HOP Nantes

Mobilisation contre les licenciements

Brève
31/07/2020

Jeudi 30 juillet, environ 300 salariés de Hop venus des différents sites du pays (Clermont-Ferrand, Lille, Lyon, Morlaix, Orly) se sont rassemblés devant le siège social à l’aéroport de Nantes pour exprimer leur colère face aux licenciements qui concerneraient un millier de travailleurs (près de la moitié du personnel !) et crier au directeur leur refus d’être sacrifiés pour sauver les actionnaires. A Nantes, une centaine de suppression d’emplois au siège et de personnel naviguant sont prévus. Le groupe Air France auquel est rattaché la filiale Hop a touché 7 milliards d’aides du gouvernement. Mais ce n'est pas dans le but de sauver des emplois quoiqu'ils en disent, mais de pérenniser les bénéfices des actionnaires. Pas d'accord !

Puy du vraiment fou (Vendée)

De Villiers dans ses oeuvres

Brève
26/07/2020

Après avoir bénéficié d’une autorisation d'ouverture avant tout le monde, le Puy du Fou a donné la première représentation de la saison de son spectacle nocturne, la Cinéscénie, devant 12 000 personnes… pardon devant une tribune de 12 000 personnes divisée en trois par des panneaux de plexiglass. Même le PSG n’avait pas pensé à diviser le Stade de France en 18 tribunes de 4500 places pour accueillir la finale de la coupe de France de football !

Devant la polémique créée par ce tour de passe-passe, Nicolas de Villiers, président du Puy du Fou, s’est engagé à respecter à l'avenir la jauge maximale de 5 000 personnes. Quant à payer une amende pour le non respect des règles édictées pour éviter la propagation de l'épidémie, personne n'a pensé à lui demander. Pas même ceux qui tentent de faire porter la responsabilité de l'extension du virus au relâchement des gestes barrières dans la population.

Holvia porc à Laval (Mayenne)

Les protections arrivent après la bataille

Brève
17/07/2020

Mercredi 15 juillet, l'abattoir Holvia porc à Laval a rouvert. Il avait été fermé le 1er juillet car plusieurs travailleurs y étaient atteints du Covid-19. Après une campagne de dépistage, 34 travailleurs avaient été testés positifs sur environ 200. Il faut dire que pendant le confinement, l'usine avait continué à fonctionner sans aucune mesure de protection particulière ! Ainsi les salariés n’ont eu droit à des masques... qu’à partir du déconfinement, c’est-à-dire à partir du 11 mai.

Aujourd’hui, la direction met en place une formation aux gestes barrières : lavage des mains, port du masque, désinfection au gel hydroalcoolique. Des casiers individuels ont été installés pour chaque travailleur. Les poignées de portes et les endroits qui pourraient être contaminés sont régulièrement désinfectés. Tout cela est indispensable mais bien tardif. Si ces précautions avaient été prises dès le début, le nombre de travailleurs contaminés n'aurait pas été le même. Mais la santé des travailleurs est passée après les profits, comme d'habitude.

 

Basic Fit à Cholet, Maine-et-Loire

Non aux licenciements !

Brève
13/07/2020

Basic Fit est un groupe néerlandais, qui possède environ 800 salles de sport en Europe, dont la moitié en France. A la salle de Cholet, trois salariés sur quatre ont appris début juillet qu’ils étaient « licenciés pour faute grave ». La prétendue « faute grave », c’est qu’ils se sont rendus à la salle pendant le confinement pour continuer à s’entraîner et à vérifier l’état des machines. C’est à l’évidence un prétexte pour une direction régionale qui, comme à Angers et à Trignac (en Loire-Atlantique), profite visiblement du contexte du Covid-19 pour tenter de mettre à la porte qui bon lui semble, de façon totalement arbitraire.A Cholet, les salariés licenciés ont commencé à faire signer une pétition aux clients utilisateurs de la salle, pétition qui a déjà recueillie des dizaines de signatures. Non aux licenciements !

Aides à domicile de La Roche-sur-Yon

« Vivre de notre salaire, mais pas survivre »

Brève
13/07/2020

Les aides à domicile, privées de primes Covid, ont manifestées le vendredi 10 juillet devant les grilles du conseil départemental de Vendée à la Roche-sur-Yon. Elles ont exprimés leur colère face à la non reconnaissance de leur métier et aux salaires de misère qui est le lot de ces premières de corvée et le non-versement de la fameuse prime Covid.

Pendant toute la crise de la Covid, elles étaient en première ligne, pour apporter des soins de vie, des soins vitaux comme le lever, le manger… Le gouvernement leur a promis une prime Covid, mais plutôt que de verser la prime lui-même, il s’est défaussé sur les départements. Résultat : à ce jour, seulement une poignée de départements ont décidé de verser cette prime, selon leurs propres modalités. Pour la Vendée, elles sont toujours en attente d’une décision du conseil départemental.

Une première mobilisation publique qui en appelle d’autres, remplie d’une certaine fierté d’être « sortie du placard »...