Nestlé – Itancourt (Aisne)

L’usine tourne pendant le confinement alors que Neslé veut la fermer !

Brève
04/05/2020

Le site que le groupe veut fermer à la fin de l'année, ne s’est arrêté que le temps de la grève.

Dès que le confinement a obligé les salariés à lever le piquet de grève, la direction a prétexté l’importance de la livraison de soupes spéciales pour les malades des hôpitaux pour justifier l’ouverture de l’usine malgré la prise de risque pour les salariés.

En fait toutes les lignes tournent parce que la direction veut faire des stocks pour tenir pendant la réorganisation de la production sur d’autres usines au moment de la fermeture.

La direction a eu le culot d’offrir aux présents, dont beaucoup d’intérimaires, des croissants à plusieurs reprises et quelques produits comme si elle espérait faire oublier qu’elle presse les ouvriers avant de s’en débarrasser en mettant la clef sous la porte.

Cela ne passe pas !

Manque de masques (Picardie)

Solidarité des classes populaires et égoïsme des capitalistes

Brève
28/04/2020

1er mai 2018

Les gestes de solidarité, qu'ils soient ceux d'individus ou de gens qui se regroupent, se multiplient dans l'Aisne et ailleurs pour fabriquer des masques. Ce sont des gestes bénévoles pour leur propre consommation, celle de leurs proches ou pour les donner dans les hôpitaux, des associations ou des collectivités.

Macron et son gouvernement, n'ont pas ménagé le vocabulaire guerrier à propos de la lutte à mener contre l'épidémie. Mais il aura fallu des semaines pour que le personnel soignant, celui des maisons de retraite, les caissières des magasins d'alimentation et autres travailleurs exposés soient équipés de masques.

Pendant la guerre de 1914 – 1918, les industriels et l'État avaient su très rapidement, alors que des millions d'hommes étaient au front, fabriquer des uniformes, des munitions en tout genre, des véhicules blindés, etc.

Mais cette guerre était une guerre des capitalistes pour le partage du monde et ceux-ci se battaient pour leurs intérêts, avec la peau des travailleurs et des paysans qui étaient sur le front et de celles et ceux qui travaillaient dans les usines.

Beaucoup de ces industriels firent des fortunes avec cette économie de guerre.

Mais le combat contre l'épidémie n'intéresse pas beaucoup les capitalistes. Hormis la découverte de médicaments ou vaccins, ce n'est pas de la fabrication de masques ni même de respirateurs que la bourgeoisie attend beaucoup de profits.

La guerre, ce n'est pas à l'épidémie que la bourgeoisie la mène, c'est aux travailleurs. Le gouvernement l'y aide à coup de milliards aux entreprises pour soi disant sauver l'économie.

Pour ne pas payer la crise sanitaire et économique, les travailleurs doivent s'attaquer au pouvoir de ces capitalistes et de ces riches recroquevillés dans la défense de leurs intérêts égoïstes.

FM Logistique - Crépy-en-Valois (Oise)

les profits avant la santé des travailleurs

Brève
18/03/2020

manifestants de la FM Ressons, lors de la grève contre la réforme des retraites

L’entreprise FM Logistique dispose de plusieurs entrepôts dans l’Oise.

Celui de Crépy-en-Valois qui emploie environ 300 personnes, a tourné sans discontinuer depuis que l’épidémie s’est déclenchée dans cette commune parmi les plus touchées par l’épidémie.

Les travailleurs ont continué à travailler dans des conditions dangereuses pour la santé. Mais la direction ne s’en est aucunement soucié. Le volant d’intérimaires qui cherchent des missions même d’une journée est tellement important que cela lui permet de remplacer aussitôt les salariés tombés malades.

Épidémie ou pas, les patrons se préoccupent avant tout de la santé… de leurs profits.  

Webhelp - La Croix Saint Ouen (Oise)

un arrêt de travail pour plus de sécurité

Brève
18/03/2020

lors de la grève de 2016

À Webhelp, centre d’appel situé près de Compiègne, la plupart des 900 salariés ont pu faire du télé-travail.

Mais ceux qui travaillent sur certaines des plateformes où cela n’est pas possible, ont dû aller sur le site. Il a fallu qu'ils bataillent afin d’obtenir de travailler sur des postes suffisamment espacés.

La direction leur a proposé... un jus d’orange pour les « remercier », une provocation qui a décidé les salariés à arrêter le travail.

Nestlé – Itancourt (Aisne)

la grève des travailleurs de Nestlé et le coronavirus

Brève
18/03/2020

Alors que la direction de Nestlé a annoncé la fermeture définitive de l’usine d’Itancourt en décembre, mardi 17 mars, elle maintenait l’ouverture de l’usine malgré la période de confinement.

Elle prétexte le fait que l’usine fabrique des soupes alors qu’une grosse partie de la production consiste à faire des aides culinaires qui ne sont pas du tout indispensables. Quant aux soupes, c’est la direction elle-même qui justifie la fermeture future par une baisse des ventes.

En fait la position de la direction est politique.

L’usine tourne au ralenti du fait de la grève des salariés et des absents et elle propose à ceux qui le veulent de partir en prenant sur leurs congés annuels.

Mais surtout, en maintenant l’ouverture de l’usine, elle compte porter un coup au moral des salariés en grève qui tiennent un piquet devant l’usine depuis plus d’une semaine car eux sont confinés et ont dû rentrer chez eux.

Cette mesquinerie supplémentaire est une source de colère supplémentaire qui ne peut qu’accroitre la détermination des salariés.