CHU d’Angers

Une médaille bien méritée

Brève
13/01/2021

Le gouvernement a remercié ses meilleurs serviteurs en leur octroyant le grade de Chevalier dans l’ordre national de la Légion d’honneur. En bonne élève, la directrice du CHU d’Angers a été décorée. Elle a coché toutes les cases :

  • la suppression de 163 postes en 3 ans ;
  • un début de crise sanitaire sans masques au prétexte qu’ils étaient inutiles ;
  • une offre de lits pour quelques patients de la région Grand Est à grand renfort de caméras ;
  • le maintien des salariés atteints du Covid à leur poste de travail ;
  • des restructurations menées tambour battant en plein plan blanc ; etc.

Une médaille bien méritée, donc. Obtenue sur le dos des travailleurs du CHU !

Michelin (Cholet)

Non au plan de destruction des emplois !

Brève
07/01/2021

Michelin compte supprimer 2 300 emplois en France d’ici à 2024, dans les bureaux et aussi en production. Le PDG appelle cette coupe de 10 % dans les effectifs un « plan de simplification et de compétitivité », et il n’épargnera pas le site de Cholet.

Comme dans toutes les usines du groupe, Michelin veut y opérer une baisse des effectifs : dans cette usine où il y a près de 1 200 ouvriers, ce sont des dizaines d’emplois qui sont menacés, peut-être plus de 150 sur trois ans. Le patron explique qu’il évitera les licenciements secs en recourant aux départs en pré-retraites, et aussi à une rupture conventionnelle collective. Même s’il trouve des « volontaires » (ce n’est pas impossible, vu les conditions de travail !), ces destructions d’emplois sont inacceptables dans une période où le chômage fait des ravages dans la population.

Le dividende distribué par action a été multiplié par trois depuis 2009, la famille Michelin reste dans le top 100 des familles bourgeoises les plus riches : prenons sur les bénéfices passés et présents pour maintenir tous les emplois !

Angers et Trélazé (Maine-et-Loire)

Voitures brûlées... et société malade

Brève
06/01/2021

Dans la nuit du 31 décembre 2020, puis les deux nuits suivantes, des voitures ont été brûlées, dans le quartier de la Roseraie et aussi à Trélazé. La cinquantaine de véhicules détruits appartenaient à des habitants modestes, qui ne pourront pas si facilement se racheter cet outil indispensable pour aller gagner son salaire. Certains véhicules appartenaient aussi à des associations qui aident les handicapés ou combattent les discriminations anti-LGBT.

Ces actions, comme les agressions envers les pompiers venus éteindre les incendies, sont le signe, chez les adolescents et jeunes adultes qui se sont ainsi défoulés, d’une inconscience et d’une absence de repère totales.

Mais elles sont surtout le signe d’une société malade. A Angers comme à Trélazé, de telles exactions ne se produiraient pas année après année si les jeunes qui grandissent dans les cités HLM voyaient leur avenir avec confiance. Mais comment le pourraient-ils, quand leurs parents et leurs proches se débattent contre la précarité grandissante engendrée par le capitalisme en crise ?

Oui, les jeunes doivent se révolter, en visant non la voiture du voisin, mais le système qui les écrase.

 

Nantes

Manifestation de soutien aux sans-papiers et sans-domiciles

Brève
22/12/2020

« Des papiers pour tous les sans-papiers, des maisons pour tous les sans-maisons » Dans le cadre d'une journée internationale des migrants vendredi 18 décembre, plus d’une centaine de réfugiés, travailleurs sans-papiers, militants associatifs et politiques ont manifesté à Nantes jusqu’à la préfecture pour exiger liberté de circulation et d'installation, droit au travail et au logement.

En fin de rassemblement, des prises de paroles ont rendu hommage à l’un d’eux qui s’est suicidé récemment en se jetant dans la Loire ; ses compagnons tiennent à affirmer qu’ils ne sont pas des déchets et ne demandent qu’à être traités avec respect.

Il est en effet révoltant que rien ne soit mis en œuvre pour que personne ne dorme à la rue, dans de squats insalubres ou sur des matelas entassés dans des gymnases. La revendication de réquisition de logements vacants est pleinement justifiée.

Angers

Non à la fermeture de la Pouponnière Pimloo

Brève
22/12/2020

Vendredi 18 décembre au matin, les 17 salariées de la Pouponnière Pimloo à Angers ont débrayé, avec un large soutien syndical, pour s’opposer à la fermeture de cette structure de la Protection de l’Enfance. Cette pouponnière peut accueillir jusqu’à 14 enfants de 0 à 3 ans et, si elle ferme, ces salariées perdront leur emploi.

Le groupe VYV3, qui gère la pouponnière, veut leur imposer une rupture conventionnelle collective et le placement des enfants en famille d’accueil, une solution qui permet de faire des économies, et cela dès avril 2021. Le département manque déjà de familles d’accueil, mais c’est un détail pour le président UDI du Conseil départemental. Le département, propriétaire des locaux, a en effet décidé de les vendre à un promoteur immobilier. VYV3 qui a des moyens, n’a visiblement pas cherché à trouver de nouveaux locaux.

Mais c’est sans compter sur la détermination des salariées qui sont bien décidées à ne pas laisser faire un tel gâchis, pour des histoires de gros sous.