Airbus (Nantes)

Les débrayages continuent

Brève
15/10/2021

À l’usine Airbus de Nantes, à l’appel de la CGT, une partie des salariés a débrayé voilà trois semaines pour contester les nouveaux horaires, l’augmentation du temps de travail et exprimer aussi leur ras-le-bol sur les conditions de la reprise. Ce débrayage qui concernait toute l’entreprise, n’a pas eu le succès escompté mais ceux qui ont participé, en production essentiellement, ne l’ont pas regretté.

Lundi 4 octobre, des salariés en équipe d’après-midi ont à nouveau spontanément débrayé à plus de 50 % de 16h à 21h, sur les lignes d’assemblage 320 et nacelles appelés aussi entrées d’air, secteurs où sont fabriqués les caissons de réservoir de carburant et ce qui entoure les réacteurs. Ce sont des secteurs où les conditions de travail sont difficiles avec des cadences soutenues. Ils se sont retrouvés plus de 80 en grève avec le soutien de la CGT dans leur action.

Ces salariés réclament de meilleures conditions de travail, l’annulation de la récupération des heures Covid, dénoncent les pressions et les propos méprisants de leur hiérarchie et demandent une augmentation de salaire qui serait de 100 € pour reconnaissance des efforts fournis pendant la crise Covid.

Ils se sont quittés avec la décision de remettre ça en cas de non réponse de la direction. Mardi 12 ils ont à nouveau débrayé à une centaine, un peu plus de monde car les deux équipes ont participé. Pour mardi 19, la CGT, syndicat majoritaire à la production, appelle à deux heures de débrayage sur toute l’entreprise en disant que les problèmes des salariés dans les secteurs caissons et nacelles sont les mêmes dans toute l’entreprise.

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