Nathalie Arthaud présente ses co-listières

Article de presse
14/04/2019

Nathalie Arthaud, au centre, entourée de ses co-listières Isabelle Bonnet et Isabelle Leclerc.

Elle est venue porter "la perspective d’une Europe unie et sans frontières". Après Annonay, en Ardèche, et avant Reims, dans la Marne, Nathalie Arthaud donnait une réunion publique dans le cœur de ville, hier. La chef de file d u parti d’extrême-gauche Lutte ouvrière venait à la rencontre des Arlésiens dans le cadre de la campagne pour les élections européennes. "Cette ville n’est pas épargnée par la précarité, même si elle se tourne aujourd’hui vers l’économie touristique", constate-t-elle.

 

"Prendre le contrôle des multinationales"

Tête de liste pour sa formation politique, la leader trotskiste présentait du même coup ses deux colistières du cru : Isabelle Bonnet, enseignante à Marseille, placée en 13e position, et Isabelle Leclerc, retraitée à Beaucaire, 69e sur cette liste. À l’entrée de la salle Jean et Pons Dedieu, l’hebdomadaire du parti, installé sur une table rappelle la ligne politique de Lutte ouvrière, "Contre le capital qui s’enrichit en supprimant des emplois."

"La construction européenne n’a jusqu’ici rien apporté aux travailleurs", a lancé Nathalie Arthaud à la soixantaine d’Arlésiens présents, avant de présenter un programme axé autour de "l’augmentation des salaires et des retraites", "la création d’emplois", et "le contrôle des comptes des grandes entreprises". "En tant que travailleurs révolutionnaires et communistes, nous espérons prendre un jour les commandes de ces structures", rappelle-t-elle.

 

Arlette Laguiller déjà élue en 1999

"Les travailleurs européens ne doivent pas s’opposer mais s’unir", souligne l’ex-candidate à l’élection présidentielle, jugeant que "ceux qui croient se protéger derrière des frontières se leurrent".

La tête de liste a déroulé sa vision des enjeux sociétaux. La problématique environnementale ? "Elle ne peut être réglée qu’à l’échelle de l’Europe". Les gilets jaunes ? "Ils annoncent une série de révoltes". Les lobbys européens ? "Nous, on appelle ça le grand capital, celui qui tire toutes les ficelles", égrène la tête de liste. Nathalie Arthaud espère bien rejoindre le Parlement européen, rappelant qu’"en 1999, Arlette Laguiller avait déjà été élue députée européenne pour Lutte ouvrière."

 

J.C.M. © La Provence Arles