S20 à La Roche sur Yon

Où est passé l’argent ?

Brève
20/06/2019

S20, entreprise d'électroménager à La Roche sur Yon, est en redressement judiciaire depuis le 24 avril. 82 salariés sont dans l’attente et pour certains c’est le 6ème plan social qui se prépare en 30 ans ! S20 est née en 2014 des cendres de Fagor-Brandt. L'entreprise subit les difficultés du groupe Brandt, filiale à 100% du groupe Cevital, dont les commandes représentent plus de la moitié de l’activité de S20. Issad Rebrab, PdG de Cevital, est incarcéré depuis le 22 avril pour malversations financières suite au soulèvement populaire en Algérie.

Les représentants du personnel rappellent la longue liste des aides publiques, apportées à la direction de S20 pour relancer l’activité : plusieurs millions d’euros au total (certains parlent de 6 millions) et pourtant l’entreprise est aux portes de l’agonie et s’interrogent à juste titre, : « Où est passé tout cet argent ? »

En tous les cas, ces subventions accordées sous prétexte de défense de l'emploi, ont servi surtout à enrichir les actionnaires (Issad Rebrab est considéré comme la première fortune algérienne). Quant au maintien de l'emploi, il dépend avant tout de la capacité des travailleurs mobilisés à se faire craindre et à contrôler où va la richesse créée par leur travail.

CHU d'Angers

Urgences en grève !

« Buzyn, Jaglin, plus de moyens ! »

Brève
28/05/2019

Depuis le 2 mai 2019, les urgences du CHU d’Angers sont en grève et ont rejoint ainsi le mouvement débuté dans d’autres hôpitaux. Les salariés revendiquent : le remplacement des absences sans délai ; la création de postes de jour et de nuit ; une revalorisation salariale.

Grévistes et syndicats ont créé un comité d’organisation de la grève qui décide des actions et publie un journal de la grève diffusé largement. Plusieurs actions ont été menées : opération self gratuit, manifestation sur le pont du tramway et diffusion d’un tract aux usagers et à l’ensemble des travailleurs de l’hôpital – car les problèmes vécus aux urgences se retrouvent dans tous les services.

C’est le résultat de la politique d’austérité du gouvernement Macron que la directrice du CHU d’Angers, Mme Jaglin, applique à la lettre, via un plan d’économies, des fermetures de lits et une augmentation de l’ambulatoire.

Face à ces attaques, comme le disent les grévistes : « C’est tous ensemble qu’il faut lutter, c’est tous ensemble qu’on va gagner ! »

Carrefour de Nantes Beaulieu

Mobilisés contre la répression patronale

Brève
28/05/2019

Mardi 21 mai, des salariés de l’hypermarché Carrefour de Nantes Beaulieu ont débrayé afin de manifester leur colère contre la répression syndicale qui s’abat dans le magasin à l’égard des militants de la CGT.

En effet, la Direction a décidé à l’approche des élections professionnelles de s’en prendre aux militants de ce syndicat connus pour s’opposer à la politique de régression sociale du groupe. La direction veut supprimer 3000 emplois dans les hypermarchés alors 357 millions de dividendes ont été distribués aux actionnaires. Ainsi, à quelques mois d’intervalle, deux syndiqués viennent d’être licenciés pour des motifs futiles parce qu’ils refusaient de se plier aux injonctions de la Direction. Une autre militante vient d’être mise à pied trois jours pour un soi-disant non-respect d’une procédure.

C’est dans ce contexte que la CGT du magasin a appelé les salariés à dénoncer le climat de peur qu’est en train d’instaurer la Direction en se mobilisant. Une pétition contre la répression patronale a récolté 123 signatures (pour environs 200 employés). S’appuyant sur le succès de cette pétition, le syndicat a appelé les salariés à débrayer pour montrer leur refus de venir travailler la boule au ventre.

Avec l’appui de militants d’autres hypermarchés Carrefour et de militants de l’UL de Nantes, des salariés se sont réunis devant la surface de vente à l’ouverture du magasin et ont distribué des tracts à la clientèle pour dénoncer la situation dans le magasin. Ensuite, c’est aux cris de « non aux licenciements abusifs » et « non à la répression syndicale » que les grévistes ont défilé dans le magasin recevant des marques de soutien de nombreux clients.

Cette action s’est terminée en début d’après-midi avec le sentiment de s’être fait entendre de la Direction et la conscience qu’il faudra rester mobilisé afin de continuer à dénoncer les méthodes répressives de cette dernière.

Urgences à Nantes et Saint-Nazaire

En grève

Brève
22/05/2019

En grève à Nantes depuis le 30 avril et à Saint-Nazaire depuis le 10 mai, les personnels des urgences poursuivent le mouvement qui devient national. Ils sont nombreux à être réquisitionnés et ceux qui travaillent se retrouvent en situation très tendue. Ils réclament entre autres « des effectifs soignants à la hauteur des besoins pour pouvoir accueillir dignement les usagers, des lits d’hospitalisation en nombre suffisant pour poursuivre les soins dans un service adapté (…), une reconnaissance financière » et s’inquiètent des 350 fermetures de lits annoncées pour le nouvel hôpital qui doit remplacer le CHU Hôtel Dieu à Nantes.

Ils sont conscients que les urgences ne sont que la partie immergée de l’iceberg et constituent le symptôme d’une structure qui va mal avec un accueil qui se dégrade faute de personnels et de lits en nombre suffisants.

Après une rencontre avec la direction qui ne satisfait pas les demandes de postes et malgré les pressions que celle-ci tente d’exercer, le ton monte. Suite à une nouvelle assemblée générale mardi 21 mai qui a réuni encore plus de monde, de nouvelles actions sont prévues et une manifestation nationale s’organise.  

Agression homophobe à La Roche-sur-Yon

L’intégrisme catholique en action

Brève
22/05/2019

Samedi 18 mai, le centre LGBT de Vendée tenait un stand d’information et de sensibilisation place Napoléon à la Roche-sur-Yon quand un groupe d’une vingtaine d'hommes jeunes a bousculé plusieurs bénévoles, renversé des grilles d’exposition, arraché drapeaux et ballons aux couleurs arc-en-ciel aux cris de « Homo-folie ça suffit », certains arborant le logo de la « Manif pour tous ».

Les agresseurs ont été rapidement identifiés. Bon nombre d’entre eux s’avèrent être des étudiants de l’ICES (Institut catholique d’Etudes Supérieures).

Face à l'évidence, L'ICES dénonce et envisage même de sanctionner les agresseurs. La « Manif pour tous » et le personnel politique local (de droite) a bien été obligé de condamner cette agression. Du maire LR de La Roche, présent sur les lieux au moment des faits, jusqu'au sénateur Bruno Retailleau (ex-villiériste) bien connu, entre autre, pour ses positions pro-manif pour tous, ils sont tous bien embarrassés par les agissements de leurs ouailles, qui ne se sont pas contentés des paroles haineuses et homophobes de la Manif pour tous de 2013 mais sont passés aux actes.