Beneteau à Challans

Deux jours de grève

Brève
03/12/2020

Les 1er et 2 décembre, les salariés de l’usine Beneteau de Challans ont exprimé leur colère face au plan de restructuration en arrêtant le travail.

En septembre dernier, ils ont appris la « mise en sommeil » de leur usine, ainsi que celle de l’Herbaudière à Noirmoutier. 388 salariés sont sur la sellette depuis cette date : 288 à Challans et 100 à l’Herbaudière et pour eux « mise en sommeil » signifie fermeture.

C’est la visite du PdG le 30 novembre, venu négocier la gestion de la « mise en sommeil », qui a fait monter l’inquiétude et la colère dans les ateliers. « Hier on a écouté son discours et on n’a rien appris, alors qu’on ne sait pas ce qu’on va devenir dans quelques mois ».

Après deux jours de grève, la direction a fait un premier geste en lâchant une prime de mobilité variable entre 1 000 € et 6 400 €, au lieu de 300 € à 700 €… mais il reste encore beaucoup d’incertitude sur les mobilités, tant sur la nature des postes proposés que sur leur nombre. Pour le moment 239 postes de production et 13 en bureaux d’études sont proposés sur les sites vendéens de Saint-Gilles, Saint-Hilaire et Commequiers. Le compte n’y est pas.

Un premier avis de tempête de la part des salariés, à une direction qui les méprisent en voulant les déplacer comme des pions en leur concédant des miettes, qui parle de « mise en sommeil » alors qu’elle a programmé l’arrêt des activités d’ici quelques semaines à L’Herbaudière et en juillet à Challans. En tout cas elle a tout à craindre du réveil des salariés… sacrifiés sur l’autel de la finance, comme le dit si bien une banderole à l’entrée de l’usine.

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