La Poste à Rezé (44)

Contre les suppressions d'emplois et la fermeture de bureaux

Brève
05/02/2021

Jeudi 4 février, près de 200 personnes se sont rassemblées devant le bureau de poste des Trois moulins à Rezé, menacé de fermeture pour juillet. Habitants du quartiers et postiers grévistes se sont retrouvés pour protester contre cette décision. En effet, le bureau du 8 mai est déjà fermé pour être transformé en agence bancaire et il ne resterait qu'un bureau à Château de Rezé. Une pétition a recueilli un très bon accueil.

Les habitants et les postiers comptent bien poursuivre la mobilisation pour le maintien des services postaux et des emplois.

 

Angers

Le droit à un toit toujours bafoué

Brève
29/01/2021

Pour la deuxième fois pendant la « trêve » hivernale, un squat de sans-logis vient d’être évacué, mobilisant près de dix fourgons de gendarmes et une demi-compagnie de CRS. Une centaine d’entre eux ont investi le lieu appelé La Grande Ourse où dormaient encore neuf personnes, appliquant une décision de justice d’octobre 2020.

Le propriétaire, PDG des restaurants La Boucherie, a en effet obtenu l’expulsion, refusant d’établir un contrat avec les occupants, comme ceux-ci le proposaient. Le préfet a décidé de ne pas attendre le 9 février, date à laquelle la Cour d’Appel doit se prononcer sur l’expulsion.

Cette expulsion, sans solution réelle de relogement, est un coup de force d’autant plus révoltant que ce lieu abritait migrants, chômeurs, étudiants et travailleurs pauvres, et leur offrait aussi des liens de solidarité et d’entraide, une denrée de plus en plus rare.

Cherchant à faire taire toute contestation, les autorités ont décidé par-dessus le marché de poursuivre un militant solidaire de La Grande Ourse : il est convoqué au commissariat d’Angers le vendredi 29 janvier sous le prétexte d’avoir organisé des « manifestations pas autorisées ».

S’attaquer aux pauvres qui relèvent la tête et à ceux qui luttent à leurs côtés, voilà la politique de cet État au service de la bourgeoisie !

 

La Roche-sur-Yon

Mobilisation contre une menace d'expulsion

Brève
18/01/2021

Une famille originaire de Géorgie et vivant à La Roche-sur-Yon depuis 2013 est sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français. Au bout de 8 ans passés à La Roche, cette famille de 5 personnes, un couple avec ses 3 filles de 10, 9 et 5 ans (la dernière est née en France) peut être expulsée à tout moment, tous les recours possibles étant épuisés.

Un collectif s’est créé pour empêcher cette expulsion révoltante et a récolté plus de 16 000 signatures en un peu plus d’une semaine et organisé un rassemblement le dimanche 17 janvier qui a réuni 150 personnes devant la Préfecture.

Une mobilisation qui fait du bien face à la multiplication des expulsions d’un gouvernement qui singe le Rassemblement National dans sa démagogie anti-immigrés.

Ouest Production - Lapeyre (Vendée)

Fermeture d’usine programmée ?

Brève
13/01/2021

Mardi 12 janvier les travailleurs de l’usine Ouest Production à La Chaize-Giraud en Vendée, ont débrayé pour la deuxième fois en un mois, pour protester contre la cession de Lapeyre par Saint-Gobain au fonds d’investissement Mutares. Cette usine de fabrication de portes en bois, PVC et aluminium, compte 173 salariés.

Suite à une fuite, les syndicats dénoncent un « business plan » qui comprendrait la fermeture de trois usines, dont Ouest Production. Ainsi Saint-Gobain aurait sous-traité à Mutares un plan de fermetures d’usines et de magasins qui supprimerait près de 750 emplois sur 3 500.

Les travailleurs ont raison de ne pas accepter que les profits commandent au détriment de leur salaire qui est leur seul moyen d'existence

Omega Systèmes (Loire-Atlantique)

En grève contre le plan de licenciements

Brève
13/01/2021

 

Mardi 12 janvier, les travailleurs d’Omega Systèmes Atlantique, à Saint-Philbert-de-Grandlieu, entreprise spécialisée dans la découpe de matériaux composites entamaient leur 8e jour de grève pour s’opposer aux 29 licenciements, sur un effectif de 77, annoncés le 4 janvier.

Rien ne justifie ces licenciements, si ce n’est la recherche effrénée du profit. Tout porte en effet à penser que Web Industries, le groupe américain qui a racheté l’entreprise en 2019, se porte bien, notamment sa branche médicale dont la direction refuse de divulguer les chiffres. Et, quoi qu’il en soit, Oméga produit essentiellement pour Airbus, un groupe qui a accumulé les milliards de bénéfices pendant des décennies.

Une quinzaine de grévistes se sont installés devant l’entrée de l’usine. Du matin au soir, malgré le froid et les regards des huissiers et des cadres, ils y font la démonstration de leur solidarité et de leur détermination. Ils sont fiers de ne pas se laisser faire et savent aussi apprécier ce moment de liberté, notamment vis-à-vis d’un management particulièrement agressif.

Leur piquet leur permet aussi de s’adresser aux autres salariés de l’usine pour essayer de les entraîner avec eux car, si la grève a déjà désorganisé une partie de la production et des expéditions, ils savent qu’ils seront d’autant plus forts qu’ils seront plus nombreux.

De la famille et des amis, des anciens collègues, des salariés d’autres entreprises et des militants sont venus apporter leur soutien car chacun sent que leur grève, alors que les licenciements se multiplient dans l’aéronautique et ailleurs, exprime les intérêts de l’ensemble des travailleurs.