Agents territoriaux de Nantes

En grève !

Brève
25/03/2021

Jeudi 25 mars, des agents territoriaux de la ville de Nantes et de Nantes métropole étaient en grève pour contester l'augmentation de leur temps de travail.

Comme dans d'autres communes, la mairie (PS, Europe écologie les verts, PC, UBD), dirigée par Johanna Rolland (PS) s'appuie sur un rapport de la Cour des Comptes pour faire passer le temps de travail de 1547h à 1607h, soit 60h supplémentaires par agent et par an. Elle envisage pour cela de supprimer 6 jours de congés, sur les 33 octroyés actuellement. Avec cette économie, la mairie et la métropole pourraient se passer de recruter 300 agents à temps plein, selon la CGT. Et la mairie ne s'arrête pas là. Suite à la modification des horaires, elle parle déjà de supprimer les tickets restaurant aux agents en équipe.

Alors que les salaires sont bloqués depuis des années, que les conditions de travail se dégradent, les 1607h ne passent pas ! Près de 1000 agents étaient en grève et ont défilé au cri de "Johanna, nous voilà" jusqu'aux portes de la mairie. Divers secteurs étaient représentés : la voirie, la propreté urbaine, les espaces verts, le service de l'eau... C'est une première journée avec des perspectives d'élargissement à d'autres collègues de Nantes et de Nantes métropole mais aussi aux communes voisines, où les travailleurs sont également attaqués.

 

Vaccination à La Roche-sur-Yon

Gros profits et petits moyens

Brève
21/03/2021

Les soignants du centre de vaccination de la Roche-sur-Yon sont à pied d’œuvre depuis le 18 janvier. Si la rémunération des professionnels de santé est assurée, en revanche les remplaçants, les salariés et les retraités, ces chevilles ouvrières du plan de vaccination gouvernemental, vaccinent bénévolement sans indemnisation depuis cette date.

L’ARS (Agence régionale de la santé) et la CPAM (Caisse primaire d’assurance maladie) se renvoient la balle sur le sujet. En attendant de dépêtrer ce fatras administratif, les « petites mains » poursuivent bénévolement leur œuvre de santé publique.

C'est une image de l'organisation capitaliste de la société. En haut les laboratoires dictent leurs conditions aux gouvernements dans la plus grande opacité pour s'assurer un maximum de bénéfices. En bas on fait appel au dévouement de la population pour pallier l'insuffisnce des effectifs médicaux.

Cholet, Maine-et-Loire

Une « émeraude » ne fera pas refleurir le désert médical

Brève
19/03/2021

L’agglomération de Cholet, comme bien des villes moyennes, est devenue depuis des années un quasi-désert médical, où 17% de la population ne trouve pas de médecin traitant. Affirmant sa détermination à y remédier, le Conseil régional, avec le concours de mutuelles de santé et de la CPAM, vient d'ouvrir un « service médical de proximité » nommé Émeraude.

Personne ne trouvera à critiquer cette initiative... sauf que les médecins étant introuvables, ce seront des retraités qui vont être recrutés pour faire le travail ! De plus, parmi les organismes qui soutiennent Émeraude, il y a VYV, un groupement de mutuelles de santé qui a ces derniers temps fermé la pharmacie mutualiste d'Angers et aussi celle de Cholet, licenciant les employés au passage.

Un bricolage qui va se révéler insuffisant pour les 9 000 personnes qui cherchent un médecin, et avec des partenaires pas bien recommandables !

 

PCM, Champtocé – Maine-et-Loire

En grève pour les salaires

Brève
19/03/2021

Chez PCM, entreprise qui produit des pompes pour le secteur pétrolier et l’agroalimentaire, les discussions annuelles sur les salaires ont mal tourné pour la direction. Estimant que le patron se moquait d’eux en ne proposant que 0,5 % d’augmentation générale (environ 10 euros), 95% des 100 ouvriers se sont mis en grève totale le vendredi 12 mars.

Le mécontentement était tel que pour la première fois, un nombre conséquent d'employés des bureaux et de cadres ont débrayé à plusieurs reprises pour apporter leur soutien aux ouvriers, et se sont refusés à les remplacer en jouant le rôle de briseurs de grève.

La direction, qui ces dernières années a morcelé l’entreprise en plusieurs établissements afin de diviser les travailleurs, a d’abord fait mine de ne rien céder, comptant sur l’usure du mouvement. Mais le moral était bon parmi les grévistes qui, contents de profiter d’un temps printanier, ont fait savoir en direct au nouveau directeur du site qu’il ferait bien de les entendre.

Jeudi 18, la direction a fini par céder une augmentation de 24 euros immédiatement, plus 6 euros conditionnés aux résultats de l'entreprise fin juillet. Ce ne sont pas les 40 euros revendiqués au départ mais ce recul du patron a été arraché par la lutte. Les grévistes ont décidé de reprendre le travail le vendredi 19, tous ensemble et la tête haute.

 

 

Nantes

Intermittents, précaires de la culture et de la restauration manifestent

Brève
12/03/2021

Les UBER devan le théâtre Graslin

Brève Nantes

Après avoir tenté une occupation des locaux de la DRAC (Direction Régionale de l’Action Culturelle) des Pays de la Loire le 4 mars, et alors que le 10 mars les employés de la Drac étaient renvoyés chez eux sur ordre du préfet, les professionnels du spectacle ont décidé en assemblée générale, d’occuper dans la foulée le théâtre Graslin à Nantes. Ils demandent le retrait pur et simple de la réforme chômage, un plan massif de soutien à l’emploi pour les salariés de la culture, la réouverture immédiate des lieux des théâtres, cinémas et autres, la prolongation de l’année blanche…
L’occupation se fait jour et nuit, tolérée par la mairie (PS) qui dit soutenir les revendications mais limite à 45 personnes le nombre d’occupants. Tous les jours à 13h ils organisent une agora devant le théâtre pour échanger et expliquer le sens de leur lutte.
Vendredi 12 mars, l’agora a été rejointe par les « Uber » en lutte qui manifestaient leur colère contre un arrêté municipal de la ville de Nantes interdisant l’accès des scooters non électriques aux rues piétonnes du centre ville, sous prétexte des nuisances que cela entraîne pour les riverains. Le problème c'est que cela équivaut à les empêcher de travailler dans ce secteur.