Bonilait à Bellevigny (Vendée)

Fermeture de l'usine

Brève
22/10/2020

Sodiaal a décidé de fermer l’unité de production d’aliments pour bétail Bonilait à Bellevigny. Elle l’avait acheté à Eurial en 2008. Pendant 12 ans, Sodiaal s’est contenté d’engranger la plus-value et invoque maintenant la vétusté de l’usine et la crise Covid pour jeter à la rue les 25 salariés du site.

Le groupe Sodiaal (marques Yoplait, Candia, Entremont…) avec 8 000 salariés est le première coopérative laitière en France, la 3ème en Europe et la 5ème mondiale… Il n’y a aucune raison que ces 25 salariés fassent les frais du manque d’investissements. Sodiaal doit prendre sur ses profits et répartir le travail entre tous à l’échelle du groupe, sans perte de salaire.

Clinique privée du Parc à Nantes

La détermination a payé

Brève
18/10/2020

Après 35 jours de grève dont 29 consécutifs, les salariés de la clinique du parc, établissement psychiatrique du groupe Ramsay à Nantes, sont fiers d’avoir arraché une augmentation de salaire. L’accord prévoit 60 euros net plus une prime de 100 euros net ce mois-ci et des jours de récupérations pour l’habillage et le déshabillage.

Des agents de service, aux aide-soignants ou infirmières, tous sont restés soudés durant cette grève. Ils ont appris à s’organiser et se faire entendre et cela comptera pour l’avenir.

Vendée

Les « naufragés du Ségur » se mobilisent

Brève
16/10/2020

le rassemblement du personnel du CHS Mazurelle à La Roche devant les locaux de l'administration

Le 13 octobre, des rassemblements du personnel de santé et du médico-social des hôpitaux et maisons d’accueil spécialisés se sont multipliés dans la département. Aux Sables-d’Olonne ce sont environ 50 personnes qui se sont retrouvés devant l’ancien hôpital. A Mortagne-sur-Sèvre, une centaine de salariés, sur 125 que compte le site, se sont rassemblés devant le foyer pour adultes en situation de handicap, sachant qu’une continuité du service doit être assurée ! A La Roche-sur-Yon, c’est le personnel des maisons d’accueil spécialisés de La Roche et Longeville-sur-Mer qui s’est retrouvé à 90, sur un effectif total de 160, pour investir les locaux de l’ARS.

Ils protestent contre le "Ségur de la santé" qui les laisse à l'écart des augmentations de salaires accordées à d'autres catégories de personnel. Sans augmentation de salaire mais aussi d'effectifs, ils craignent encore plus de démissions dans des services déjà en situation tendue. 

Dans le même temps, les soignants de l’Ehpad de l’hôpital de La Roche déployaient sur la façade de l’établissement une banderole : « Ehpad en souffrance, personnel en carence ». Ils réclament, eux aussi, des effectifs supplémentaires, des moyens et du matériel.

Et jeudi 15 octobre, ça a été au tour des soignants de l’hôpital spécialisé Mazurelle à La Roche de manifester et protester contre la différence de traitement entre ceux qui ont droit aux 183 € et le secteur médico-social qui en est exclu. C’est devant l’hôpital puis devant les locaux de l’administration qu’à une cinquantaine ils ont tenu a exprimer leur colère devant cette injustice.

Rien n'a changé, si ce n'est en pire, depuis le début de l'épidémie. Pour de vraies augmentation de salaires pour tous, les travailleurs de la santé et du médico-social ont raison de se mobiliser.

CHU de Nantes

Soignants contaminés... mais au travail !

Brève
14/10/2020

Des soignants de l'hôpital de Nantes ont été testés positifs au coronavirus. Mais arguant du manque de personnel, les directions leur ont demandé de venir travailler quand même.

Toute fiere d'afficher un excédent comptable de 3,8 millions d'euros pour 2009, la direction n'a pas jugé bon de s'en servir pour embaucher. Le résultat on le voit. Pour faire face à l'augmentation des patients atteints par l'épidémie, ont fait prendre des risques de contamination supplémentaires à tout le monde : patients comme soignants !

Holvia porc à Laval (Mayenne)

Économie sur les masques = économie sur la santé des salariés

Brève
04/10/2020

L'entreprise a été fermée près de deux semaines début juillet suite à un fort taux de contamination des salariés au COVID. Depuis la reprise le 15 juillet les salariés disposent de masques lavables. Mais aujourd'hui le nombre de lavage a atteint le niveau au delà duquel ils ne sont plus efficaces selon les normes sanitaires en vigueur. La direction propose donc de doter les travailleurs de masques à usage unique mais elle prévoit de conserver les masques lavables pour les utiliser en cas de pénurie de masques jetables. Des économies de « bout de chandelles » faites sur le dos de la santé des salariés. Et ça durera tant que les travailleurs n'auront pas réussi à imposer leur contrôle sur l'organisation du travail comme sur les comptes de l'entreprise.