Législatives.  :  L'espoir d'Hélène Defrance ? « La grève ! »

Article de presse
19/05/2017

Hélène Defrance, candidate pour Lutte ouvrière.

1re circonscription, Nantes - Orvault. Hélène Defrance (Lutte ouvrière) repart au combat pour « changer la société ».

Hélène Defrance est tombée dans la marmite de l'après mai 1968 lorsqu'elle était étudiante, à Paris. Et chez cette retraitée de 67 ans, la potion de révolte fait toujours effet. « Cette société capitaliste n'a pas d'avenir, encore moins maintenant qu'à l'époque ! Il faut la changer, cette société mondiale de misères et de guerres pour le pétrole, comme en Syrie, ou le minerai, comme en Afrique... Les groupes financiers règnent. Plus personne n'est maître de rien. La bulle spéculative est en train de regonfler et ça va exploser », peste l'ancienne professeure d'arts plastiques en collège, à Nantes, ville où elle réside et milite depuis 1983.

« Macron, l'homme du patronat »

Dans les années 2000, elle fut même l'unique élue issue de Lutte ouvrière au conseil municipal : « J'étais la seule opposante de gauche à Jean-Marc Ayrault ! »Mais être élue, porter des réformes, ce n'est pas son but. Elle veut surtout faire passer des messages « communistes et révolutionnaires ». Entretenir la flamme du « drapeau rouge », de l'unité internationale des opprimés... « Pour que les gens se prennent en main, descendent dans la rue, entament des grèves de masse ».

Elle veut croire que ça va repartir : « Macron, c'est l'homme du patronat qui sera au service du Medef. Il y aura forcément des réactions du monde du travail : c'est ça, l'espoir ! D'ailleurs, cette colère-là, il la redoute. »

Pour Hélène Defrance, seule la lutte est capable de déclencher les mesures auxquelles elle aspire : « Le salaire minimum à 1 800 €, l'interdiction des licenciements, le contrôle de ces patrons qui ferment des usines comme on claque une porte. » Puis elle ajoute dans un sourire : « Mais nous sommes optimistes, vous savez ! Nous croyons que l'humanité à un avenir... »

• La suppléante d'Hélène Defrance est Sophie Barillot, 56 ans, cheminote en gare de Nantes.

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