Maine-et-Loire :  Communiqué de Philippe Lebrun, qui conduit la liste Lutte Ouvrière à Trélazé

Communiqué
16/03/2014

Le groupe Imerys, qui a décidé la fermetures des ardoisières de Trélazé, a lancé il y a un mois une OPA sur l'entreprise américaine AMCOL. Imerys, était prêt à débourser 1,3 milliards de dollars (940 millions d'€) pour racheter cette entreprise. Imerys a dû renoncer à cette OPA car un margoulin plus puissant que lui a surenchéri sur son offre. Mais cela ne change évidemment rien sur le fond.

Imerys a accumulé au fil des ans des profits considérables qui lui permettaient d'envisager cette OPA, des profits qui pourraient et qui devraient servir, entre autres, à maintenir l'emploi aux ardoisières et à y faire les investissements nécessaires pour trouver et exploiter de nouveaux gisements d'ardoise.

Quand des capitalistes se rachètent entre eux, ils prétendent qu'il s'agit d'investissements. C'est un mensonge. Imerys n'aurait pas augmenté sa production en rachetant Amcol qui extrait déjà, de manière rentable, de la bentonite, une argile utilisée pour les joints d'étanchéité dans le BTP ou les forages. C'était une opération financière qui visait à augmenter les profits du groupe sans avoir à immobiliser de l'argent pendant plusieurs années dans des investissements à long terme. Les capitalistes dans les OPA se comportent comme des parasites. Ces 1,3 milliards de $ n'auraient créé aucune richesse nouvelle. Ils auraient servi à engraisser les actionnaires d'Amcol qui auraient accepté de vendre leurs actions et à augmenter le chiffre d'affaires d'Imerys si cette opération de rachat avait été un succès.

Cette lamentable affaire illustre la rapacité de ces grands groupes capitalistes. Elle montre à quel point il est urgent d'interdire les licenciements et d'imposer le contrôle de leurs comptes et de ceux de leurs actionnaires.

Le gouvernement Hollande, que soutient le député-maire PS de Trélazé, n'a manifestement rien à dire face à de tels agissements. Il est à plat ventre devant des groupes comme Imerys et il n'envisage pas un seul instant de leur imposer la moindre contrainte pour maintenir les emplois.

C'est pourquoi il ne faut pas que les électeurs apportent leurs suffrages à des listes qui soutiennent de fait cette politique ouvertement anti-ouvrière. Le seul choix clair et sans ambiguïté pour dénoncer cette politique, c'est celui du vote pour la liste "Lutte Ouvrière faire entendre le camp des travailleurs".