Ponts de Cé :  Communiqué de Didier Lizé, porte-parole de Lutte Ouvrière aux Ponts-de-Cé

Communiqué
15/10/2015

Alors que l'école maternelle André Malraux comptait l'an passé quatre ATSEM pour quatre classes, elle n'en compte plus que trois, alors même qu'il y a une classe de plus : ce n'est pas normal ! Les parents et les enseignants qui luttent pour obtenir le rétablissement d'un poste d'ATSEM ont raison.

On connaît les arguments douteux avancés par le maire PS Joël Bigot : qu'à partir de quatre classes dans une école, il n'y aurait plus besoin d'une ATSEM par classe ; que le passage de quatre à cinq classes est un luxe que la direction de l'école n'aurait pas dû s'offrir ; et que le directeur de l'école n'a qu'à prendre sur son temps de décharge pour effectuer les tâches de l'ATSEM manquante...

Ces justifications ne convainquent personne. Car si l'école n'est pas classée en ZEP (Zone d'Education Prioritaire), elle est loin de n'accueillir que des gosses de riches ! Il est donc pleinement légitime de réclamer pour l'encadrement des enfants un nombre important d'adultes qualifiés.

Il n'y a en effet aucune raison d'accepter ce que le maire nomme une « rationalisation », et qui n'est en fait qu'une adaptation, aux dépens des écoliers, aux restrictions budgétaires imposées aux communes par un gouvernement dirigé... par le parti auquel lui-même appartient.

Je tiens aussi à dénoncer une autre régression : le fait d'avoir rendu payant, depuis la rentrée, la garderie du vendredi après-midi à partir de 15h30 - une mesure qui rappelle les pratiques du maire de droite Béchu à Angers. Ras-le-bol de faire payer les familles des classes populaires, alors que pendant ce temps-là, l'Etat verse des millions au grand patronat.