La Roche-sur-Yon

Mobilisation pour s'opposer à l'expulsion d'une famille algérienne

Brève
22/10/2018

Samedi 20 octobre, une centaine de personnes, a répondu à  l'appel de la FCPE, et était présente pour s'opposer à  la menace d'expulsion d'une famille algérienne.

Cette famille a fui l'Algérie à la suite de menaces. Depuis deux ans, deux des trois enfants sont scolarisés à  l'école des Pyramides à  La Roche, le troisième est né en France. La famille a été déboutée de sa demande d'asile et se retrouve en demeure de quitter le territoire. En conséquence elle est menacée d'expulsion de son logement.

Les gouvernements changent, mais reste la traque des sans-papiers et la volonté d'en expulser un maximum pour complaire à la fraction la plus réactionnaire de l'électorat.

 

Accueil Périscolaire à Nantes

Salariés en grève

Brève
18/10/2018

Mardi 16 octobre, plus des deux tiers des 800 animatrices et animateurs périscolaires de Nantes se sont mis en grève pour la journée. Les trois quarts des accueils ont dû fermer le midi.

Les grévistes se mobilisent contre les pratiques de leur nouvel employeur, « l’association d’éducation populaire Léo Lagrange », nouvelle détentrice du marché public de l’accueil périscolaire. Les salariés sous contrat avec l'ancien titulaire du marché, la NAP (Nantes Action Périscolaire), s'inquiètent quant à la manière dont est assurée leur transfert. Ils dénoncent la dégradation des conditions de travail (notamment la suppression des heures de préparation). Ils craignent en particulier la disparition du 13e mois, dont ne bénéficient déjà plus les nouveaux embauchés ; une dégradation importante pour des salariés aux conditions de travail déjà difficiles, avec les temps partiels, les horaires fractionnées et les bas salaires (au SMIC, soit de 400 à 600 euros mensuels pour la plupart, selon le nombre d’heures faites). Ils demandent donc le maintien de tous leurs droits et des conditions identiques pour tous les salariés, anciens de la NAP ou nouveaux embauchés. Ils disent : « à travail égal, salaire égal ! » ; « nos droits ne sont pas des privilèges ! ».

Parmi les grévistes, 150 se sont réunis dans la matinée du 16 devant la mairie. Une délégation, reçue par des responsables municipaux, est revenue bredouille. La mairie – pourtant directement responsable, en tant que donneuse d’ordre – renvoie à l’association Léo Lagrange, comme elle renvoyait auparavant à la NAP ; tout en promettant – ce qui eut au moins le mérite de faire rire les grévistes rassemblés – d’être « vigilante ». Les grévistes savent bien à quoi s’en tenir, et qu’ils ne peuvent compter que sur leur propre vigilance. Pas démontés, ils sont ensuite partis manifester dans les rues de Nantes derrière leur banderole : « SALARIÉ.ES L. LAGRANGE TOUS SOLIDAIRES ! ».

Municipalité de Trélazé (Maine-et-Loire)

Pas touche aux jours de RTT !

Brève
16/10/2018

70 employés sur 200 de la mairie de Trélazé sont en grève depuis jeudi  11 octobre, pour s'opposer à la décision du maire, ex-député PS rallié à Macron, de supprimer quatre jours de RTT.

Le maire voudrait appliquer une préconisation de la Cour des Comptes qui dit que le temps de travail des employés municipaux devrait être de 1607 heures annuelles. Mais cette préconisation n'a rien d'obligatoire pour les communes.

Les travailleurs de la commune veulent conserver leurs jours de RTT, en application du protocole sur les 35 heures signé en 2001 par le même maire qui aujourd'hui veut le remettre en cause.

Cela fait des années maintenant que la commune de Trélazé ne remplace plus les départs en retraite. Pourtant, de nouveaux quartiers ont été construits, le nombre d'habitants a augmenté et les travailleurs de la commune sont de moins en moins nombreux. Comme partout, on voudrait faire face à ces charges supplémentaires par un allongement de la durée du travail au lieu d'embaucher.

Dans le public, comme dans le privé, ce sont ceux qui s'opposent à cette politique qui ont raison !

 

Santé Atlantique à Saint-Herblain (Loire-Atlantique)

La grève continue

Brève
16/10/2018

L'appétit de profit du groupe Eslan provoque régulièrement des grèves dans tout le pays. Ici celle du personnel de la clinique Brétéché à Nantes en juin dernier.

Le 16 octobre, le personnel soignant de la polyclinique du groupe Elsan à Saint-Herblain a entamé son 5ème jour de grève. Il manifeste contre la la dégradation des conditions de travail consécutive au déménagement des cliniques privées nantaises du groupe sur un seul site : Santé Atlantique à Saint-Herblain. Cette concentration se fera avec diminution de personnel. D'ores et déjà, le manque de personnel devient dramatique dans une période où il s'agit de tout réorganiser, alors que des travaux se poursuivent pour accueillir les unes après les autres les différentes cliniques. Cela ne permet ni d’avoir un planning anticipé ni de s’occuper correctement des patients. Résultat, le personnel est épuisé. A cela s'ajoute le problème des salaires qui sont toujours très bas.

A coup d’acquisitions, le groupe Elsan est devenu leader de l’hospitalisation privée en France. Mais c’est avant tout la santé des actionnaires qui préoccupe ses dirigeants au détriment de celle des patients et du personnel qui a toutes les raisons de rester mobilisé.

Chalonnes, Maine-et-Loire

Liberté d'installation pour les migrants !

Brève
12/10/2018

Cet été, une marche de solidarité avec les migrants...

A Chalonnes, deux familles de réfugiés (l'une arménienne, l'autre nigériane) viennent de se voir refuser leur demande d'asile. Elles vivent désormais dans la crainte quotidienne de recevoir l'obligation de quitter le territoire français. Comme il n'est pas question pour elles de retourner dans des pays où leur sécurité serait menacée, elles n'auront peut-être bientôt plus d'autre choix que de se cacher.

Evidemment, les choses seraient plus simples si ces familles avaient quelques centaines de milliers d'euros à dépenser pour s'offrir des « visas dorés », ces permis de résidence que la France accorde aux étrangers... qui ont les moyens de signer un très gros chèque.

A défaut d'une grande fortune, les réfugiés arméniens et nigérians savent au moins qu'ils peuvent compter sur la solidarité des habitants de Chalonnes, qui ont déjà annoncé un rassemblement de soutien le samedi 13 octobre.