Descours et Cabaud à Nantes

La grève pour se faire entendre

Brève
03/03/2018

Les travailleurs de Descours et Cabaud Atlantique étaient plus de 80 % à se mettre en grève jeudi premier mars. Il y a un an tout juste ils avaient déjà fait la démonstration de leur force collective en faisant céder le patron sur un certain nombre de revendications, notamment l’augmentation des salaires. Mais l’application de la convention collective et notamment des coefficients, promise lors du protocole de fin de grève il y a un an, n’est toujours pas négociée ! Concrètement les salariés sont toujours sous-payés par rapport à ce que dit la loi, de plus ils sont beaucoup à n’avoir eu aucune augmentation de salaire malgré des dizaines d’année d’ancienneté.

Derrière l’entreprise de Nantes qui fabrique des pièces de métal il y a une multinationale présente dans de nombreux pays employant des dizaines de milliers de salariés tout en faisant des milliards de bénéfices : 3,2 milliard d’euros en 2016. Et derrière cela il y a les centaines d’actionnaires dont la plupart sont des descendants des créateurs du groupe. Autant de parasites qui vivent des dividendes empochés depuis des décennies sur le dos des travailleurs.

Au piquet de grève mercredi les discussions étaient chaleureuses. D’autres travailleurs de la zone industrielle étaient présents et tout le monde échangeait sur la vie infernale que nous font vivre les patrons.

Après la journée de grève, la direction a accepté l’ouverture des négociations. Elle n'en a pas fini avec les travailleurs !