La Poste à Nantes

Une direction indifférente à la canicule... pour les autres !

Brève
09/08/2018

Alors qu’il faisait 31 degrés mercredi 25 juillet, deux postières qui avaient travaillé sous un soleil de plomb ont fait un malaise... Le vendredi 3 août, des facteurs de Saint Herblain ont demandé à ne pas partir en tournée. Il faut dire que la direction locale de La Poste avait fait fort, en refusant de distribuer aux facteurs ce qui a été accordé dans bien d’autres sites : des bouteilles d’eau à volonté. La réponse de la direction a été de menacer de sanctions disciplinaires : résultat un facteur s’est senti mal et est rentré au centre courrier mal en point. Travailler sous 35 degrés, ou dans les voitures jaunes sans climatisation où la température dépassse les 40 degrés, la direction s'en moque. Son argument, c'est qu’il faut assurer le service postal tous les jours… Argument hypocrite, car chacun sait que la même direction n’hésite pas à laisser sans facteur plusieurs jours de suite, des quartiers entiers afin d’éviter d’embaucher.

Bien des salariés ont souffert des fortes chaleurs ces derniers jours. Et dans tous les cas, ceux qui sont restés sourds à leurs revendications restaient bien à l'abri dans leurs bureaux ou leurs voitures de fonction climatisées.

Migrants à Nantes

Manifestation de soutien

Brève
05/08/2018

la manifestation du 4 août à Nantes

Samedi 4 août 2018, plusieurs centaines de manifestants (500 selon la presse) ont manifesté à Nantes, malgré un soleil de plomb, contre l’expulsion systématique des réfugiés de chaque endroit où ils trouvent un refuge. En juin, ils ont été évacués manu militari d’un immense immeuble inoccupé et qui est destiné à le rester. Fin juillet, sur décision de la préfecture, ils ont été à nouveau chassés d’un square qu’ils occupaient au centre ville de Nantes. Ils ont alors trouvé refuge dans un lycée. C’est la maire PS de Nantes qui a alors demandé et obtenu leur expulsion en ce début d’août.

Face à cette chasse méthodique aux migrants de la part des autorités, c’est de la population que vient l’aide à ces réfugiés, pour trouver des squats ou pour se nourrir. Des salariés travaillant dans l’agroalimentaire, mais aussi des petits commerçants participent à la solidarité. Des militants ont ainsi pu mettre en place une "autre cantine" qui, en un mois, a fourni plus de 15 000 repas aux réfugiés sans un centime d'argent public. 

Gares de Vendée

La SNCF joue à guichets fermés

Brève
29/07/2018

Une gare sans guichets, ça sert à quoi ?

Depuis début juillet, la SNCF a fermé définitivement les guichets de la gare de Challans et de Fontenay-le-Comte. Sous prétexte de manque de personnel elle vient de décider de fermer pour trois semaines (du 2 au 21 août) le guichet de la gare de Luçon (Luçon se situe sur l’axe ferroviaire Nantes-Bordeaux via La Rochelle).

Ils osent nous parler de service public, alors que leur seul objectif est de réduire le service au public pour améliorer la rentabilité de la SNCF.

Chantier Naval de Saint-Nazaire

Difficulté à recruter ou refus d'embaucher ?

Brève
25/07/2018

Banderole sur les grilles du chantier... pour la galerie !

La direction du chantier naval de Saint-Nazaire se répand dans la presse (et même dans des publicités au cinéma !) sur ses difficultés à recruter. Mais quand on y regarde de plus près, on peut se rendre compte qu'elle forme très peu de mondeaux métiers de la construction navale... et qu'elle en embauche encore moins : en 2017 sur 70 contrats d'apprentissage et de professionalisation, seuls 5 ont été embauchés ! C'est cette attitude qui a conduit les travailleurs de l'atelier 180 tonnes à débrayer la semaine dernière pour manifester leur colère face au refus de la direction d'embaucher une apprentie qui donnait entière satisfaction.

La politique de la direction, ici comme ailleurs, c'est de faire faire plus de travail par moins de monde et avec des salaires les plus faibles possibles. Soutenue par les pouvoirs publics et la propagande aux ordres, elle y parvient, mais, sur le terrain, les travailleurs se défendent et les réactions à cette politique se multiplient à l'exemple de celle des travailleurs du 180 tonnes.

 

 

Migrants à Nantes

La priorité des pouvoirs publics : aggraver leur situation à tout prix

Brève
23/07/2018

Une vue du square avant l'évacuation des migrants

Lundi 23 juillet la police a procédé à l'évacuation du camp de migrants installé square Daviais en plein centre de Nantes. Cela fait suite à une décision de "justice" du tribunal administratif qui la justifiait par l'insalubrité et les risques -réels- pour la santé des migrants. Mais l'hypocrisie des pouvoirs publics est telle qu'ils ne proposent aucune solution pour remédier à l'absence d'hygiène que subissent les migrants. Au moment où 400 d'entre eux sont évacués, la préfecture n'annonce que 100 hébergements disponibles. Les autres vont se retrouver dispersés et rejetés à la rue dans les mêmes conditions déplorables que précédemment. Et pour certains ce sera la troisième fois en moins d'un mois qu'ils seront chassés d'un squat, y compris quand il s'agissait d'immeubles vides et destinés à le rester.

Les pouvoirs publics ne cherchent pas à résoudre les problèmes des migrants. Les moyens d'un État, parmi les plus puissants du monde, ne servent qu'à les aggraver. Cela témoigne de la faillite d'un système, le capitalisme, qui impose sa barbarie à l'ensemble de la planète.