Communiqué d’Eddy Le Beller Salarié du chantier naval de Saint-Nazaire Candidat de Lutte Ouvrière sur la 8ème circonscription de Loire-Atlantique

Communiqué
22/05/2012

Le départ du paquebot MSC « Divina » quelques semaines après l'annulation de la commande de 2 navires pour l'armateur « Viking » accentue l'inquiétude de tous les travailleurs de la navale et motive la manifestation de mercredi à l'appel de laquelle Lutte Ouvrière s'associe.

Les vraies raisons de l'annulation de la commande des navires « Vikings » tout comme celles de l'absence de nouvelles commandes nous restent inconnues. Derrière le secret des affaires, les patrons peuvent dissimuler ce qui a réellement motivé une décision dont dépend le travail de milliers de salariés et la vie de milliers de familles.

Mais, lorsque la production baisse, le patronat conserve les moyens de protéger ses marges et son capital. Et c'est à nous et à nous seuls, les travailleurs, qu'il fait supporter les coûts de la baisse de la production. A commencer par les travailleurs intérimaires et sous-traitants qui sont toujours les premiers à faire les frais de la baisse de charge.

Face à l'accroissement dramatique du chômage, nous disons qu'il faut interdire au plus vite tous les licenciements quels qu'ils soient. Et pour financer une telle mesure, il faudra arracher la levée du secret des affaires, du secret commercial, du secret bancaire. Car tandis que nous payons au prix fort la crise du système capitaliste, dont nous ne sommes en rien responsables, les résultats financiers des plus grosses entreprises atteignent des sommets, et la fortune des plus riches continue de s'accroître. Alors, n'en doutons pas, en ayant accès aux comptes des grandes entreprises, aux comptes des grandes fortunes, nous trouverons largement les moyens de sauvegarder tous les emplois, quitte, si la production diminue, à répartir le travail entre tous, sans perte de salaire.

De telles mesures ne peuvent être arrachées par les seuls travailleurs de la navale de Saint-Nazaire. Mais elles sont à la portée d'une lutte de l'ensemble du monde du travail qui subit partout les mêmes mauvais coups.

Et si les travailleurs en lutte arrivent à imposer l'interdiction des licenciements, soyons sûrs que les directions des entreprises industrielles feront beaucoup moins les difficiles pour prendre les commandes destinées à faire tourner leurs usines et leurs chantiers.