CHD Vendée

Menace sur les urgences

Brève
23/11/2020

En pleine pandémie, la direction du Centre Hospitalier Départemental de la Vendée indique qu’une réflexion est en cours concernant l’ensemble des services d’urgences du département confrontés à une pénurie de médecins urgentistes. Le service d’Urgences du site de Luçon serait menacé d’une fermeture la nuit, voire d’une fermeture totale.

Après comme avant la crise sanitaire, les hôpitaux continuent à être l’objet d'incessantes rectriction de moyens. Comme si la période récente n’avait pas montré qu’il est urgent de leur fournir massivement des moyens de fonctionner...

Centre hospitalier du Haut-Anjou (Mayenne)

Les agents du SSIAD en grève pour les salaires

Brève
18/11/2020

Les dix-sept agents du SSIAD (Service de soins infirmiers à domicile) sont employés par l’hôpital de Château-Gontier. Mais le Ségur de la santé, qui accorde quelques augmentations de salaires aux agents de la fonction publique hospitalière, les exclut : elles n'ont pas droit, contrairement à leurs collègues de l'hôpital, aux 183 euros de plus sur la fiche de paie.

Mardi 17 novembre, elles ont donc fait grève. Malgré les réquisitions, elles se sont retrouvées devant l'hôpital pour manifester leur colère, rejointes par une dizaine de militants des entreprises voisines.

Elles veulent maintenant regrouper celles et ceux qu’elles appellent « les oubliées du Ségur », et elles ont raison. C’est bien ensemble qu’elles ont le plus de chances de se faire entendre. Qu’il s’agisse d’effectifs ou de salaires il faudra plus que les miettes concédées par le gouvernement.

 

Hôpital psychiatrique, Angers

Même travail, même salaire !

Brève
16/11/2020

Dans un décret publié le 19 septembre, le gouvernement a annoncé un complément de salaire de 183 euros pour les « agents titulaires et agents contractuels de droit public de la fonction publique hospitalière ». Mais les établissements médico-sociaux qui en dépendent sont exclus de cette prime. Les principaux concernés sont des aides soignants, des infirmiers et des agents des services techniques.

Les travailleurs de l’hôpital psychiatrique près d'Angers (le Cesame) ont donc perçu, comme partout, la première partie de cette prime (90 euros)... sauf les plus de 60 agents qui travaillent au sein de la Maison d’accueil spécialisée (la MAS), où vivent 40 personnes polyhandicapées qui dépend pourtant du Cesame ! L'excuse invoquée est que ce secteur, qui est pourtant géré par l'hôpital psychiatrique et dont les salariés ont les mêmes statuts, est un établissement médico-social.

Pour dénoncer cette injustice et obtenir le versement de ces 183 euros, une Assemblée Générale a décidé de la grève. Des débrayages bien suivis, qui sont montés à une centaine, ont eu lieu d’abord le 12 octobre puis les 5 et 12 novembre. La mobilisation est forte et les travailleurs déterminés à obtenir réparation de cette injustice. Dans tout le pays, ce sont plus de 60 établissements qui sont concernés et sont en contact. Ainsi, une journée nationale de grève aura lieu le 26 novembre prochain.

Ouest-France Saint-Nazaire

Scandale : des ouvriers n'acceptent pas de travailler pour des salaires de misère

Brève
13/11/2020

Sous le titre : "Rézolia cherche à recruter depuis... un an", l'édition nazairienne d'Ouest-France livre un article qui vole au secours de la grande difficulté qu'ont les entreprises à recruter "alors que le chômage ateint des sommets" comme l'écrit le journaliste. Lequel journaliste trouve cela tellement scandaleux qu'il transforme son article en petite annonce gratuite en indiquanrt le contact de l'entreprise pour aider à son recrutement. Et pourtant le recruteur qui recherche en vain "des peintres, plombiers, carreleurs, chefs d'équipe... rappelle que le contrat est un CDI avec 1550 € au départ". Sauf que ce salaire est brut, et que c'est le SMIC à 10 € près. Et surtout, ce salaire est plus faible que le minimum de ce qu'un ouvrier professionnel doit toucher selon la CAPEB, le syndicat patronal des petites et moyennes entreprises du bâtiment. Il manque 70 €. Alors, pas étonnant que les ouvriers qualifiés et qui plus est "polyvalent" que recherche l'entreprise ne se précipitent pas pour accepter un salaire en dessous du minimum pourtant très faible reconnu par le patronat du bâtiment.

La Colinière à Nantes

Collège mobilisé

Brève
13/11/2020

Les personnels du collège de la Colinière à Nantes se mobilisent pour la santé des élèves et la leur. Le lundi 9 novembre de la rentrée, à une dizaine ils se sont mis en droit de retrait et certains se sont aussi mis en grève, le lendemain, pour dénoncer la politique du gouvernement qui dans cette crise contre la Covid joue avec la santé des jeunes et du personnel de l’éducation.
A la Colinière, plus de 500 élèves se croisent dans des couloirs étroits, suivent les cours à plus de quasi trente par classe, prennent leur récréation ensemble et mangent côte à côte le midi au self. Autant dire que la distanciation n’est pas ce qui prédomine tout le long de la journée malgré les efforts des uns et des autres.

Le ministre de l’éducation fait la distinction entre les collèges et les lycées qui eux, peuvent mettre en place l’enseignement en demi-groupe suite à la mobilisation qui vient d’avoir lieu, il y a quelques jours. Les enseignants du collège ne souhaitent pas d’enseignement en distanciel mais une rotation en demi-groupe par demi-journée. Ensemble, les enseignants et le personnel du collège de la Colinière, se sont adressés par courrier à tous les parents d’élève pour les tenir informés de la situation et de leur mobilisation.