GRDF (Nantes)

Rassemblement en soutien aux grévistes

Brève
13/12/2020

Jeudi 12 décembre, c’est à plus d’une centaine que les travailleurs de différentes entreprises se sont retrouvés sur le site GRDF de Saint Herblain, près de Nantes. Les travailleurs de GRDF sont mobilisés depuis deux semaines. Ils craignent en effet que les nouvelles réglementations concernant l’accès au gaz des particuliers, ne finissent par supprimer certains de leurs emplois. Il serait prévu de supprimer purement et simplement l’accès au gaz pour les nouvelles constructions de maisons individuelles, puis la disparition du gaz est envisagée pour les nouveaux logements collectifs, au prétexte que le gaz ne serait pas assez écologique.

De plus, alors que les interventions des salariés de GDRF sur le terrain et chez les particuliers n’ont pas cessé durant les deux confinements, la direction de l’entreprise a fait le choix de verser des primes « Covid » de 1000 euros essentiellement… à certains encadrants ! C’est une des raisons de la colère des employés, et c’est d’ailleurs pour cela qu’ils réclament maintenant des augmentations de salaires pour tous !

La mobilisation qui dure fait prendre conscience à certains travailleurs de l’Énergie qu’ils ont raison de se battre même si la partie n’est pas gagnée d’avance. Ce mouvement peut faire tache d’huile et c’est ce que craint le patronat des différentes entreprises du secteur. Les travailleurs continuent à populariser leur mouvement. C’est leur force et ils ont bien raison de s’en servir.

 

Enseignement catholique en Vendée

L’ICES aux anges...

Brève
04/12/2020

La CGT de l’enseignement supérieur a collationné les différentes subventions publiques accordées à l’Institut Catholique d’Etudes Supérieures de Vendée installé à La Roche-sur-Yon, le résultat est édifiant.

L’Agglomération de La Roche-sur-Yon s’est montré très généreuse en augmentant sa subvention pour l’année 2020 de 28,7 % : 139 000 euros.  Le département n’a pas été en reste pour jouer les pères Noël avec plus de 2 millions d’euros pour le fonctionnement en 2020, auxquels il faut ajouter 1,5 millions d’euros sur la période 2018-2020 pour l’extension des locaux, sans oublier la jouissance à titre gracieux des locaux… Et la Région va dans le même sens avec plus de 5,6 millions d’euros alloués en 2018 (dernier compte connu).

D’un côté des largesses de l’Agglomération, du Département et de la Région qui distribuent l’argent public à l’enseignement privé catholique, de l’autre l’enseignement public mis au pain sec et à l’eau par l’État. L’Université de Nantes peine à doter correctement le campus de La Roche-sur-Yon : locaux trop étroits, personnels réduits, projets pédagogiques insuffisamment dotés…

L'argent public doit servir à financer l'enseignement public, pas l’enseignement privé.

Beneteau à Challans

Deux jours de grève

Brève
03/12/2020

Les 1er et 2 décembre, les salariés de l’usine Beneteau de Challans ont exprimé leur colère face au plan de restructuration en arrêtant le travail.

En septembre dernier, ils ont appris la « mise en sommeil » de leur usine, ainsi que celle de l’Herbaudière à Noirmoutier. 388 salariés sont sur la sellette depuis cette date : 288 à Challans et 100 à l’Herbaudière et pour eux « mise en sommeil » signifie fermeture.

C’est la visite du PdG le 30 novembre, venu négocier la gestion de la « mise en sommeil », qui a fait monter l’inquiétude et la colère dans les ateliers. « Hier on a écouté son discours et on n’a rien appris, alors qu’on ne sait pas ce qu’on va devenir dans quelques mois ».

Après deux jours de grève, la direction a fait un premier geste en lâchant une prime de mobilité variable entre 1 000 € et 6 400 €, au lieu de 300 € à 700 €… mais il reste encore beaucoup d’incertitude sur les mobilités, tant sur la nature des postes proposés que sur leur nombre. Pour le moment 239 postes de production et 13 en bureaux d’études sont proposés sur les sites vendéens de Saint-Gilles, Saint-Hilaire et Commequiers. Le compte n’y est pas.

Un premier avis de tempête de la part des salariés, à une direction qui les méprisent en voulant les déplacer comme des pions en leur concédant des miettes, qui parle de « mise en sommeil » alors qu’elle a programmé l’arrêt des activités d’ici quelques semaines à L’Herbaudière et en juillet à Challans. En tout cas elle a tout à craindre du réveil des salariés… sacrifiés sur l’autel de la finance, comme le dit si bien une banderole à l’entrée de l’usine.

Thales (Cholet)

Un avenir radieux, version capitaliste

Brève
02/12/2020

: Le groupe Thales, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 19 milliards d’euros en 2019, vient d’annoncer qu’il va agrandir son site de Cholet et passer de 1 650 à 2 150 salariés en 2023.

Personne à Cholet ne peut déplorer la création de 500 emplois supplémentaires, si jamais elle se confirme – en particulier au moment où 83 emplois sont menacés dans l’usine Catimini de Saint-Macaire-en-Mauges. Mais il est significatif que ces perspectives de développement concernent une entreprise liée au secteur militaire.

Des milliards sont engloutis dans ce secteur destructeur par excellence, alors que les richesses produites par la société seraient bien mieux utilisées, la crise sanitaire le prouve, si elles étaient investies dans l’éducation, la santé, le transport, le logement... ou encore dans la reconversion de l’industrie d’armement vers des productions socialement utiles.

Mais non, dans ce système pourri, rien de plus rentable pour les milliardaires à la recherche de profits que de miser sur les guerres actuelles et futures.

 

Michelin La Roche-sur-Yon

Des licenciements jamais justifiés

Brève
02/12/2020

Le 10 octobre 2019, les 619 salariés de Michelin apprenaient la fermeture de leur usine. A ce jour 394 salariés ont été licenciés. Pour les autres, 126 ont dû accepter une mobilité dans un autre site du groupe, et 67 sont partis en retraite anticipée...

Pour 26 salariés, élus ou représentants syndicaux, le droit du travail impose un accord de l’inspection du travail avant leur licenciement. Or, le 28 novembre dernier, l’Inspection du travail a refusé de donner son accord, considérant que la réalité du motif économique n’était pas démontrée ! Mais qui pouvait en douter alors que Michelin affichait 1,68 milliard de profits en 2018 , 1,73 milliards en 2019, l’année où il fermait deux usines l’une à Bamberg en Allemagne et l’autre à La Roche ?

Les administrations constatent après coup les mensonges patronaux, mais n'empêchent jamais les actionnaires d'augmenter leurs profits en licenciant ceux dont le travail crée les richesses. Pour que les entreprises travaillent dans l'intérêt collectif, il faudra qu'elles passent sous le contrôle de ceux qui les font fonctionner : les travailleurs.