ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique)

2500 militaires pour déloger des brebis et leurs bergers

Brève
10/04/2018

Les gouvernements successifs ont dû reculer face aux Zadistes en abandonnant le projet d'aéroport à Notre Dame des Landes. Macron avait dû admettre que la modernisation de celui de Nantes Atlantique suffirait à assurer la croissance envisagée du transport aérien. Et comme, dans un cas comme dans l'autre, c'est Vinci qui profitait de l'argent public, l'essentiel était assuré.

Sauf que c'était quand même une reculade et qu'il s'agissait de la faire payer aux Zadistes. C'est ce qu'il est en train de se produire. 2500 militaires suréquipés, des blindés légers, tentent de démanteler les exploitations agricoles mises en place au fil des années et que leurs occupants pensaient légitimement pouvoir continuer d'exploiter. Ils en avaient même fait des demandes collectives. Après qu'une bergerie ait été détruite dès le premier jour de l'intervention, la préfète a déclaré qu'elle ne prenait en compte que les demandes individuelles et le saccage des installations a continué.

L'Etat se venge et Macron montre ses muscles à titre d'avertissement pour tous ceux qui contestent sa politique. Et, sur place, il dresse contre lui l'ensemble des habitants de la zone, les squatteurs comme ceux que l'abandon du projet d'aéroport avait rendu légaux aux yeux de la préfecture.