Sainte-Pazanne (Loire-Atlantique)

Cancers : légitime inquiétude de parents d'élèves

Brève
06/10/2019

A Sainte-Pazanne,  une commune d’environ 6000 habitants, et dans un rayon de dix  kilomètres autour, des parents d’élèves se sont rendus compte que 17 enfants avaient développé des cancers pédiatriques depuis 2015, dont sept dans la même école. Quatre enfants en sont morts.

Les résultats des prélèvements effectués sous l’égide de l’ARS dans une école particulièrement concernée ont été divulgués avant la rentrée scolaire. Ils révèlent que certaines salles ont des concentrations en radon supérieures aux normes (avec des pointes à 2000 becquerels dans une classe quand la norme est à 300 !). A cela s’ajoute la présence de champs électromagnétiques dus à cinq ligne, dont quatre à haute tension, enterrées sous la cour. Et, dans l’air, on note la présence d’insecticides et composés chimiques interdits depuis plus de vingt ans.

Une association de parents d’élèves (« Stop aux cancers de nos enfants ») s’est créée. Elle reproche le caractère ponctuel de ces analyses qui ne prennent pas en compte les effets à long terme et ne tirent pas de conclusion. Ils ont financé eux-mêmes les prélèvements de cheveux des enfants qui révèlent la présence de métaux et de polluants organiques.

Pour l’instant,  la seule mesure effective a consisté à déplacer la ligne rouge au niveau de laquelle les enfants attendaient à la sortie de l’école car elle était située sur les lignes à haute tension. Et il n’existe toujours pas de réseau d’alerte dans les hôpitaux.

Alors les parents continuent à se mobiliser pour réclamer, en plus de l’application d’un principe de précaution, que les services de l’Etat se donnent les moyens de poursuivre sérieusement les recherches.

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