Euro CRM – Chauny (Aisne)

« On veut nos salaires »

Brève
18/06/2020

Une grande partie des 137 salariés d'Euro CRM et leurs soutiens se sont retrouvés sur la place de l’hôtel de Ville de Chauny avant de manifester aux cris de « on veut nos salaires ».

Non seulement dans leur grande majorité les salariés du centre d'appel ont appris leur licenciement par SMS ou facebook mais ils n’ont pas reçu leur paye de mai.

Pourtant cet argent a été débloqué par l’État car une centaine de travailleurs étaient en chômage partiel.

Cette entreprise est dirigé par Madame Pia. Celle-ci avait tenue des propos rassurants devant la colère des travailleurs qui en février n'avaient pas reçu leur paye. Sans gène elle leur a déclaré : « ce n’est pas de ma faute si vous ne savez pas gérer votre compte ». Une attitude qui lui a valu le slogan « Pia Pia Pia = bla bla bla »

Si des associations et la mairie, cherchent à soulager les familles qui ne peuvent vivre sans salaire, nombre de salariés se battent pour que cette patronne paye les salaires et rende des comptes sur ses agissements.

Webhelp - Compiègne (Oise)

Grève pour dire non au chantage

Brève
17/06/2020

 Les salariés du centre d’appel qui sont au total 900, ont fait grève contre le chantage de la direction.

Celle-ci voulait faire passer une aggravation de l’annualisation en menaçant les salariés de s’attaquer aux salaires s’ils n’acceptaient pas.

Seule une partie des employés travaille sur le site, les autres sont soit en télétravail soit en chômage partiel.

Il y avait pourtant près de 180 salariés en grève présents devant l’entrée du site bien décidés à s’y remettre si la direction ne s’engage pas à retirer son projet.

Euro CRM – Chauny (Aisne)

137 salariées sur le carreau du jour au lendemain

Brève
13/06/2020

La direction du centre d’appel Euro CRM a convoqué toutes les salariées le 27 mai pour leur annoncer que la direction avait déposé le bilan. C'est après deux mois de confinement ou de télétravail qu'elles ont appris que l'entreprise fermait quelques jours plus tard et qu'elles pouvaient quitter l'entreprise sitôt la réunion finie.

En février, les payes avaient eu quelques jours de retard et c’est le refus des salariées de continuer à travailler avant d'avoir reçu les virements qui avait imposé le paiement des salaires.

Avec des salaires à 1200 euros, la grande majorité des femmes n’ont pas les moyens d’attendre. Après cet épisode, la direction s’était faite rassurante, disant que tout allait bien. La surprise a été d'autant plus grande d'apprendre la fermeture sans que leurs salaires de mai ne leur soient payés.

Les explications de la direction ne tiennent pas la route, l’entreprise n’a pas perdu son principal client Engie et elle a fait travailler des salariées en télétravail pour remplir un autre contrat.

L’entreprise fait partie d’un groupe créé dans les années 2000 qui compte deux autres centres d’appel en France, un en Guadeloupe et un sur l’île Maurice. La PDG poursuit le développement de son activité mais n'hésite pas à fermer un site sans prévenir au gré de ses investissements comme elle l'avait fait à Troyes en quelques jours en été 2015.

Passée la stupeur, les salariées sont passées à la colère et elles comptent manifester mercredi 17 juin sur la place de l’Hôtel de ville de Chauny pour demander des comptes à cette patronne méprisante.

Et elles appellent au soutien des autres travailleurs.

Goodyear – Amiens (Somme)

L’entreprise condamnée pour licenciements abusifs

Brève
05/06/2020

lors du procès...

Après sept années de procédures judiciaires, la direction de l’entreprise a été condamnée par le Conseil des prud'hommes d’Amiens le jeudi 28 mai.

L’usine de pneus avait fermé en 2014. En 2018, 832 ex-salariés faisaient comparaître la direction du groupe devant le Conseil des Prudhomme.

Même si l’usine ne rouvrira pas pour autant, en cette période de vagues de licenciements, cette victoire judiciaire a mis du baume au cœur des ex-ouvriers de l’usine.

La majorité est toujours au chômage ou en contrats précaires et sept d’entre-eux avaient été condamnés à de la prison avec sursis pour avoir retenu une nuit les deux cadres venus leur annoncer les conditions de la fermeture.

Malgré tout cela, les ouvriers ont montré leur détermination pour réclamer leurs droits.

Nestlé – Itancourt (Aisne)

Non aux licenciements !

Brève
04/05/2020

La direction a profité de la levée du piquet de grève pour cause de confinement pour négocier la fermeture du site sans aucune pression des travailleurs.

Outre des mesures d’âge, la direction prétend muter l’ensemble des salariés sur l’usine contiguë spécialisée dans les céréales ou sur le site de Boué, à 50 kilomètres.

Les salariés seront prioritaires pour les autres usines du groupe, mais en suivant le même parcours pour postuler que s’ils venaient de l’extérieur.

La direction ne croit même pas à son propre discours puisqu'elle envisage en cas d’échec de mutation, une prime de départ « renforcée ». Quant à ceux qui refuseraient la mutation du fait des distances, des horaires, du type de travail, la direction se contente de verser un petit chèque pour solde de tout compte.

Dans le Saint-Quentinois, cette nouvelle fermeture est une catastrophe, pour les travailleurs, pour les commerçants et pour les collectivités territoriales qui avaient mis la main à la poche pour l’implantation de cette usine.

En ce moment, les politiciens parlent beaucoup de relocalisations pour lutter contre le chômage, mais cela ne met pas les travailleurs à l'abri des fermetures d'usines et des licenciements décidés par des groupes comme Nestlé qui se fichent des politiciens et font ce qu'ils veulent.