Angers

Le droit à un toit toujours bafoué

Brève
29/01/2021

Pour la deuxième fois pendant la « trêve » hivernale, un squat de sans-logis vient d’être évacué, mobilisant près de dix fourgons de gendarmes et une demi-compagnie de CRS. Une centaine d’entre eux ont investi le lieu appelé La Grande Ourse où dormaient encore neuf personnes, appliquant une décision de justice d’octobre 2020.

Le propriétaire, PDG des restaurants La Boucherie, a en effet obtenu l’expulsion, refusant d’établir un contrat avec les occupants, comme ceux-ci le proposaient. Le préfet a décidé de ne pas attendre le 9 février, date à laquelle la Cour d’Appel doit se prononcer sur l’expulsion.

Cette expulsion, sans solution réelle de relogement, est un coup de force d’autant plus révoltant que ce lieu abritait migrants, chômeurs, étudiants et travailleurs pauvres, et leur offrait aussi des liens de solidarité et d’entraide, une denrée de plus en plus rare.

Cherchant à faire taire toute contestation, les autorités ont décidé par-dessus le marché de poursuivre un militant solidaire de La Grande Ourse : il est convoqué au commissariat d’Angers le vendredi 29 janvier sous le prétexte d’avoir organisé des « manifestations pas autorisées ».

S’attaquer aux pauvres qui relèvent la tête et à ceux qui luttent à leurs côtés, voilà la politique de cet État au service de la bourgeoisie !

 

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