Fête régionale, Parc de Valabre.  :  Pour Lutte ouvrière, “des raisons de refaire un Mai 68"

Article de presse
19/06/2018

Nathalie, militante (à G.), aux côtés d'Isabelle Bonnet.

S’il s’agit de la 40e édition de la fête régionale de lutte ouvrière à Gardanne, fief communiste, cette année est surtout l’occasion de célébrer le 50e anniversaire de Mai 68. Et le symbole de ce cinquantenaire pour Isabelle Bonnet, porte-parole régionale, c’est bien la grève des cheminots qui dure depuis plus de deux mois. “Ça a changé le climat politique”, commente la militante de LO. Car même si beaucoup sont ennuyés par la situation, “les gens considèrent que c’est aussi leur combat, affirme-t-elle. Un combat plus que légitime surtout que la propagande gouvernementale qui assène que les avantages des cheminots sont exagérés n’a pas fonctionné!” et de rebondir sur la révolution de la fin des années 1960 : “Cette période est l’incarnation de l’explosion sociale. Elle montre bien que dés lors que les travailleurs se concentrent en une force collective, le mouvement prend vie. On est loin de Mai 68 aujourd’hui mais, ce qui est sûr, c’est qu’il y aurait bien des raisons d’en refaire un !”

Hier, lors de la fête au sein du parc Valabre, on attendait entre 400 et 500 personnes. Parmi elles, des militants qui font partie des 8000 adhérents revendiqués par Lutte ouvrière mais ausi des curieux. À l’instar de Léandro, 38 ans qui vient de Marseille : “Je suis là pour découvrir quelles sont leurs idées, leur positions et comment ils proposent de faire avancer les choses.” alors qu’un débat se tient un peu plus haut dans l’allées des chênes et aborde “les perspectives pour les travailleurs face aux attaques des patrons et du gouvernement”, Nathalie, secrétaire médicale à la Timone à Marseille et militante dans l’âme, raconte le quotidien au sein de l’AP-HM. “Il y a un manque de personnel criant, des centaines de postes ont été supprimés et d’autres ne seront pas remplacés.le retards’accumule, les délaiss’allongent et aujourd’hui, ne serait-ce que pour faire un scanner, il faut un moisalors qu’avant c’était réglè dans la semaine !

Des “passeurs d’idées” comme elle, il y en avait d’autres hier à Gardanne. Et malgré “un combat de longue haleine” contre la domination capitaliste, contre “un Macron au service des exploiteurs”, l’espoir “d’une société sans classe et sans exploitation” prime toujours.

C.P.

La Provence-Aix