Brissac-Quincé (Maine-et-Loire)

Recul de la direction à la Poste

Brève
17/05/2009

Les facteurs de Brissac-Quincé (à 20km d'Angers) ont fait grève du lundi 20 avril au mercredi 22 avril, contre la réorganisation "facteur d'avenir".

La Poste voulait changer leur rythme de RTT en leur faisant perdre 11 jours de RTT par an. A 75 % en grève pendant ces trois jours, les facteurs de Brissac ont montré leur détermination. Le 3ème jour, après plusieurs séances de "pseudo-organisation", ils sont allés à la rencontre de ceux de la Recette Principale d'Angers avant de s'inviter à la Direction Régionale.

Et finalement, le mercredi après-midi, la Poste a accepté de lâcher sur deux points importants : les facteurs de Brissac conservent leurs RTT, et ils ne seront pas divisés en 2 équipes, contrairement à ce que souhaitait la direction.

Certes, "facteur d'avenir" passe quand même, entraînant l'aggravation des conditions de travail et la suppression de 2 emplois. Mais cerecul de la direction en appelle d'autres et cette petite victoire est la meilleure façon de préparer l'avenir.

Nantes (Loire atlantique).

Sollicitude gouvernementale

Brève
17/05/2009

Selon le directeur départemental du travail de Loire-Atlantique, 311 entreprises auraient eu recours au chômage partiel depuis le début de l'année.

Le gouvernement vient de faire paraître au journal officiel le mode d'emploi permettant de dégrever des ponctions étatiques les entreprises en difficultés. Mais rien de ce genre n'est prévu pour les salariés qui voient leurs revenus amputés par le chômage. Un exemple de plus de la sollicitude de l'État pour les possédants.

Quant aux travailleurs s'ils ne veulent pas payer une crise dans laquelle ils n'ont aucune responsabilité il faudra qu'ils sachent se faire entendre.

Angers (Maine-et-Loire)

Pas jojo la terre d'asile

Brève
17/05/2009

Selon l'organisation Terre d'Asile, la situation des demandeurs d'asile en Anjou s'est considérablement dégradée ces derniers mois. En effet, alors que de septembre 2008 à avril 2009 le nombre de personnes à accueillir a doublé, 80 places d'hébergement d'urgence ont été fermées dans le département de Maine-et-Loire !

Aussi les familles et les individus qui arrivent du Darfour, d'Erythrée ou de Tchétchénie, fuyant la guerre et la misère, sont-ils bien souvent contraints de "squatter" des lieux à peine habitables : une gendarmerie désaffectée aux Ponts-de-Cé l'an passé (dont la police les a bien sûr expulsés) ; actuellement un bâtiment rue Lionnaise à Angers (où les pouvoirs publics leur cherchent encore des histoires). C'est que le ministère de l'intérieur a des quotas de reconduites à la frontière à respecter et Sarkozy des électeurs d'extrême droite à flatter...

Mais ni les verrous législatifs, ni la chasse aux "sans-papiers" n'empêcheront jamais les réfugiés d'affluer vers les pays les plus riches de la planète. Ces travailleurs et leurs familles sont des nôtres. Ils ont droit à toute notre solidartité.

France

C'est moyen moyen

Brève
17/05/2009

La crise atteint tout le monde et Ouest-France s'est intéressé dernièrement au revenu des "classes moyennes" dont le pouvoir d'achat diminue. Mais parmi celles-ci, l'auteur cite une directrice d'école, un ouvrier et une coiffeuse...

Pour ce journal les classes moyennes "inférieures" (quand même) gagnent entre 1120 euros et 1750 euros par mois, et "les classes aisées" se situent à plus de 2600 €. C'est dans l'air du temps de considérer ceux qui, dans le monde du travail, ont encore un salaire assuré comme des quasi privilégiés, mais quand même.

Saumur (Maine-et-Loire).

Wauquiez brasse de l'air

Brève
17/05/2009

Le jeudi 26 mars 2009, Laurent Wauquiez, secrétaire d'État chargé de l'emploi, était en visite au Pôle Emploi de Saumur, sous-préfecture du Maine-et-Loire. La veille, la presse avait annoncé le chiffre de 80 000 demandeurs d'emplois supplémentaires pour le mois de février.

C'est donc bien naturellement qu'un journaliste a demandé à ce jeune politicien de l'UMP ce qu'il proposait à ceux qui sont frappés par des licenciements.

Réponse de l'intéressé (cité par le Courrier de l'Ouest du vendredi 27 mars 2009) : "Il faut faire en sorte qu'on sorte de la logique un peu passive de l'emploi dans laquelle on s'était enfermé. Un exemple : vous étiez dans le secteur de la mécanique, vous perdez votre emploi, vous cherchez dans la mécanique". Ah oui, pas bête, il fallait y penser... Autre perle : "Il faut aller chercher les emplois et se battre pour les trouver". Mais attention : "Il n'y a pas de solution miracle".

Arrêtons là le florilège. Ce n'est pas tous les jours qu'on accueille des grosses têtes comme ça dans le département et on espère que les employés du Pôle Emploi, qui en sont à gérer entre 150 et 200 dossiers à la fois au lieu de 100 il y a un an, ont pris la mesure de l'événement !