La Poste Nantes Eraudière

La direction met fin à l'armistice

Brève
01/06/2020

Avec le confinement, le rythme de travail avait un peu baissé pour les facteurs. Il y a eu la mise en place d’heures d’embauche différées pour limiter la présence simultanée dans le centre ainsi que la mise en place du "fini-parti" qui permet de quitter le travail avant l’heure officielle de débauche dès que la tournée est achevée.

Mais cette baisse de la cadence n’est pas du goût de la direction qui a commencé par augmenter les jours travaillés et veut maintenant accroître la charge de travail des facteurs. Mardi 26 mai, la direction du centre courrier d’Eraudière a ainsi annoncé la fin du fini-parti et le retour de la "sécabilité" en imposant aux facteurs de couvrir chaque jour des bouts de tournées supplémentaires. En même temps, elle vire six intérimaires qui ont travaillé pendant le confinement ; voilà comment sont traités les « héros » !

Face à cela, plusieurs dizaines de facteurs du centre se sont mis en grève jeudi et vendredi. Alors qu'ils allaient voir les collègues dans le centre pour les inciter à les rejoindre, ils se sont fait expulser manu militari par l’encadrement sans que la direction daigne se déplacer pour entendre leurs revendications. Elle a au contraire fait appel à une "task force" de facteurs remplaçants mais aussi de cadres venant de Loire Atlantique, de Vendée et du Maine-et-Loire pour tenter de les remplacer. Le mouvement est suspendu pour le week-end mais les grévistes ont le moral, et sont déterminés à ne pas se laisser marcher sur les pieds !

Hôpital de Fontenay-le-Comte

De l’argent pour l’hôpital, pas pour le capital !

Brève
01/06/2020

L’hôpital de Fontenay-le-Comte va voir s’implanter une conciergerie confiée à l’entreprise privée Happytal. Happytal propose aux hôpitaux publics des services de conciergerie (livraison en chambres de fleurs, sushis ou de chocolats, pressing, coiffeur etc.) et de gestion de la réservation des chambres individuelles. Cette société a remporté un appel d’offres qui lui ouvre les portes de plus de 900 hôpitaux publics. D’après le journal Challenges, cette activité engendre un chiffre d’affaires moyen de 300 000 euros par établissement, via un abonnement mensuel payé par l’hôpital, plus des commissions sur les services et réservations de chambre.

Avant ou après l’épidémie de Covid-19, et malgré toutes les belles paroles du gouvernement, c‘est toujours la loi du marché capitaliste appliquée à la santé : vendre des prestations à ceux qui peuvent les payer.

Puy du Fou (Vendée)

Les privilèges toujours en cour

Brève
24/05/2020

Le 20 mai , Emmanuel Macron, président de la République, a envoyé un SMS à Philippe de Villiers pour l’informer que sa demande d’ouverture du Puy du Fou avait obtenu le feu vert.

Le deuxième parc à thème français en termes de fréquentation a annoncé, dans la foulée, son ouverture le 11 juin, devançant ainsi tous ses concurrents.

Faisons confiance au ci-devant vicomte le Jolis de Villiers de Saintignon pour faire respecter les distanciations sociales !

Abattoir LDC de Sablé sur Sarthe

La santé des salariés n'est pas la priorité

Brève
24/05/2020

Trois salariés de la LDC ont été testés positifs au covid la semaine dernière. La situation dans de nombreux abattoirs, où l’on a découvert des foyers d’épidémie, pousserait à mener de façon urgente une campagne de tests dans l’entreprise pour s’assurer qu’il n’y a pas d’autres cas. C'est ce que voudraient des salariés.

Mais le sous-préfet est intervenu pour expliquer que chaque cas ayant été contaminé à l’extérieur de l’entreprise, il n’y aurait aucun test au sein de l’abattoir. Argument d’autant plus inepte que le problème n’est pas de savoir d’où vient le virus mais s’il est entré dans l’abattoir, d’autant plus qu’il y a sur ce site plus de 2 500 travailleurs concentrés dans deux grosses unités de production !

Cet empressement du sous-préfet à disculper la LDC montre que sa priorité est de ne surtout pas entraver les affaires du plus gros patron du coin à la tête d’un groupe florissant. Et qu'importent les risques pour la santé des salariés !

 

Scabev, Les Herbiers (Vendée)

Profits d'abord

Brève
22/05/2020

Dans l’agroalimentaire, et surtout dans les abattoirs, un certain nombre de travailleurs ont été contaminés par le coronavirus. À cela, il y a bien des explications. L'exploitation des salariés y est particulièrement féroce, avec la promiscuité imposée, les cadences, les horaires à rallonge et la précarisation des salariés.

En Vendée, après l’abattoir Arrivé-Maître Coq des Essarts-en-Bocage, c’est celui de la Scabev aux Herbiers qui a été signalé le mercredi 20 comme un foyer avec trois cas confirmés. Environ 50 salariés travaillent dans cet abattoir, filiale d’Elivia, numéro 2 français de le viande de bœuf et 1er fournisseur de viandes bovines bio.

Le virus est un danger certes. Mais la soif de profit des capitalistes l'est tout autant.