Vendée

Les Urgences malades des restrictions gouvernementales

Brève
21/07/2021

Il manque 25 médecins urgentistes en Vendée, et ce manque devient crucial en période estivale dans le deuxième département touristique de France.

Après les menaces de fermeture des urgences de Luçon en mai dernier, ce sont les urgences de Challans, des Sables et de la clinique Saint-Charles de La Roche qui ont été dans l’incapacité d’accueillir la population durant le week-end du 17 au 18 juillet d’après des soignants.

De son côté la direction des hôpitaux publics reconnaît un manque d’urgentistes à La Roche, Challans, Les Sables et Fontenay et fait appel à la responsabilité de la population pour ne pas engorger les urgences, d’autant plus qu’il n’y aura pas d’urgentiste présent à Montaigu entre 20h et 9h du 21 juillet au 15 août.

L’épidémie a mis à nu le manque de moyens des hôpitaux : il faut recruter, former en masse et augmenter les salaires des soignants ! C'est cela qu'il faut rendre obligatoire.

Sarthe : Urgence aux Urgences !

La pénurie de médecins urgentistes atteint un niveau inégalé

Brève
12/07/2021

Conséquence des économies faites dans la Santé publique, c’est au bas mot 40 médecins urgentistes qu’il manque, et ce sur tout le département. Au point que déjà l’hôpital du Bailleul a dû fermer ses urgences quatre nuits consécutives et qu’il est aussi prévu de fermer ponctuellement celles de La Ferté Bernard, Montval-sur-Loir, Saint Calais et Mamers… et tant pis pour les patients qui seront réorientés « dans la mesure du possible » vers d’autres urgences elles-mêmes débordées.
La seule réponse proposée par la directrice du Centre Hospitalier du Mans (elle-même en intérim) est de demander aux patients d’appeler le 15 pour être orientés…. Une façon de déplacer l’engorgement des Urgences vers le Samu et de lanterner les patients.
Si l’on ajoute à cela le fait que les personnels présents sont eux, exténués par une année épuisante, on prend la mesure de l'irresponsabilité des autorités de santé de ce pays.
 

Les Herbiers (Vendée)

Trois jours de grève chez K-Line !

Brève
12/07/2021

Mardi 6 juillet, à l’appel de la CFTC et de la CGT, environ 450 salariés se sont mis en grève chez K-Line, premier fabricant français de menuiseries en aluminium, aux Herbiers. Ils réclament un treizième mois, mais aussi une hausse de salaire.

K-Line appartient à la famille Liébot, quatrième fortune professionnelle vendéenne d’après le magazine Challenges. Un groupe qui se porte bien avec un chiffre d’affaires de 550 millions d’euros annuel. K-Line, aux Herbiers, c’est un plus de mille salariés et plus de 450 intérimaires sur 4 sites, plus le siège social.

Après cette première journée, les grévistes ont reconduit leur grève par deux fois. La direction ne veut rien entendre sur le 13ème mois, mais au troisième jour de grève, elle propose 5 % d’augmentation des salaires en deux fois, contre 2,5 % au soir du 1er jour et au lieu de 1,8 % avant la grève...

Il y a peu de temps le groupe se glorifiait dans la presse locale d’une bonne année 2020 malgré la crise, avec une augmentation de la production de 20 % sur un an ! Eh bien les salariés réclament leur part et ils ont raison. Et ils l’ont exprimé clairement « on veut une part du gâteau, pas des miettes ».

Les Essarts (Vendée)

Répression syndicale à la STEF transport

Brève
10/07/2021

Le groupe STEF est le premier réseau européen de transport frigorifique. La direction de son site vendéen veut licencier deux militants de la CGT. Elle les accuse de créer un climat de terreur dans l’entreprise, d’un manque de respect et de comportements violents vis-à-vis de leurs collègues et en ajoutant pour l’un deux un comportement sexiste. Elle a bénéficié de la complicité active de la CFTC qui a relayé les accusations de la direction et validé le licenciement de ces deux travailleurs.

En licenciant deux militants, la direction se prépare en fait à attaquer tous les salariés.

Un rassemblement d’environ 80 personnes s’est tenu mardi 6 juillet devant les grilles de l’entreprise pour soutenir ces deux militants et protester contre leur licenciement scandaleux.

 

Raffinerie Total à Donges

Travailleurs roumains non payés

Brève
01/07/2021

Devant la Raffinerie avec la CGT (photo OF)

Total, la multinationale française qui distribue tous les ans de confortables dividendes à ses actionnaires, fait faire toute une partie du travail d'entretien de ses installations par des entreprises sous traitantes en cascades. C'est à dire qu'elle passe un contrat avec une entreprise qui sous-traite à une autre, etc... Chacune de ces entreprises prélève sa dîme au passage et à l'arrivée ceux qui font le travail pour enrichir tout ce joli monde doivent se partager des salaires de misère. Quand ils touchent leur salaire. Car, parfois, quand tous les margoulins se sont servis, il n'y a plus d'argent pour payer les salaires. C'est ce qui est arrivé à un groupe de travailleurs roumains qui se sont mis en grève à la Raffinerie de Donges près de Saint-Nazaire, car ils n'arrivaient pas à toucher leur paye. Certains ont même dû rentrer chez eux sans avoir recouvré leur dû. Avec l'aide de la CGT, d'autres tentent encore de se faire payer.

Face à cette situation ceux qui ont pour mission de faire régner l'ordre public restent d'une inertie remarquable. Les autorité qui savent envoyer leurs troupes contre les fêtards, les gilets jaunes ou les travailleurs en grève, n'ont pas jugé bon d'intervenir pour faire cesser ce trouble à l'ordre public. Il faut croire que sous payer des travailleurs jusqu'à ne pas leur verser de salaire du tout est dans l'ordre des choses. Leur boulot c'est de garantir les dividendes des actionnaires, pas de garantir le salaire des travailleurs qui créent les richesses.

Pour faire respecter leur droit à un travail et à une paye décente, les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes et leur force collective.