Migrants à la rue à Nantes

La solidarité du voisinage s'organise

Brève
17/08/2019

Depuis le 23 juillet à Nantes, une famille avec 6 jeunes enfants dont un bébé et leur mère enceinte vit place de la Manu, devant l’auberge de jeunesse sous les arcades. Dans l’attente de l’enregistrement de leur demande d’asile fixée au 10 septembre, cette famille arrivée d’Égypte ne survit que grâce à l’élan de solidarité des voisins et des associations humanitaires. Ils ont pu bénéficier de quelques jours d’hébergement à l’auberge grâce à des dons anonymes. Une grand-mère de 88 ans leur a même ouvert la porte de son T3 HLM, car pour elle, cette famille en détresse lui rappelait qu’elle aussi, jeune gamine, elle avait dormi dans la rue, réfugiée de la guerre d’Espagne.

La mairie (de gauche) contactée à de nombreuses reprises, déclare ne rien pouvoir faire et renvoie vers le 115 qui ne répond plus ! Le week-end du 15 août, une autre famille s’est installée, venant d’Afrique et là-aussi, aucune solution n’a pour l’heure été proposée pour ces migrants qui dorment sur le pavé. La mairie et les pouvoirs publics sont aux abonnés absents et se renvoient la balle. En attendant, ces réfugiés ne peuvent compter que sur la solidarité du voisinage.

 

Cougnaud en Vendée

Quand boulot rime avec apéro...

Brève
17/08/2019

L’agence d’intérim Synergie organise un « Apéro job », le jeudi 29 août, pour le groupe Cougnaud, constructeur de bâtiments modulaires industrialisés qui emploie 1450 salariés (dont 950 en Vendée).

Les éventuelles recrues pourront déposer un CV, décrocher un entretien et boire un verre gratuitement… Le responsable de l’agence d'intérim argumente : « le taux de chômage est très bas dans le département. Trouver de la main d’œuvre est difficile. On se doit donc aussi d’innover dans la façon de recruter".

La solution est pourtant simple pour qui manquerait de main d’œuvre : améliorer les conditions de travail et le niveau des salaires.

Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire

Rêves de patron

Brève
17/08/2019

Les Chantiers de l’Atlantique ont lancé une campagne de communication intitulée de façon provocante « Vivez vos rêves » annonçant le recrutement de 400 CDI. Dès cet été des affiches parsèment le littoral et les gares du grand ouest (jusqu’à la gare Montparnasse à Paris) et arriveront dans l’est du pays en septembre.

Le carnet de commande des Chantiers est plein pour les années à venir et faute d’effectifs suffisants dans les bureaux d’études, les ateliers ou à bord des navires en construction, les conditions de travail sont tendues et pénibles.

Les 400 embauches annoncées sont bien loin de ce qui serait nécessaire. Pourtant seulement la moitié de ces emplois est actuellement pourvue alors que des centaines de travailleurs sous-traitants, intérimaires et apprentis voient leur demande d’embauche refusée, même s’ils sont considérés comme suffisamment compétents pour travailler d’ores et déjà sur le site avec un statut plus précaire. Quant aux salaires proposés, ils restent au ras du plancher : de l’ordre de 1300 euros pour un ouvrier qualifié travaillant en équipe.  Loin du rêve annoncé donc, à part bien sûr pour les capitalistes concernés.

2 000 manifestants à Nantes

Contre les violences policières

Brève
05/08/2019

Samedi 3 août, deux manifestations ont eu lieu à Nantes. La première, autorisée, s'est tenue à 11h, et a rassemblé plusieurs centaines de personnes, à proximité de l’endroit où Steve Maia Caniço s’est noyé dans la Loire suite à l’intervention policière contre la fête de la musique.

La deuxième était interdite et était prévue l’après midi au centre ville de Nantes. Les manifestants ont commencé pourtant à se rassembler dans une zone où ils n’en avaient prétenduement pas le droit… Les forces dites de l’ordre n’ont pas osé bouger. Puis, le rassemblement devenant de plus en plus imposant, la manifestation a débuté : quelques 2 000 manifestants ont alors formé un cortège impressionnant, compact, alors que l’on est en plein milieu des congés d’été. De fait l’interdiction de la manifestation jointe au matraquage médiatique prédisant le saccage de la ville par des groupes ultra violents n’a pas empêché la manifestation d’avoir lieu. Et, malgré quelques imbéciles qui ont voulu justifier la propagande gouvernementale en cassant du matériel, elle a été un succès Elle a fait la preuve que malgré tous les moyens de propagande à son service le gouvernement n’en a pas fini avec la contestation de sa politique.

Michelin Cholet

De l'art de brasser de l'air... et des milliards

Brève
02/08/2019

Lors de la première vague de canicule fin juin, la direction de l’usine Michelin de Cholet a mis la gomme pour communiquer à la presse locale toutes les mesures formidables prises pour aider ses salariés à faire face aux grandes chaleurs. Les journaux locaux ont alors relayé, avec une complaisance certaine, les fariboles du patron, avec moult détails techniques sur l’attention portée au taux d’hygrométrie...

Certes, dans les bureaux des managers, la clim’ était de mise. Mais dans les ateliers, c’est à des températures dépassant les 35 voire les 40 degrés que les ouvriers étaient sommés de travailler. Et rien de plus n’a été fait lors de la seconde vague, en juillet, pour rendre les conditions de travail plus supportables.

En somme, comme d’habitude, Michelin a brassé de l’air, déversant quelques belles paroles tout en s’assurant que l’exploitation des travailleurs ne connaisse pas de ralentissement. C’est à ce prix que la famille Michelin se maintient cette année encore dans le top 75 des grandes fortunes françaises du magazine Challenges, avec 1 400 millions d’euros accumulés sur le dos des salariés...