Ouest Production - Lapeyre (Vendée)

Fermeture d’usine programmée ?

Brève
13/01/2021

Mardi 12 janvier les travailleurs de l’usine Ouest Production à La Chaize-Giraud en Vendée, ont débrayé pour la deuxième fois en un mois, pour protester contre la cession de Lapeyre par Saint-Gobain au fonds d’investissement Mutares. Cette usine de fabrication de portes en bois, PVC et aluminium, compte 173 salariés.

Suite à une fuite, les syndicats dénoncent un « business plan » qui comprendrait la fermeture de trois usines, dont Ouest Production. Ainsi Saint-Gobain aurait sous-traité à Mutares un plan de fermetures d’usines et de magasins qui supprimerait près de 750 emplois sur 3 500.

Les travailleurs ont raison de ne pas accepter que les profits commandent au détriment de leur salaire qui est leur seul moyen d'existence

Omega Systèmes (Loire-Atlantique)

En grève contre le plan de licenciements

Brève
13/01/2021

 

Mardi 12 janvier, les travailleurs d’Omega Systèmes Atlantique, à Saint-Philbert-de-Grandlieu, entreprise spécialisée dans la découpe de matériaux composites entamaient leur 8e jour de grève pour s’opposer aux 29 licenciements, sur un effectif de 77, annoncés le 4 janvier.

Rien ne justifie ces licenciements, si ce n’est la recherche effrénée du profit. Tout porte en effet à penser que Web Industries, le groupe américain qui a racheté l’entreprise en 2019, se porte bien, notamment sa branche médicale dont la direction refuse de divulguer les chiffres. Et, quoi qu’il en soit, Oméga produit essentiellement pour Airbus, un groupe qui a accumulé les milliards de bénéfices pendant des décennies.

Une quinzaine de grévistes se sont installés devant l’entrée de l’usine. Du matin au soir, malgré le froid et les regards des huissiers et des cadres, ils y font la démonstration de leur solidarité et de leur détermination. Ils sont fiers de ne pas se laisser faire et savent aussi apprécier ce moment de liberté, notamment vis-à-vis d’un management particulièrement agressif.

Leur piquet leur permet aussi de s’adresser aux autres salariés de l’usine pour essayer de les entraîner avec eux car, si la grève a déjà désorganisé une partie de la production et des expéditions, ils savent qu’ils seront d’autant plus forts qu’ils seront plus nombreux.

De la famille et des amis, des anciens collègues, des salariés d’autres entreprises et des militants sont venus apporter leur soutien car chacun sent que leur grève, alors que les licenciements se multiplient dans l’aéronautique et ailleurs, exprime les intérêts de l’ensemble des travailleurs.

 

CHU d’Angers

Une médaille bien méritée

Brève
13/01/2021

Le gouvernement a remercié ses meilleurs serviteurs en leur octroyant le grade de Chevalier dans l’ordre national de la Légion d’honneur. En bonne élève, la directrice du CHU d’Angers a été décorée. Elle a coché toutes les cases :

  • la suppression de 163 postes en 3 ans ;
  • un début de crise sanitaire sans masques au prétexte qu’ils étaient inutiles ;
  • une offre de lits pour quelques patients de la région Grand Est à grand renfort de caméras ;
  • le maintien des salariés atteints du Covid à leur poste de travail ;
  • des restructurations menées tambour battant en plein plan blanc ; etc.

Une médaille bien méritée, donc. Obtenue sur le dos des travailleurs du CHU !

Michelin (Cholet)

Non au plan de destruction des emplois !

Brève
07/01/2021

Michelin compte supprimer 2 300 emplois en France d’ici à 2024, dans les bureaux et aussi en production. Le PDG appelle cette coupe de 10 % dans les effectifs un « plan de simplification et de compétitivité », et il n’épargnera pas le site de Cholet.

Comme dans toutes les usines du groupe, Michelin veut y opérer une baisse des effectifs : dans cette usine où il y a près de 1 200 ouvriers, ce sont des dizaines d’emplois qui sont menacés, peut-être plus de 150 sur trois ans. Le patron explique qu’il évitera les licenciements secs en recourant aux départs en pré-retraites, et aussi à une rupture conventionnelle collective. Même s’il trouve des « volontaires » (ce n’est pas impossible, vu les conditions de travail !), ces destructions d’emplois sont inacceptables dans une période où le chômage fait des ravages dans la population.

Le dividende distribué par action a été multiplié par trois depuis 2009, la famille Michelin reste dans le top 100 des familles bourgeoises les plus riches : prenons sur les bénéfices passés et présents pour maintenir tous les emplois !

Angers et Trélazé (Maine-et-Loire)

Voitures brûlées... et société malade

Brève
06/01/2021

Dans la nuit du 31 décembre 2020, puis les deux nuits suivantes, des voitures ont été brûlées, dans le quartier de la Roseraie et aussi à Trélazé. La cinquantaine de véhicules détruits appartenaient à des habitants modestes, qui ne pourront pas si facilement se racheter cet outil indispensable pour aller gagner son salaire. Certains véhicules appartenaient aussi à des associations qui aident les handicapés ou combattent les discriminations anti-LGBT.

Ces actions, comme les agressions envers les pompiers venus éteindre les incendies, sont le signe, chez les adolescents et jeunes adultes qui se sont ainsi défoulés, d’une inconscience et d’une absence de repère totales.

Mais elles sont surtout le signe d’une société malade. A Angers comme à Trélazé, de telles exactions ne se produiraient pas année après année si les jeunes qui grandissent dans les cités HLM voyaient leur avenir avec confiance. Mais comment le pourraient-ils, quand leurs parents et leurs proches se débattent contre la précarité grandissante engendrée par le capitalisme en crise ?

Oui, les jeunes doivent se révolter, en visant non la voiture du voisin, mais le système qui les écrase.