Municipales à Cholet. Lutte ouvrière sera au rendez-vous

Article de presse
08/09/2021

Fidèle des élections municipales à Cholet (Maine-et-Loire) depuis 2001, Robert Cerisier conduira la liste Lutte ouvrière lors du scrutin de dimanche 19 septembre.

Robert Cerisier, Yannick Froger, Laëtitia Bourbon et Denis Plard, membres de la liste Lutte ouvrière, candidate aux élections municipales de dimanche 19 septembre, à Cholet. | OUEST-FRANCE

Ouest-France Sylvain AMIOTTE. Publié le 02/09/2021 à 18h00

Écouter

« On milite toute l’année, donc il n’y a aucune raison qu’on soit absent lors des élections, même si elles ne changent pas la vie des classes laborieuses. » Candidat à chaque scrutin municipal à Cholet (Maine-et-Loire) depuis 2001, Robert Cerisier mènera une liste Lutte ouvrière pour la cinquième fois consécutive, dimanche 19 septembre.

Déposée mercredi 1er septembre en sous-préfecture, la liste de 47 noms comporte « sept nouveaux » par rapport à celle qui avait récolté 2,13 % des voix en mars 2020. « On a eu trois semaines pour la faire. Avec les vacances, c’était un peu compliqué de joindre les gens, mais on y est arrivé » , commente l’ouvrier retraité de 72 ans.

Comme lui, un certain nombre de colistiers ont travaillé ou travaillent encore à l’usine Michelin à Cholet, tels Denis Plard et Yannick Froger, qui figurent en 3e et 5e positions. « Mais il y a aussi un bouquiniste, des professeurs, un ingénieur retraité… On représente tous ceux qui en bavent tous les jours et qui sont issus des classes sociales exploitées. »

« Se faire entendre »

Conscient d’être « minoritaire » et sans illusion sur son score à venir, le parti d’extrême gauche entend simplement saisir cette « opportunité de se faire entendre et de défendre notre drapeau ». Et de remarquer : « Lors de ces élections, on est la seule liste candidate à s’afficher clairement politiquement. »

Se refusant à tout commentaire sur les « péripéties actuelles à la mairie », Robert Cerisier et son équipe – « intègres et droits dans [leurs] bottes » – feront ainsi la promotion de leur « programme de lutte pour changer la société et gagner des droits ».

« Trusts pharmaceutiques »

Sans rentrer dans les promesses ou le contexte local : « On ne fera pas campagne sur les horodateurs ou les pistes cyclables à Cholet. On sait très bien que le budget de la Ville ne permettra pas de changer les choses en termes d’emploi et de conditions de travail. La seule issue pour la classe ouvrière, ce sont les grandes mobilisations et la construction d’un État qui ne soit plus au service de la bourgeoisie. »

Les militants anticapitalistes pointent l’aggravation de la crise économique par la pandémie de Covid-19. « Les riches n’ont jamais été aussi riches et la misère s’accroît. Les pays pauvres ne pourront pas se payer les vaccins des trusts pharmaceutiques. On ne peut pas lutter contre le virus en restant dans une logique de profit. »

Durant cette campagne « très courte » , le groupe Lutte ouvrière prévoit notamment de distribuer des tracts et d’organiser une réunion publique.

Droits de reproduction et de diffusion réservés © Ouest France (Cholet)

Lire l'article en ligne