Aisne

Hôpital - Laon : de l'amiante s'envole du toit d'un vieux bâtiment à l'abandon

Brève
20/02/2020

 Sur le site de l'hôpital de Laon, les dernières tempêtes ont emporté des débris du toit fortement amianté d'un bâtiment ancien.

La direction de l'hôpital tente d'expliquer que la présence d'amiante est recensée dans tout l'établissement, mais que « tant que ça ne s'effrite pas, il n'y a aucun risque. » Mais la toiture était déjà éventrée depuis des mois, et les plaques de ciment amianté qui la constituent étaient à l'air libre. La tempête a emporté des débris qui jonchent le sol, au pied du bâtiment.

Le directeur reconnaît aussi : « nous attendions d'avoir les fonds pour traiter cette toiture mais l'argent ne venait pas ». Faire démonter et évacuer les plaques en amiante de ce bâtiment par une entreprise spécialisée ne serait pas à la portée du budget de l'hôpital, trop endetté. Mais pourquoi devrait-on prendre sur ce budget, déjà très insuffisant ? Pourquoi faudrait-il choisir entre soigner les habitants des environs, et les empêcher d'être contaminés par le poison de l'amiante ?

Les travaux sont désormais prévus. Mais le fait de laisser ce bâtiment à l'abandon depuis des mois a fait prendre des risques importants à la population du quartier, aux employés et usagers de l'hôpital, toujours dans le même but : restreindre les budgets publics, pour arroser le grand patronat.

Oise

Pharmatis - Estrées-Saint-Denis : une grève pour les salaires

Brève
17/02/2020

Les salariés de l’usine Pharmatis, sous-traitant de l’industrie pharmaceutique qui emploie 250 personnes, se sont mis en grève fin janvier pour les salaires, ce qui ne s’était pas vu depuis longtemps.

La direction ne proposait en effet que 1,2 % et une prime de 250 euros bruts.

Les grévistes ont mis en avant « une augmentation générale, et non au mérite », ainsi qu’« une prime d’équipe plus conséquente ».

Les profits que Pharmatis fait en augmentant les cadences, en imposant des heures supplémentaires, en maintenant des bas salaires doit servir aux salaires et à l’emploi.

Les travailleurs ont obtenu une augmentation de la prime au bout de deux jours de grève, très fiers d’avoir tenu tête au patron. 

Aisne

la Matt - Chaourse : subventions contre les grèves

Brève
16/02/2020

La Région envisage d’apporter un soutien financier à la Matt, entreprise sous-traitante de l’automobile, qui ne compte plus qu’environ 90 salariés.

Il s’agit d’aider celle-ci à financer la fabrication en double des moules utilisés à l’usine de Chaourse pour la production. Le but affiché est de pouvoir continuer à assurer la production ailleurs en cas de grève.

La direction du groupe Trêves auquel appartient l’entreprise, licencie depuis des années et a fermé plusieurs sites dans la région, suscitant la colère des travailleurs de ces mêmes entreprises.

En apportant cette aide, la Région apporte une fois de plus l’argent public à une entreprise sans même que celle-ci s’engage à quoi que ce soit. Le vice-président a déclaré répondre ainsi à une demande des clients de l’entreprise, qui sont les grands groupes de l’automobile, qui veulent avoir la garantie d’être livrés.

La Région montre son attachement à obéir aux moindres désirs du patronat, y compris en finançant des armes anti grève.

Comme le patronat, la Région qui est au service de celui-ci, préfère les travailleurs soumis et subissant l’exploitation.

Les travailleurs de la Matt ont déjà par le passé relevé la tête et ne sont sans aucun doute pas prêts à la baisser, et au-delà d’eux, c’est l’affaire de tous les travailleurs !

Oise

Beauvais : Xavier Bertrand veut brader le TER Paris-Beauvais

Brève
14/02/2020

"Si vous voulez améliorer la qualité des transports ferroviaires pour ceux qui les utilisent, l’ouverture à la concurrence est quelque chose d’incontournable », a déclaré le président de la région Hauts de France, pour justifier sa décision, d’ouvrir à la concurrence trois lignes de la région, l’Etoile de Saint-Pol-sur-Ternoise, L'étoile d'Amiens et la ligne Paris Beauvais, annoncée le 30 janvier dernier.

Il assure, sans que ne s’allonge son nez, qu’il ne s’agit pas d’une privatisation cachée, mais les cheminots de Beauvais savent déjà qu’ils ne conserveront leur statut SNCF et les garanties qui y sont liées, que pendant 15 mois.

Le seul objectif, c’est permettre à des grands groupes privés du genre Vinci ou Véolia de se tailler une part du gâteau, et cela ne peut se faire qu’au détriment des cheminots et des usagers qui prennent le train tous les jours pour se rendre à à leur travail.

Non à la privatisation !

Oise

Péages - Beauvais : le tiroir-caisse déborde

Brève
12/02/2020

Depuis le 1er février, les  deux péages de l’A16 ont augmenté de 50 centimes sur le tronçon Beauvais-Paris soit, respectivement, 11% et 14% de plus.

Le prétexte invoqué par la Sanef, concessionnaire de l’autoroute est que les hausses seraient dues aux « travaux d’allongement de l’A16 ». Mais cet allongement concerne une portion gratuite d’autoroute, dans le Val d’Oise après le dernier péage! Et la Sanef taxe les automobilistes, y compris ceux qui n’empruntent pas cette nouvelle portion !

Les usagers roulent sur le bitume pour aller à leur travail, et aussi pour que la Sanef roule sur l’or !