Loire-Atlantique

11 fusillés pour l'exemple

Brève
12/11/2018

"On croit mourrir pour la patrie, on meurt pour les marchands de canon" (Anatole France). Pour les soldats : un nom sur un monument aux morts, Pour les capitalistes de nouveaux pays ou marchés à exploiter, sans compter les profits de guerre...

Les commémorations du 11 novembre ont célébrés les "morts pour la France" en réalité les morts pour les intérêts des capitalistes français. La trahison des partis ouvriers de l'époque qui, après avoir défendu l'internationalisme ouvrier ont, du jour au lendemain, rejoint le giron de la bourgeoisie impérialiste, a désarmé l'opposition des travailleurs à ce massacre. Des millions de travailleurs sont morts, de toutes nationalités, qui n'avaient aucun intérêt à ce que le Cameroun devienne une colonie française plutôt qu'allemande ou que le Liban, l'Irak et la Syrie passent sous le contrôle des bourgeoisies de France ou d'Angleterre.

Quand cette trahison de l'internationalisme et le bourrage de crâne permanent n'ont pas suffi, l'armée a su faire taire les réclacitrants... en les fusillant. Et cela dès le début de la guerre. La presse locale nous rappelle oportunément que le soldat Julien Le Madec, né à Nantes, a été fusillé dès octobre 1914 (moins de 3 mois après sa mobilisation) pour avoir refusé de saluer un supérieur et, d'après son jugement, parce qu'il était considéré comme un individu dangereux.

Rien que dans le département, 11 soldats ont subi ce sort. Quand le bourrage de crâne patriotard ne suffit pas, la bourgeoise sait utiliser la terreur pour faire marcher tout le monde au pas.

Non, décidément, les intérêts des exploités et ceux des capitalistes n'ont rien de commun !