Site Michelin de La Roche-sur-Yon

Investissements publics, profits privés

Brève
11/03/2021

Le 8 mars dernier, la Région, le Département, l’Agglomération de La Roche ont signé avec Michelin, une lettre d’intention, pour la création d’un « pôle d’innovation sur les énergies renouvelables » en lieu et place de l’ancienne usine de pneus poids-lourds.

Dans un premier temps une station multi-énergies (hydrogène vert, BioGNV – gaz naturel pour véhicules – et électricité) doit ouvrir fin août - début septembre. C’est un investissement de 3,5 millions d’euros financés par l’État, la Région, le Département et l’Agglo. Côté emploi, les chiffres varient entre quelques-uns et une quarantaine d’emplois indirects. Quant à Michelin aucun chiffre n’est avancé et il reste propriétaire du site …

C’est en octobre 2019 que Michelin annonçait la fermeture du site de La Roche avec 619 suppressions d’emplois à la clé. Depuis Michelin continue à bien se porter, avec un résultat pour 2020 de 625 millions d’euros ! De plus, Michelin a dégagé 2 milliards d’euros de trésorerie et s’est désendette de 1,6 milliard d’euros !

L’Etat, la Région, le Département et l’Agglo gavent d’argent public les patrons qui accumulent des profits et qui licencient.

Vendée

PAPI fait de la résistance

Brève
03/03/2021

Vue aérienne de la Faute-sur-Mer le 1 mars 2010

Le Programme d’Action de Prévention des Inondations du bassin de la Vendée (Papi), qui concerne le bassin-versant de trois rivières (la Sèvre, l’Autise et la Vendée, vient de franchir une première étape. En effet, la réfection des ouvrages hydrauliques (écluses) vient de se terminer, 11 ans après le passage de la tempête Xynthia, qui a fait 47 morts dont 29 dans la seule commune de La faute-sur-Mer en Vendée, en février 2010.

Il reste la rénovation des digues maritimes et fluviales à réaliser. Selon le syndicat mixte du bassin Vendée Sèvre Autise, chargé des études et des travaux, cela correspond à 120 kilomètres de digues fluviales à reprendre et à conforter, et 16 kilomètres de digues maritimes à refaire… d’ici 2024.

Le « quoi qu’il en coûte » s’applique pour sauver les banques, comme en 2008, ou pour venir en aide aux grosses entreprises face à la pandémie actuelle, mais pas quand il s’agit de protéger les populations. Un ordre des priorités révélateur.

 

Les Sables-d’Olonne (Vendée)

Non à la fermeture de l’EREA

Brève
15/02/2021

L’Établissement régional d’enseignement adapté (EREA) des Sables va disparaître purement et simplement à la fin de l’année scolaire.

A la fois collège et lycée professionnel, il accueille environ 90 jeunes de la 6ème au CAP. C’est le seul établissement de ce type dans le département, destiné aux élèves en grande difficulté scolaire et sociale.

Après les suppressions de budget, de personnel, les erreurs de gestion et la casse des conditions de travail, c’est l’annonce brutale de la fermeture de 12 février par l’inspection académique. Pour le personnel c’est la stupeur et la colère.

Et les questions fusent, sans aucune réponse pour le moment de l’inspection académique et du rectorat : Que vont devenir les élèves, alors que les classes d’enseignement adapté des autres établissements vendéens sont déjà saturées ? Que va-t-il advenir des personnels ? Dans quelles conditions vont-ils être reclassés ? Certains aux spécialités très spécifiques s’interrogent sur leur avenir.

Dans cette période de crise sanitaire, il est plus nécessaire que jamais de maintenir toutes les classes et tous les établissements scolaires pour répartir les effectifs dans un maximum des locaux.

LU (Loire-Atlantique)

C'est pas du gâteau

Brève
14/02/2021

Mardi 9 février, devant LU (groupe Mondelez) à la Haye Fouassière, près de Nantes, un rassemblement de soutien était organisé par la CGT. 80 travailleurs de l'usine et d'autres entreprises se sont ainsi retrouvés. De plus, certains salariés ont débrayé à l’intérieur de l’usine.

Le groupe Mondelez, un des plus grands groupes mondiaux de l’agro-alimentaire, avec un chiffre d’affaires de 26 milliards de dollars, fait des profits records en ce moment avec la vente de petits gâteaux sucrés et salés. Pour maintenir la pression, il n'y va pas avec le dos de la cuillère quand il sanctionne les salariés de son usine : l’un d’eux a été licencié pour avoir répondu à son téléphone sur son lieu de travail, un autre, délégué CGT, a pris sept jours de mise à pied parce qu'il portait une bague au doigt pendant une réunion avec la direction et dernièrement, un salarié ayant refusé de se laver les mains devant un chef a écopé de trois jours de mises à pied ; la situation sanitaire servant de prétexte. Il s’agit en fait d’instiller la peur en s'attaquant à des travailleurs qui ne se laissent pas faire.

Alors, ce rassemblement a fait du bien à ceux qui étaient présents, conscients que ce qui compte, c'est la solidarité entre travailleurs.

Bien entendu, tout le monde sait qu'il faudra être encore plus nombreux en lutte pour que la peur change de camp mais, face à ses attaques, c’est un premier pas de montrer que les travailleurs combatifs ne se laissent pas intimider. Et c'est bien cela qui comptera dans l'avenir.

Aides à domicile de Vendée

En grève et manifestation

Brève
08/02/2021

Pendant la crise du covid, les aides à domicile, principalement des femmes, étaient en première ligne. Et alors que le virus circulait, ces travailleuses ont dû se battre pour arracher les équipements nécessaires de protection : masques et gel hydroalcoolique afin de continuer de s’occuper des usagers.

En guise de remerciement, le conseil départemental de la Vendée a octroyé une prime équivalent à 75 € bruts ; une blague !

Les salaires des aides à domicile atteignent difficilement les 1 000 € par mois. En plus de cela, elles engagent des frais liés à l’usage de leur voitures personnelles pour réaliser les tournées chez les usagers. A la Roche-sur-Yon, le maire Luc Bouard (ex-LR, macron-compatible), après plusieurs rencontres, refuse toujours de leur accorder des macarons pour stationner gratuitement et éviter la verbalisation par la police municipale lors des tournées.

Ces conditions de travail, les salaires de misère, le mépris des politiciens, localement ou nationalement, ont poussé ces travailleuses à participer à la grève du 4 février. A la manifestation de la Roche-sur-Yon, elles étaient en tête du cortège. Si la grève était minoritaire, les grévistes étaient très contentes de leur participation et de se faire entendre dans la rue sans compter que leurs collègues à Fontenay-le-Comte, autre ville de Vendée, étaient à 75% en grève ; une première !