Hôpital psychiatrique, Angers

Même travail, même salaire !

Brève
16/11/2020

Dans un décret publié le 19 septembre, le gouvernement a annoncé un complément de salaire de 183 euros pour les « agents titulaires et agents contractuels de droit public de la fonction publique hospitalière ». Mais les établissements médico-sociaux qui en dépendent sont exclus de cette prime. Les principaux concernés sont des aides soignants, des infirmiers et des agents des services techniques.

Les travailleurs de l’hôpital psychiatrique près d'Angers (le Cesame) ont donc perçu, comme partout, la première partie de cette prime (90 euros)... sauf les plus de 60 agents qui travaillent au sein de la Maison d’accueil spécialisée (la MAS), où vivent 40 personnes polyhandicapées qui dépend pourtant du Cesame ! L'excuse invoquée est que ce secteur, qui est pourtant géré par l'hôpital psychiatrique et dont les salariés ont les mêmes statuts, est un établissement médico-social.

Pour dénoncer cette injustice et obtenir le versement de ces 183 euros, une Assemblée Générale a décidé de la grève. Des débrayages bien suivis, qui sont montés à une centaine, ont eu lieu d’abord le 12 octobre puis les 5 et 12 novembre. La mobilisation est forte et les travailleurs déterminés à obtenir réparation de cette injustice. Dans tout le pays, ce sont plus de 60 établissements qui sont concernés et sont en contact. Ainsi, une journée nationale de grève aura lieu le 26 novembre prochain.

Ouest-France Saint-Nazaire

Scandale : des ouvriers n'acceptent pas de travailler pour des salaires de misère

Brève
13/11/2020

Sous le titre : "Rézolia cherche à recruter depuis... un an", l'édition nazairienne d'Ouest-France livre un article qui vole au secours de la grande difficulté qu'ont les entreprises à recruter "alors que le chômage ateint des sommets" comme l'écrit le journaliste. Lequel journaliste trouve cela tellement scandaleux qu'il transforme son article en petite annonce gratuite en indiquanrt le contact de l'entreprise pour aider à son recrutement. Et pourtant le recruteur qui recherche en vain "des peintres, plombiers, carreleurs, chefs d'équipe... rappelle que le contrat est un CDI avec 1550 € au départ". Sauf que ce salaire est brut, et que c'est le SMIC à 10 € près. Et surtout, ce salaire est plus faible que le minimum de ce qu'un ouvrier professionnel doit toucher selon la CAPEB, le syndicat patronal des petites et moyennes entreprises du bâtiment. Il manque 70 €. Alors, pas étonnant que les ouvriers qualifiés et qui plus est "polyvalent" que recherche l'entreprise ne se précipitent pas pour accepter un salaire en dessous du minimum pourtant très faible reconnu par le patronat du bâtiment.

La Colinière à Nantes

Collège mobilisé

Brève
13/11/2020

Les personnels du collège de la Colinière à Nantes se mobilisent pour la santé des élèves et la leur. Le lundi 9 novembre de la rentrée, à une dizaine ils se sont mis en droit de retrait et certains se sont aussi mis en grève, le lendemain, pour dénoncer la politique du gouvernement qui dans cette crise contre la Covid joue avec la santé des jeunes et du personnel de l’éducation.
A la Colinière, plus de 500 élèves se croisent dans des couloirs étroits, suivent les cours à plus de quasi trente par classe, prennent leur récréation ensemble et mangent côte à côte le midi au self. Autant dire que la distanciation n’est pas ce qui prédomine tout le long de la journée malgré les efforts des uns et des autres.

Le ministre de l’éducation fait la distinction entre les collèges et les lycées qui eux, peuvent mettre en place l’enseignement en demi-groupe suite à la mobilisation qui vient d’avoir lieu, il y a quelques jours. Les enseignants du collège ne souhaitent pas d’enseignement en distanciel mais une rotation en demi-groupe par demi-journée. Ensemble, les enseignants et le personnel du collège de la Colinière, se sont adressés par courrier à tous les parents d’élève pour les tenir informés de la situation et de leur mobilisation.

Collège Haxo à La Roche-sur-Yon

Jour de grève

Brève
08/11/2020

Déjà en période « normale » ce n’est pas toujours simple dans ce collège prévu pour 600 élèves et qui en accueille 702 ! Alors quand vient le 2 novembre et la mise en place du protocole sanitaire la coupe déborde : comment respecter les distanciations dans des couloirs surchargés ? Comment accepter un passage au self qui s’est étalé de 11h30 à 14h40.... Droit de retrait , tract aux parents. Et jeudi 5 novembre grève de 100 % du personnel, avec le soutien de parents d’élèves, pour dénoncer le sureffectif et l’impossibilité de faire respecter le protocole sanitaire.

L’Inspection académique répond aération des locaux, qu’il n’y a aucun élève positif ni aucun cas contact et que les établissements ont jusqu’au 9 novembre pour mettre en œuvre le protocole sanitaire. Bref, le même mépris que le ministre de l’Education pour la santé des jeunes et du personnel.

Et aucune embauche pour renforcer les équipes de nettoyage ou permettre de diviser le nombre d’élèves dans les classes, aucun aménagement des horaires pour permettre de limiter les circulations dans les couloirs, rien n’a changé ! Et ils voudraient nous faire croire qu'ils se préoccupent de notre santé ?

Collège de Couëron

Protocole non sanitaire

Brève
05/11/2020

La distanciation sociale selon Blanquer !

Comme il fallait s’y attendre, la rentrée au collège de Couëron ne s’est pas passée sous les meilleurs auspices. Le protocole sanitaire est appliqué en réalité, uniquement lorsque cela ne nécessite pas d’embaucher du personnel. Il n’y a, de fait, aucune distanciation physique possible dans cet établissement de presque 800 élèves, où les agents ne sont pas assez nombreux pour que les tables soient nettoyées une fois par jour et où il n’y a pas assez de sanitaires pour que les élèves puissent se laver régulièrement les mains.

Actuellement, il y a 1 agent d’entretien pour 15 classes alors que la moyenne départementale (déjà en deça des besoins liés au covid) est de 1 pour 8. Pour les agents concernés, c’est au moins 4 postes d’entretien à temps plein qu’il faut créer.

Les établissements scolaires auraient jusqu’au 9 novembre pour mettre en place les mesures d’hygiène et de sécurité liées au covid mais le personnel se demande bien pourquoi elles n’ont pas été mises en place depuis la rentrée du mois de septembre, même si personne ne se fait beaucoup d’illusions sur les promesses.

En fait, élèves et personnels subissent tous les inconvénients du protocole comme les changements de classe, l’augmentation des cadences pour le nettoyage ou le port du masque mais sans en avoir les seuls avantages, notamment celui d’enseigner avec des effectifs réduits.

Ce protocole dégrade les conditions de travail sans protéger du covid !