La Provence :  "Le changement ne viendra pas des urnes"

Article de presse
28/11/2011

La candidate de Lutte Ouvrière à l'élection présidentielle Nathalie Arthaud faisait étape hier à Avignon puis à Arles, dans le cadre d'un tour de France entrepris pour faire connaître ses idées, mais aussi sa personne, déficit de notoriété oblige. Difficile de faire oublier sa prédécesseure, Arlette Laguiller. Surtout lorsqu'on lui ressemble comme deux gouttes d'eau, dans le discours comme dans la coupe de cheveux. Entretien.

Quelle est l'objectif de votre venue dans la région ?

Je viens pour faire valoir les idées de ma candidature, qui s'inscrit dans un contexte de crise. Et c'est la classe ouvrière qui en paie le prix comme aux Papeteries de Malaucène. Cet exemple est très instructif sur le fonctionnement des entreprises qui profitent des aides publiques avant de laisser ses salariés sur le carreau avec une cessation de paiement qui était prévue de longue date. C'est pourquoi nous prônons une transparence totale sur le fonctionnement des entreprises et l'interdiction des licenciements. Cette crise est celle de l'économie capitaliste. On voit bien que face à cela, les gouvernements de droite, comme de de gauche, sont impuissants, voire complaisants.

Arlette Laguiller n'avait pas appelé à voter Chirac contre Jean-Marie Le Pen au 2° tour en 2002. Donnerez-vous des consignes de votes si le FN est à nouveau au second tour en 2012 ?

Je ne m'exprimerai là-dessus qu'au soir du premier tour. Quoi qu'il en soit, peu importe qui sera élu si le pays continue de s'enfoncer dans la crise. Le changement ne peut pas venir des urnes, ce sont les travailleurs qui peuvent changer les choses en manifestant et en faisant des grèves pour arracher des avancées au patronat. La preuve ? Les congés payés ont été obtenus par les travailleurs, pas par les politiques.

Où en êtes-vous des 500 signatures ?

Je ne peux pas vous dire où nous en sommes mais je peux vous assurer que nous aurons nos 500 parrainages.

Propos recueilli par Romain FAUVET

© La Provence - 24 novembre 2011