CHU de Nantes

L'intérêt du personnel est celui de toute la population

Brève
03/02/2020

La CGT du CHU de Nantes a dénoncé l’impréparation des autorités et l’incapacité dans laquelle se trouve le CHU de Nantes et plus globalement l’hôpital public face à une crise sanitaire comparable à l’épidémie en Chine d’un nouveau coronavirus apparu début décembre.

Face à ce que l’OMS qualifie « d’urgence de santé publique de portée internationale », les autorités sanitaires, la ministre de la santé Agnès Buzyn en tête, se veulent rassurantes, promettent la « transparence » et jurent disposer en cas d’épidémie d’un « dispositif bien rodé ». Cela serait peut-être rassurant si les mêmes n'acceptaient pas que le quotidien de l’hôpital soit déjà caractérisé par des Urgences saturées, le manque de lits y compris en réanimation et un personnel exténué et en sous-effectif…

Toutes ces raisons ont déjà poussé les travailleurs des hôpitaux à se mobiliser depuis plus de 10 mois et à appeler à une nouvelle journée de grève et de manifestation le 14 février. En luttant pour améliorer leurs conditions de travail et pour obtenir des embauches, les personnels mobilisés, à Nantes et ailleurs, défendent en fait les intérêts de l’ensemble de la population.

Face au risque d’extension de l’épidémie de coronavirus, pour anticiper toute autre crise sanitaire éventuelle ou tout simplement pour assurer dans de bonnes conditions les soins quotidiens, la lutte des travailleurs est le seul « dispositif » qui vaille.

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