Somme

Sucrerie Saint-Louis – Eppeville : succès de la manifestation ouvrière

Brève
21/03/2019

Ce sont des centaines de travailleurs qui, à l’appel de la Cgt, ont manifesté leur colère le mercredi 20 mars à propos de la volonté du groupe Saint-Louis, propriété du groupe Südzucker, de fermer les sucreries d’Eppeville (80) et de Cagny (14) ainsi que l’atelier de conditionnement de Marseille (13).

Ils étaient venus de toutes les régions, des salariés de Saint-Louis Sucre, de Téréos et de Cristal Union ainsi que d’autres entreprises de l’agroalimentaire.

Tous les présents se sentaient concernés par ces menaces de fermetures d’autant que beaucoup de participants ont déjà été confrontés à cela et ont vécu des mutations forcées.

Les groupes sucriers ont la même politique et cherchent à rentabiliser au maximum pour maintenir leurs profits et servir leurs actionnaires.

Ce n’est pas aux travailleurs de payer pour les spéculations des groupes sucriers et la guerre commerciale qu’ils se mènent.

L’expression de la solidarité ouvrière dans cette manifestation était visible ainsi que la fierté d’avoir réussi cette première étape dans la lutte.

 

Somme

Banania - Faverolles : qui sème la misère récoltera la colère

Brève
16/03/2019

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Banania (près de Montdidier) va fermer ses portes à la fin du mois de mars.

Le trust agroalimentaire allemand Krüger qui fait plus d'un milliard de bénéfices grâce au travail de 4000 travailleurs, va licencier les derniers 44 ouvriers qui produisent encore de la poudre chocolatée.

Deux ouvrières racontent : « cela fait 100 ans que l'usine existe et a produit de quoi enrichir les patrons... et ce qu'il nous propose ce sont des emplois en Allemagne où la production part. Ridicule… qui peut aller travailler là bas ? ».
« Nous n'aurons que les indemnités légale soit 800 € par années d'ancienneté, c'est très peu pour un trust... Et ce n'est pas normal que le patron ne veuille pas vendre les deux marques (Banania et Benco). Tout cela pour ne pas avoir de concurrent ! »

Révoltant !

Oise

La Poste – Oise : menace de sanction arbitraire contre un facteur

Brève
15/03/2019

Un facteur de Chaumont-en-Vexin risque une sanction disciplinaire pour avoir vendu un calendrier de La Poste lors de sa tournée à une cliente, qui pour une fois, était présente chez elle ce jour-là.

Il a malheureusement glissé sur du verglas en sortant de chez elle et a eu une luxation qui lui a coûté un mois d’arrêt. 

La Poste, officiellement, lui reproche d’être allé chez cette cliente alors qu’il n’avait pas de courrier à lui remettre et d’être ainsi sorti du cadre de sa mission.

C’est pourtant une mission bien élastique puisque La Poste demande maintenant aux facteurs un tas de travaux supplémentaires, tels que relevé des compteurs, aides aux déclaration d’impôts, surveillance de personnes âgées, etc.

Il semble plutôt que La Poste veuille se dédouaner d’un accident de travail et s’en prendre à un facteur dont l’adhésion à un syndicat n’a pas l’air de lui convenir.

Ses camarades de travail ont toutes les bonnes raisons de le défendre.

 

Somme

Lycée professionnel l'Acheuléen – Amiens : mobilisation contre l'expulsion d'un lycéen étranger

Brève
12/03/2019

Lundi 11 mars, plusieurs centaines de lycéens et le personnel du lycée se sont rassemblés devant les grilles de l'établissement.

Ils réclamaient l'abandon de la procédure d'expulsion à l 'encontre du jeune algérien Menad Lamrani.

Celui-ci prépare un CAP plomberie et ses professeurs l'encouragent à poursuivre ses études pour un Bac.

C'est un grand sportif apprécié pour les entraînements qu'il donne aux jeunes de son club.

Récemment, suite à des actes antisémites, le gouvernement avait demandé aux enseignants de faire de la sensibilisation contre le racisme et les discriminations. Une belle hypocrisie !

 

Oise

Unilever – Le Meux : débrayages contre les suppressions de postes

Brève
05/03/2019

Le 28 février et le 3 mars, les travailleurs de l’usine Unilever, spécialisée dans le conditionnement des dentifrices, gels douche et shampooings, ont débrayé contre les projets de réorganisation de la direction.

Il serait question de supprimer tous les postes occupés par les intérimaires. Ce sont ainsi une centaine de travailleurs intérimaires sur les 295 salariés de l’usine qui perdraient leur emploi. Et bien évidemment, comme l’a dit le délégué CGT « après eux, ce sera nous », sans parler du fait que le travail sera « redistribué » et que chacun sera ainsi un peu plus usé au travail.

Il serait question d’une économie de 400 000 euros ainsi réalisé.

Unilever est un grand groupe qui fait des bénéfices et les travailleurs ont mille fois raison de s’opposer à ces attaques patronales.