FM Logistique - Crépy-en-Valois (Oise)

les profits avant la santé des travailleurs

Brève
18/03/2020

manifestants de la FM Ressons, lors de la grève contre la réforme des retraites

L’entreprise FM Logistique dispose de plusieurs entrepôts dans l’Oise.

Celui de Crépy-en-Valois qui emploie environ 300 personnes, a tourné sans discontinuer depuis que l’épidémie s’est déclenchée dans cette commune parmi les plus touchées par l’épidémie.

Les travailleurs ont continué à travailler dans des conditions dangereuses pour la santé. Mais la direction ne s’en est aucunement soucié. Le volant d’intérimaires qui cherchent des missions même d’une journée est tellement important que cela lui permet de remplacer aussitôt les salariés tombés malades.

Épidémie ou pas, les patrons se préoccupent avant tout de la santé… de leurs profits.  

Webhelp - La Croix Saint Ouen (Oise)

un arrêt de travail pour plus de sécurité

Brève
18/03/2020

lors de la grève de 2016

À Webhelp, centre d’appel situé près de Compiègne, la plupart des 900 salariés ont pu faire du télé-travail.

Mais ceux qui travaillent sur certaines des plateformes où cela n’est pas possible, ont dû aller sur le site. Il a fallu qu'ils bataillent afin d’obtenir de travailler sur des postes suffisamment espacés.

La direction leur a proposé... un jus d’orange pour les « remercier », une provocation qui a décidé les salariés à arrêter le travail.

Nestlé – Itancourt (Aisne)

la grève des travailleurs de Nestlé et le coronavirus

Brève
18/03/2020

Alors que la direction de Nestlé a annoncé la fermeture définitive de l’usine d’Itancourt en décembre, mardi 17 mars, elle maintenait l’ouverture de l’usine malgré la période de confinement.

Elle prétexte le fait que l’usine fabrique des soupes alors qu’une grosse partie de la production consiste à faire des aides culinaires qui ne sont pas du tout indispensables. Quant aux soupes, c’est la direction elle-même qui justifie la fermeture future par une baisse des ventes.

En fait la position de la direction est politique.

L’usine tourne au ralenti du fait de la grève des salariés et des absents et elle propose à ceux qui le veulent de partir en prenant sur leurs congés annuels.

Mais surtout, en maintenant l’ouverture de l’usine, elle compte porter un coup au moral des salariés en grève qui tiennent un piquet devant l’usine depuis plus d’une semaine car eux sont confinés et ont dû rentrer chez eux.

Cette mesquinerie supplémentaire est une source de colère supplémentaire qui ne peut qu’accroitre la détermination des salariés.

Derichebourg (Beauvais)

sans masques, sans protections à l’hôpital

Brève
17/03/2020

Le personnel de l’entreprise de nettoyage Derichebourg qui intervient à l’hôpital pour assurer le bio nettoyage aux Urgences et dans deux pavillons hébergeant des personnes âgées travaillent sans mise à disposition de masques de protection.

L’obligation de protection de leurs salariés et vis-à-vis des patients les plus fragiles ne semble pas être la préoccupation dominante de cette entreprise, ni de la direction de l'hôpital, puisqu’il a fallu une intervention de la CGT de l’hôpital pour que ces faits soient connus.

Oise

Plateforme de distribution du courrier – Beauvais : cela se passe comme ça à La Poste

Brève
17/03/2020

Mardi matin, après le discours de Macron, c’était comme si rien ne s’était passé sur la plateforme de Beauvais.

La direction n’avait même pas prévu de venir voir les facteurs pour leur indiquer la marche à suivre !

Devant l’insistance des facteurs il a fini par s’adresser à eux pour affirmer que pour lui la priorité était la continuité de service. Comme si la publicité pour des magasins fermés que les facteurs distribuent encore était une priorité.

La direction n’a pas de gel hydroalcoolique à distribuer aux facteurs alors que l’usine de parfums Givenchy de Beauvais vient de se reconvertir pour fabriquer du gel. Mais il n’y aurait pas de budget pour cela !

Plusieurs facteurs en CDD ou autres hésitaient à se mettre en arrêt pour garder leurs enfants sans que la direction donne son accord. C'est avec difficulté qu’il a concédé qu’ils en avaient le droit alors que Macron l’avait annoncé dans son discours !

Du coup, plusieurs facteurs sont partis.

Si l’attitude méprisante de la direction ne change pas, elle n’en a pas fini avec les facteurs qui exigent de pouvoir travailler en toute sécurité.