Mondelez (LU) - Jussy (Aisne)

Double peine

Brève
16/02/2021

En inactivité depuis l’incendie de l'usine, les salariés attendent un redémarrage partiel de l’usine annoncé pour mars.

Mais la direction y met des conditions.

Le personnel est soumis à des négociations internes qui imposeraient des sacrifices en échange de la réouverture... un procédé de maître chanteur !

Sac - Anizy-le-Grand (Aisne)

Le gâchis capitaliste

Brève
02/02/2021

La Sac (Société anizienne de construcion), entreprise de travaux publics située à Anizy-le-Grand vient de déposer le bilan et est placée sous surveillance pendant 6 mois.

À l'issue de cette période, plus de 200 travailleurs sont menacés de perdre leur emploi

Les soubresauts de la crise économique, accentués par la crise sanitaire, menacent ces travailleurs alors que la construction de logements est pourtant nécessaire dans le pays.

La société capitaliste qui condamne au chômage des ouvriers qui produisent des biens essentiels, est une société qui doit disparaître.

Camille Fournet – Tergnier (Aisne)

L’État subventionne les licencieurs

Brève
13/12/2020

L’annonce de 14 licenciements a choqué, au-delà même des travailleurs de l’entreprise. D’autant que, dans le même temps, ils ont appris qu’une aide de l’État de 500 000 € avait été attribuée. Cela représente le tiers d’un investissement qui avait déjà été prévu pour gagner du temps entre la commande et la mise en fabrication.

Il ne s’agit pourtant pas du petit artisan du coin de la rue. Camille Fournet produit des bracelets de montre de luxe et possède des comptoirs en Chine et au Japon et des points de vente aux États-Unis, en Europe et en Asie. Un nouveau bâtiment a même été construit récemment pour lancer et développer la production de maroquinerie.

Des négociations sont aussi en cours pour que la société crée son propre centre de formation et forme ainsi, avec des fonds publics, des apprentis directement prêts à travailler dans les ateliers.

Le directeur a affirmé qu’il s’engageait à ne pas licencier davantage, « sauf » s’il y a de nouvelles restrictions dues au virus en Chine.

Alors l’inquiétude demeure.

Encore un exemple d’entreprise qui profite de la situation sanitaire pour imposer des licenciements, avec la complicité de l’État.

Base Intermarché – Chaulnes (Somme)

Un patron à mettre sous contrôle

Brève
09/12/2020

La direction d’Intermarché a décidé de restructurer ses bases logistiques d’ici 2024 et d’automatiser la préparation des colis.

La base de Chaulnes dans la Somme changerait d’affectation et assurerait la livraison des bases plutôt que celles des magasins. Pour cela, la direction va augmenter ses hangars et diminuer le nombre de salariés qui est actuellement d'environ 300. Elle voudrait licencier 100 travailleurs intérimaires et 33 en CDI.

Intermarché est un groupe capitaliste florissant avec près de 3000 magasins et un chiffre d’affaires dépassant les 45 milliards. En 2019, il avait augmenté de 2% et en 2020 cela devrait continuer car pendant tout le confinement, le travail n’a pas manqué. Pour les travailleurs, ce sont des heures supplémentaires.

Le groupe parle maintenant de se moderniser, mais en fait c’est augmenter sa rentabilité qu’il cherche.

Il ne doit pas être question de mettre au chômage des travailleurs qui ont fait sa richesse ! Et il n’y a pas de raison que cela se fasse au détriment de l’emploi. Au contraire, cela devrait permettre de travailler moins en se répartissant le travail et même d’embaucher et d’augmenter les salaires qui en ont bien besoin !

Camille Fournet – Tergnier (Aisne)

Non aux licenciements

Brève
27/11/2020

L’entreprise Camille Fournet qui fabrique des bracelets de montres de luxe a déjà licencié six salariées depuis le début de la pandémie. Elle en a de nouveau convoquées huit ce mois ci pour des licenciements soi-disant économiques au prétexte qu’il y aurait moins de travail du fait de la pandémie.

Ces salariées, majoritairement ce sont des femmes, ont été informées que leur poste était supprimé alors qu’elles avaient été placées en chômage partiel.

De ce fait elles n'étaient pas dans les ateliers entre le moment où elles ont pris connaissance de leur licenciement et de leur convocation.

Des salariés mettent en doute les raisons données par la direction car des périodes de chômage partiel sont imposés pour faire face à la baisse des commandes que déclare la direction.

Pendant ces périodes, les salariées sont de fait en grande partie payées par l'État. De plus l'entreprise est en plein développement.

Aujourd'hui la direction dit qu'elle en a fini avec les licenciements mais en fait elle se sert des salariées comme variable d'ajustement.

Le virus a bon dos !