Ouest-France (Nantes) :  Le collectif avant out

Article de presse
13/03/2020

Municipales à Nantes. Pour Nicolas Bazille, le collectif avant tout

Candidat Lutte ouvrière aux municipales, Nicolas Bazille fait remonter son engagement à son adolescence, quand sa mère ouvrière a été licenciée.

Nicolas Bazille, candidat LO aux municipales à Nantes. | OUEST FRANCE

Ouest-France Claire DUBOIS. Publié le 10/03/2020 à 17h38

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1988. Licenciement de sa mère, ouvrière dans l’industrie.

1995. Entrée à Lutte ouvrière

2000. Embauche à la SNCF.

La lutte, la grève, les travailleurs. Un triptyque qui revient sans cesse dans toute discussion avec Nicolas Bazille. À 44 ans, il se présente aux municipales sous l’étiquette Lutte ouvrière. Un parti où il milite depuis vingt ans.

Le déclencheur de cet engagement remonte à son adolescence, alors qu’il vivait près d’Angers. « Ma mère, qui travaillait dans une usine de graines, a été licenciée quand j’étais collégien. Cela m’a donné envie de chercher des réponses concrètes. J’ai lu Marx, rencontré des camarades communistes, de la LCR et puis j’ai fait le choix de Lutte ouvrière. »

Depuis, il aime conjuguer ses phrases au pluriel. Le collectif, ça lui parle : « Il n’y a pas de solution sans ça. On doit avancer ensemble pour faire imposer nos intérêts. »

Chaudronnier puis cheminot

Dans sa vie professionnelle, il aime le contact avec le public : entré à la SNCF en 2000, après avoir travaillé comme chaudronnier dans l’aéronautique, il accompagne les départs des trains. « Il y a des gens qui nous engueulent à cause des retards, mais souvent, ils se rendent vite compte que la personne en face d’eux n’est pas directement responsable. On a aussi eu des marques de sympathie pendant les mouvements de grève contre la réforme des retraites. »

Depuis le début de ce mouvement, il est de toutes les manifs. Et pour la marche, il est entraîné : en arpentant les quais de la gare, il fait parfois jusqu’à 12 km à pied dans une journée.

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