CHU de Nantes

Priorité aux opérations... comptables

Brève
22/02/2018

Dans son édition du 19 février, le journal local Presse-Océan se fait l’écho du nombre très important (320, selon le rapport d’activité du CHU) de malades cardiaques ayant subi une déprogrammation et un report – jusqu’à trois reprises ! – de leur intervention chirurgicale en 2017. Un militant CGT explique que « des chirurgiens ont signalé le cas de patients qui, faute d’être opérés, ont fait des infarctus et des AVC ». Il dénonce une « situation alarmante », un hôpital qui, comme partout, manque de lits (notamment en réanimation chirurgicale) et de personnel. Une patiente est décédée quelque temps après le report de son opération, sans avoir jamais obtenu de nouvelle date d’intervention.

La direction du CHU reconnaît, par un sinistre euphémisme, « l’existence d’un souci » qu’elle prétend bientôt régler par l’ouverture en avril de quatre lits en unité de soins continus. Elle explique être « dans la moyenne des CHU français ». C’est certainement cyniquement vrai ! La dégradation des conditions de soin et de travail dans les hôpitaux est générale. C’est la conséquence des milliards que les gouvernements ont retirés et retirent encore à l’hôpital public (1,6 milliards d’euros d’économies imposées cette année).