Angers, Maine-et-Loire

Les travailleurs en action... n’en déplaise aux patrons !

Brève
22/01/2020

Sur le sujet des retraites, les représentants départementaux du patronat – du Medef à la CGPME – s’expriment d’une seule voix pour appeler à la fin des grèves et des manifestations, et pour affirmer tranquillement que « il faudra cotiser plus longtemps ». Que les patrons petits et grands comptent sur l’allongement des carrières de leurs salariés pour alimenter les caisses de retraites, c’est bien logique : tout, plutôt que mettre eux-mêmes la main au porte-monnaie !

Mais cette déclaration est choquante, quand on sait qu’ils n’hésitent pas à pousser vers la sortie les travailleurs que, passé un certain âge, ils n’estiment plus assez productifs. Face à tant de mépris, les travailleurs d’Angers et des alentours continuent depuis le début de l’année à apporter la seule réponse qui vaille. Manifestation à 800 le mardi 14 janvier jusqu’à un grand centre commercial, à 1300 le jeudi 16 à la tombée de la nuit, soirée festive à plusieurs centaines, dans une chaude ambiance, le vendredi 17...

La fierté d’avoir relevé la tête, tous ensemble, est bien là. Le combat continue !

Nantes

Manifestations jour... et nuit !

Brève
18/01/2020

Ce mardi 14 janvier à Nantes, la manif interprofessionnelle a encore réunie 1500 personnes malgré la pluie et le vent. Mercredi, à la nuit tombée, une retraite aux flambeaux regroupant 2000 personnes a défilé pendant deux heures dans le centre ville avec torches, slogans, chansons pour finir sur le pont de la Duchesse Anne au son de l’Internationale. Un défilé chaleureux où les salariés du public et du privé mélangés, ont pu échanger sur cette grève qui se prolonge depuis plus de 40 jours et dont ils sont fiers. Jeudi 16, même si le nombre de participants était en baisse par rapport au jeudi précédent, il y avait encore 4 à 6000 manifestants à manifester leur opposition à la réforme des retraites. Et les cheminots, encore très présents et combatifs, en ont profité pour faire grossir leur caisse de grève et ont reçu beaucoup de témoignages de sympathie.

Mr Bricolage à La Roche-sur-Yon

36 CDI sur le carreau ?

Brève
15/01/2020

 

Depuis 2017, Mr Bricolage s’est engagé dans un plan de cession de ces magasins intégrés (lui appartenant en propre). Fin 2019, sur les 65 magasins concernés, 6 demeurent sans solutions, comme par hasard les moins rentables d’après la direction du groupe. C’est le 30 décembre, que cette dernière a annoncé que le magasin de La Roche-sur-Yon faisait parti des 6 magasins non repris en franchise, et donc menacé de fermeture. 36 CDI sont concernés par cette mesure envisagée pour juin 2020. Dans un marché du bricolage qui se porte plutôt bien, avec un chiffre d’affaire global en hausse de 0,4 % en 2018, ce n’est pas aux salariés de faire les frais de la concurrence entre les différents acteurs de ce secteur, qui tous sont engagés dans des restructuration pour dégager un maximum de rentabilité.

Laval ( Mayenne )

Les grévistes bloquent un dépôt de bus

Brève
15/01/2020

Dès 5h, ce mercredi 15 janvier, environ 80 manifestants : des grévistes de l'enseignement, des militants syndicaux, des gilets jaunes s'étaient donné rendez vous devant un dépôt des TUL (Transports Urbains Lavallois). L'accueil des chauffeurs de bus a été plutôt chaleureux et les discussions très fraternelles. Par contre l'accueil de la police très vite sur place a été un peu plus piquant mais les gaz lacrymogènes n'ont pas découragé les militants. Le blocage a duré environ une heure et demi et les grévistes espèrent avoir convaincu au moins quelques chauffeurs de les rejoindre dans la manifestation du lendemain. C'est bien tous ensemble que nous pourrons faire reculer le gouvernement.

La Roche-sur-Yon

Michelin licencie sans écorner ses profits

Brève
15/01/2020

C’est en octobre 2019 que les patrons de Michelin ont annoncé leur décision de fermer l’usine de la Roche-sur-Yon, supprimant ainsi 619 emplois. Jeudi 9 janvier, un accord a été trouvé entre la direction du groupe et l’intersyndicale CFDT-SUD-CGC. Autant il peut satisfaire les actionnaires, autant il est loin de garantir un avenir aux licenciés.

La prime de départ supra-légale sera de 40 000 euros bruts, auxquels s’ajouteront 500 euros par année d'ancienneté. Comme font les grandes entreprises, Michelin va mettre un (tout petit) peu la main à la poche pour faire mine d’aider les travailleurs mis dehors à se former, à se reclasser voire à monter leur affaire...

Ces mesures sont indignes. D’abord parce qu’avec une telle somme, un ouvrier au chômage et sa famille ne peuvent tenir qu’un temps très court. Ensuite parce que les quelques millions déboursés par Michelin pour « accompagner » les ouvriers qu’il met à la rue sont dérisoires par rapport aux profits dégagés sur le dos des travailleurs de la Roche depuis des décennies, et par rapport aux dividendes distribués aux actionnaires plus généralement. Rappelons qu’en 2018, les profits du groupe se sont élevés à 1,68 milliard d'euros.