Depuis ses bureaux, la direction ne voyait pas d’urgence

Echo d'entreprise
31/03/2020

 Au début de l’épidémie, nous avons dû faire entendre notre mécontentement pour que la direction se décide à enfin prendre des mesures déjà prises sur d’autres réseaux : arrêt de la vente de tickets par le chauffeur de bus, montée des passagers par l’arrière, condamnation de la partie avant des bus, distribution de flacons de gel hydro alcoolique et de lingettes désinfectantes.

Pas pressée, la direction !

RTM Marseille :  Système D

Echo d'entreprise
31/03/2020

La distribution de lingettes a cessé au bout d’une semaine. Et depuis, nous nous débrouillons avec le gel hydro alcoolique et nos propres kleenex pour nettoyer le poste de conduite lorsque nous sortons un bus ou que nous relevons. Radine avec notre peau, la direction !

RTM Marseille :  Pendant que nous sommes au front, la direction regarde ailleurs.

Echo d'entreprise
31/03/2020

Alors que le nombre de bus en circulation a peu à peu diminué, certaines lignes sont restées très fréquentées. Certains bus ont donc continué à rouler bondés.

Les chefs ont alors commencé à dire, individuellement à chaque chauffeur, de se mettre en « spécial » et de ne faire que les descentes aux arrêts dès qu’il y a 20-25 personnes dans le bus. Mais ce ne sont pas des consignes officielles et il faut appeler à la radio à chaque fois pour prévenir.

Nous savons tous d’expérience qu’il n’est pas rare qu’une réponse à un appel se fasse attendre de nombreuses minutes… voire que personne ne réponde. Et nous savons tous aussi, que quand le bus est en « spécial », quand nous ouvrons les portes pour faire descendre des passagers, certains de ceux qui attendent se précipitent pour monter.

De plus, si un ou deux bus passent en « spécial », il y a de forts risques pour que la situation dégénère pour le collègue qui suit, s’il souhaite lui aussi ne pas prendre plus de monde.

En résumé, nous nous débrouillons, nous improvisons sans véritables consignes… et si la situation dégénère, nous sommes tenus pour responsables. Irresponsable, la direction !

CCP Marseille :  Les bons conseilleurs...

Echo d'entreprise
27/03/2020

La direction n'a de cesse de nous culpabiliser sur la maladie. Elle nous assomme de chiffres sur la hausse des arrêts maladie et n'hésite pas à faire la chasse aux "certificats de complaisance".

Mais en ce moment elle conseille à des collègues qui ne sont pas malades mais en difficulté, d'en faire.

Nous savions déjà qu'elle n'était pas gênée par les contradictions, cela se confirme.

CCP Marseille :  C'est notre santé qui est en jeu.

Echo d'entreprise
25/03/2020

C'est incroyable comme ces situations extrêmes peuvent développer des vocations.

Nous avons la chance ou la malchance de posséder un cadre, éminent épidémiologiste qui sait avec précision quand et comment le virus n'est plus actif.

Nous, nous nous contentons d'obéir aux directives officielles qui nous demandent d'appliquer avec rigueur les dispositions en vigueur sur le nettoyage des surfaces, des téléphones et des poignées de porte. Cela sans oublier de garder nos distances.

Et nous avons bien raison !

Marignane, Airbus Helicopters  :  Des économies sordides

Echo d'entreprise
23/03/2020

Avec 12,5 milliards de trésorerie, l'entreprise ne peut dépenser un sous pour le nettoyage.

Sans le matériel élémentaire comme des gants, des lingettes jetables, les femmes de ménage de l'usine sont sur le front sans aucune protection.

Elle sont en contact avec tout ce qui traine et sans ces produits de base, c'est leur santé qui est directement en danger.

À la prise du travail de ce lundi 23 mars, les femmes de ménage faute d'avoir les équipements adaptés et après avoir alerté les responsables se sont mis en droit de retrait. L'usine est donc maintenant en crise sanitaire sans personnel de nettoyage.

Déjà la semaine dernière, le lundi 16 ces mêmes femmes de ménage n'avaient ni gants, ni lingettes, ni masque, et de plus elles étaient, comme d'habitude, en sous-effectif. Les économies habituelles d'Airbus sur le nettoyage absolument indispensable surtout dans cette période se font au mépris des principales actrices, les femmes de ménage mais aussi de tous les autres salariés.

Airbus Helicopter :  L'urgence, c'est le confinement.

Echo d'entreprise
22/03/2020

Afin de continuer la production la direction d'Airbus à Marignane veut faire reprendre le travail progressivement à partir du lundi 23 puis du lundi 30 mars.

Ainsi il y aurait plusieurs centaines de personnes obligées de prendre leur voiture, de badger, de se changer dans l'atelier, de manipuler les outils, d'emporter les bleus à laver à la maison... La direction leur fournirait un kit de protection.

Ainsi il y en a à l'usine...alors qu'il manque des masques et du gel pour les travailleurs des hôpitaux ? Fabriquer des hélicoptères, cela peut bien attendre la fin de l'épidémie. 55% sont destinés à des clients militaires.

L'Arabie Saoudite aurait ses engins de morts un peu plus tard... Cela serait toujours un petit répit de gagné pour la population du Yémen écrasée sous les bombes.

Quant aux compagnies aériennes, elles ne fonctionnent qu'à minima en ce moment.

L'activité des plateformes pétrolières serait moins intense ; et alors ? Le cours du pétrole est en chute libre. Qui va s'en plaindre dans cette période de confinement nécessaire à l'éradication du corona virus, et cela en attendant l' élimination d'un virus bien plus nocif, celui du capitalisme.