CHU d’Angers

Un rassemblement réussi

Brève
08/06/2022

Mardi 7 juin, un rassemblement devant le CHU d’Angers à l’appel de la CGT a réuni 200 personnes.

Le midi, des soignantes des services de néo-natologie, de réanimation pédiatrique et d’onco-pediatrie, en grève depuis un mois, ont diffusé un tract faisant connaître leurs revendications : remplacement des 15 postes vacants et octroi de la prime de soins critiques à tous. Elles ont été rejointes par les travailleuses des urgences pédiatriques de nuit, qui demandent quant à elles la création d’un poste d’accueil.

À 14h30, des soignants d’autres services sont venus grossir les rangs, rejoints par des patients, des gilets jaunes et des salariés et militants de différentes entreprises. Une manifestation autour du CHU s’est rendue jusqu’au bâtiment des directeurs, en scandant entre autres slogans : « Des embauches pour l’hôpital, à l’intérieur y a trop de travail, à l’extérieur y a trop de chômage, embauchez ! »

Au CHU, le mécontentement est partout. Se rassembler, se regrouper : c’est la seule voie pour imposer le rapport de force qui fera plier les dirigeants et arrachera les embauches et les augmentations de salaire indispensables !

Lactalis-Nestlé ultrafrais (Vallet)

Pour le respect et la réintégration de Thibault

Brève
18/05/2022

Plusieurs dizaines de salariés de l’usine de desserts laitiers Lactalis-Nestlé de Vallet, en Loire-Atlantique, débrayent tous les mardis et jeudis entre 11h et 15h depuis sept semaines pour demander la réintégration d’un ouvrier, licencié sous un faux prétexte (le nettoyage d’une nouvelle machine pour lequel on ne lui a pas laissé le temps nécessaire alors qu’auparavant ils étaient deux opérateurs), mais en réalité parce qu’il fait partie de ceux qui ne se laissent pas faire.

La création par les salariés d’un nouveau syndicat combattif n’est en effet pas du goût de la direction mais les grévistes sont déterminés.

Ils tiennent également à dénoncer les mauvaises conditions de travail, avec les problèmes sur les machines et la charge de travail, la gestion de planning des intérimaires et des apprentis, l’attitude de la hiérarchie et le niveau des salaires.

Ils ont reçu le soutien de salariés d’autres entreprises du sud Loire et ne sont pas prêts à lâcher le morceau.

CESAME (près d’Angers)

Grève

Brève
09/05/2022

Jeudi dernier 6 mai, les salariés du CESAME (Centre de Santé Mentale) étaient en grève pour dénoncer le manque de personnel, les fermetures de lits et les salaires insuffisants. Ils ont manifesté devant la Préfecture. Le chef de cabinet a prétendu avoir appris lors de l’entrevue à quel point il manque de soignants !

La direction de l’ARS (Agence Régionale de Santé) orchestre des restrictions budgétaires et met à mal l’offre de soins. Face à des responsables qui font la sourde oreille, les travailleurs ont bien raison de faire entendre leur colère.

 

TAN Nantes

Transport au ralenti

Brève
09/05/2022

Vendredi 6 mai, plus de 1500 salariés des transports urbains de l’agglomération nantaise (SEMITAN) étaient en grève.

Cela a fait parler de nombreux travailleurs et utilisateurs des transports collectifs car il est assez rare de voir les salariés de la SEMITAN en grève et, cette fois, à propos des salaires.

C’est bien la direction et sa rapacité qui a mis les salariés en colère. En effet, leur pouvoir d’achat diminue sans que l’augmentation de salaires proposée lors des négociations annuelles par la direction ne suffise.

Alors, cette journée de grève a constitué l’occasion pour les salariés de la SEMITAN, conducteurs et agents de maintenance, de se réunir devant le siège de l’entreprise pour dire clairement que la direction devait revoir sa copie. Ce rassemblement a été une réussite et vécu comme tel et la direction a d’ores et déjà annoncé qu’elle revoyait l’augmentation des salaires... un peu à la hausse. C’est déjà un bon début obtenu par tous les grévistes !

SNCF Nantes

Essai transformé

Brève
09/05/2022

Les cheminots de la gare de Nantes étaient en grève Vendredi 6 mai. Cette nouvelle journée de mobilisation fait suite à la grève de deux jours qui a eu lieu aux guichets, fin avril. Les conditions de travail se dégradent partout et la direction, qui supprime des emplois en gare, en est la seule responsable.

Elle en profite d’ailleurs en multipliant dans le même temps l’utilisation des emplois précaires en CDD et CDD séniors. Une de ses dernières trouvailles, c’est même les emplois « tremplins » ; de nouveaux contrats aidés qui vont lui permettre de ne payer que 60 % du Smic à de jeunes travailleurs qui ne feraient que 20h par semaine, l’État mettant à la poche pour payer les 40 % restant...

Alors face à cette dégradation, la grève apparaît bien comme le seul moyen de s’opposer à une direction constamment à l’attaque. Et ce deuxième temps de mobilisation a plu à la trentaine de cheminots réunis ce vendredi. L’assemblée des grévistes a permis de discuter des problèmes de chaque service présent et de construire ensemble « une tactique d’équipe de travailleurs » comme l’a dit une gréviste...

Cette tactique consiste à élargir le mouvement de grève en essayant de convaincre encore plus de cheminots de se mobiliser pour obtenir les embauches nécessaires et vitales aux yeux des grévistes
présents.