Somme

Hôpital Pinel – Amiens : 90 jours de contestations à l'hôpital psychiatrique

Brève
09/10/2018

Cela fait plus de trois mois qu’à l'entrée de l'hôpital, des stands et des tentes, avec des banderoles, abritent les grévistes par roulements, y compris la nuit.

Ils protestent contre la dégradation générale de leurs conditions de travail et en particulier contre les suppressions de postes qui s'enchaînent.

Deux infirmiers pour 26 patients, cela réduit leur rôle aux soins de premières nécessités, excluant tout le volet relationnel de leur travail.

Le personnel réclame la création de soixante postes de soignants, ainsi que des postes de personnel technique.

L'ARS (Agence régionale de santé) et la direction de l'établissement ont cédé seulement 17 postes et qui plus est, en CDD.

Plusieurs dizaines d'hôpitaux psychiatriques sont en lutte, à un degré ou un autre, dans le pays. À Amiens, la lutte se poursuit, entre rassemblements devant le siège de la direction et manifestations devant l'ARS.

Et malgré les premiers froids, le piquet tient bon nuit et jour.

Somme

Goodyear - Amiens : les ex-ouvriers aux Prud’hommes

Brève
08/10/2018

Jeudi 4 octobre, quelque 850 ex-salariés de l'usine Goodyear d'Amiens faisaient comparaître leur ancien employeur devant le tribunal des Prud’hommes, délocalisé pour l’occasion au parc des expositions.

Ils contestent les raisons de leur licenciement que leur avocat a présenté comme « sans cause sérieuse ».

En effet, en 2004, la multinationale du pneumatique réalisait 2,5 milliards de dollars de bénéfices après impôt, soit le profit le plus important jamais affiché depuis sa création.

Quatorze ans après le fermeture de l'usine, quelques mois après la condamnation à de la prison avec sursis de sept militants, cette bataille d'une grande majorité des ex-ouvriers, même si elle reste sur le plan judiciaire, montre la détermination des Goodyear à ne pas rester sans réagir face à la morgue et à l'appétit de profit des actionnaires.

Picardie

Amiante – écoles : des enfants ne doivent pas être des victimes de l'amiante

Brève
05/10/2018

L’Ardevap (Association régionale de défense des victimes de l'amiante de Picardie), antenne de l’Andeva, appelle à participer le 12 octobre à la manifestation nationale, organisée à Paris, par l’association de lutte et de prévention des risques de l’amiante. 

Cette année, cette marche veut mettre en avant les risques liés à l’amiante dans les écoles.

Certaines d’entre elles, à Ham ou à Noyon par exemple, ont été construites dans le passé avec des matériaux contenant de l’amiante. Lorsqu’ils se délitent ou lors de la destruction ou de la rénovation de ces écoles, des fibres d’amiante peuvent être inhalées et la maladie se déclenche parfois jusqu’à 40 ans plus tard. Cette fibre particulièrement dangereuse a été introduite dans de nombreux produits alors que la preuve de sa nocivité était connue. Il a fallu attendre près d’un siècle pour qu’elle soit interdite.

Les membres de l’Andeva appelle à la vigilance et dénoncent le manque de transparence sur cette question. Effectivement les collectivités ou l’État tendent à limiter l’information aux parents et aux personnels, les empêchant de surveiller la manière dont sont menés les travaux et s’assurer qu’ils sont faits pendant les vacances.

L’amiante est un des exemples parmi d’autres du peu de cas qui est fait de la santé des personnes au regard des intérêts des industriels.

 

Somme

Éducation – Amiens : non aux lycées professionnels aux rabais !

Brève
03/10/2018

Plusieurs dizaines d'enseignants des lycées professionnels d'Amiens ont manifesté jeudi 27 septembre devant le rectorat d'Amiens.

Ils protestaient contre la réforme Blanquer programmée pour la rentrée prochaine.

Le gouvernement prévoit une diminution des heures d'enseignement pour les élèves (jusqu'à 20 semaines de formation pour ceux qui préparent le un bac professionnel) et donc une diminution très importante des postes d'enseignants.

Ces derniers dénoncent la manœuvre qui consiste à afficher une volonté d'améliorer l'enseignement, alors qu'il s'agit de faire de nouvelles économies de salaires.

Tous ceux qui savent faire une soustraction savent bien que, moins d'enseignants et moins d'heures d'enseignements, c'est une éducation au rabais !

Aisne

Conseil départemental : non à l’arrêt des subventions aux associations

Brève
25/09/2018

Au mois d’août, les associations de l’Aisne qui reçoivent une subvention du Conseil départemental, ont reçu un courrier leur demandant de prévoir leur budget 2019 sans compter les aides départementales qui pourraient être supprimées.

La majorité du Conseil départemental met en avant l’impossibilité de boucler le budget à cause de l’augmentation constante des dépenses sociales, notamment le RSA. Cette augmentation des aides sociales, qui mesure en fait de quelle façon une partie toujours croissante de la population s’enfonce dans la crise, s’accompagne d’un désengagement de l’État.

Depuis l’envoi du courrier, les réactions des associations se font nombreuses car comme l’a déclaré l’un des responsables de ces associations dans le domaine culturel, « il est impossible de se dire que la culture, l’éducation populaire et le sport deviendraient des variables d’ajustement budgétaire. Une telle politique rajouterait de la misère à la misère d’un territoire ».

Lundi 24 septembre une soixantaine de représentants des associations sont venus apporter leurs demandes de subventions pour l’année 2019 avant l’ouverture de la séance du Conseil départemental. Le président a répété que la décision n’était pas encore prise. Il dit espérer encore pouvoir compter avec un éventuel complément de dotations venant de l’État ou d’un fonds de péréquation des départements les plus riches.

Mais rien de tout cela n’est certain et en attendant les responsables des associations ont le sentiment que leurs subventions sont l’objet d’un chantage.

La disparition et la dégradation des activités du milieu associatif auraient pour conséquence une aggravation des conditions de vie, que ce soit physiquement ou moralement, de toute une partie de la population, qu’elle soit au travail, au chômage ou à la retraite.