Loire-Atlantique

Succès des manifestations

Brève
20/01/2023

Une vue de la manifestation nantaise.

À Nantes la manifestation a été très importante ce jeudi contre la réforme des retraites. La préfecture dit 25 000, la presse et les syndicats entre 45 000 et 50 000 manifestants. Le fait est que le cortège a eu du mal à démarrer et à avancer tellement c’était fourni aussi sur les trottoirs. A Saint-Nazaire, le chiffre de la police est de 12 000. La presse annonce 65 000 personnes au total pour la Loire-Atlantique où des manifestations ont eu lieu dans d'autres communes comme Ancenis et Chateaubriant. Publics et privés étaient au rendez-vous.

Bref, comme ailleurs c'est une très forte mobilisation : la réponse des travailleurs est sans appel : ils rejettent la réforme de Macron.

Ce grand succès doit être le point de départ de la contre-offensive. Après deux heures de discussions, les huit organisations réunies en intersyndicale appellent à une nouvelle journée de grève... le 31 janvier et à des « actions autour du 23 janvier ». Au nom de l'unité, tous se sont alignés sur ceux qui ne sont pas pressés.

Pour inspirer la peur aux patrons et faire reculer Macron, les travailleurs vont devoir montrer une forte détermination, et s'organiser à la base, à travers des assemblées générales et des comités de grève, pour décider ensemble de leur mobilisation, de ses formes, de son rythme et de ses objectifs.

Secours populaire Nantes

De cette société-là, on n'en veut pas !

Brève
13/01/2023

Débordé, le Secours populaire de Nantes a suspendu les nouvelles inscriptions pour l’aide alimentaire en janvier. Entre octobre et novembre, le centre a reçu 400 familles supplémentaires et en 2022, l'affluence était en hausse de 20 %. De leur côté, les Restos du cœur ont distribué 65 000 repas chaque semaine en Loire-Atlantique.

Dans tout le pays, la misère et les difficultés s'accroissent pour les familles populaires tandis que les profits capitalistes explosent : c'est 80 milliards que les actionnaires du CAC 40 ont empoché l'année dernière.
Préparons la riposte générale !

 

Airbus Atlantic Nantes

Grève et débrayages

Brève
13/01/2023

À Airbus Atlantic, sur le site de Nantes mais aussi ceux de Montoir et de Saint-Nazaire ville, la contestation continue contre les attaques de la direction qui impose de travailler 15 minutes de plus par jour pour les équipes avec la fin des horaires variables. D’autres mauvais coups sont aussi programmés comme l’annualisation du temps de travail, et une remise en cause des conditions pour poser des congés... bref, tout ce qu’il faut pour alimenter la colère.

Au débrayage de jeudi dernier, 12 janvier, 600 salariés en production ont débrayé sur les trois sites à l’appel de la CGT et de la CFDT. À Nantes, le ton est monté d’un cran avec un vote pour décider sur deux équipes (260 grévistes) de se mettre en grève sur le tas pour l’équipe d’après midi, le secteur du 320 particulièrement. Ce vote a aussi décidé d’être en grève tous les vendredis, jusqu’à la signature d’un accord final sur l’ensemble du projet, prévu en février, accord que les syndicats majoritaires, FO, CFTC et CFE-CGC s’apprêtent à signer.

Pour maintenir la pression, des débrayages sont aussi prévus la semaine prochaine avant la grève nationale de jeudi sur les retraites qui s’annonce très suivie y compris chez les cadres. Un climat général qui ne peut que renforcer l’idée qu’il va falloir y aller vraiment pour faire reculer patronat et gouvernement !

Maine-et-Loire

Le Medef Anjou voit la vie en rose

Brève
12/01/2023

Par la voix de son président, le Medef Anjou se félicite d’une situation « étonnamment bonne » pour les entreprises – comprendre : pour leurs propriétaires – en ce début d’année 2023. Chiffre d’affaires et investissements en hausse : à l’écouter, tout baigne. D’après lui, ce serait grâce à « la combativité, l’agilité et la réactivité » des patrons. Il oublie un détail : les millions du plan France Relance qui ont servi à arroser le grand patronat – autant d’argent public qui manque ensuite pour financer les services à la population.

Mais il n’est pas à une énormité près, comme quand il déclare que les capitalistes « n’ont pas les moyens d’augmenter les salaires » et qu’ils peuvent au mieux accorder « primes et avantages ». Cerise sur le gâteau, il voit bien sûr dans le recul de l’âge de la retraite à 64 ans « une solution raisonnable ». Et il assure que les chefs d’entreprise vont désormais faire un effort pour mettre moins de travailleurs à la porte au-delà de 50 ans...

La meilleure réponse à ces déclarations provocatrices ? Faire grève et manifester en nombre le jeudi 19 janvier, que ce soit à Angers, Cholet, Saumur ou Segré !

 

Ville et Agglomération d’Angers

Agents en colère

Brève
12/01/2023

Lundi 9 janvier, aux greniers Saint-Jean, les vœux du maire-président aux agents territoriaux de la Ville et de l’Agglomération ne se sont pas passés comme prévu. Dès que Jean-Marc Verchère (Modem) a pris la parole, une centaine de travailleurs ont couvert sa voix par leurs huées et leurs slogans. Tous debout et lui tournant le dos, ils ont brandi des pancartes rappelant leurs revendications : 150 de plus sur la prime IFSE mensuelle et un treizième mois équivalent au Smic.

Vexé comme un pou, le maire a sur le champ annulé sa rencontre avec l’intersyndicale du vendredi 13 janvier. De quoi alimenter encore la colère des territoriaux qui, mobilisés depuis octobre dernier pour des salaires décents, en ont assez de ce mépris et ne comptent pas se contenter de belles paroles ni de miettes.