Somme

Whirlpool-Amiens : la mascarade de Macron se conclut par la fermeture

Brève
03/06/2019

Le tribunal d'Amiens a placé l'ex-usine Whirlpool en redressement judiciaire.

Macron était venu juste avant le second tour de l'élection présidentielle promettre qu'il n'y aurait pas de licenciement.

Il y a un an, un petit industriel local, Nicolas Decayeux, propriétaire d'une usine de fabrication de boites aux lettres et patron du Medef du département, réembauchait sur le site 162 ex-salariés de Whirlpool.

Un an plus tard, le rideau tombe sur cette farce et la nouvelle est tombée juste après les élections européennes, comme pour Alsthom-Belfort.

Et c'est l'État, au travers de son préfet, qui a signifié la fin de la partie. L’État a décidé de ne plus soutenir Decayeux et de s'orienter vers la recherche de reclassement des salariés.

C’est la mobilisation des salariés qui avaient braqués les projecteurs sur eux lors de la campagne présidentielle.

Pour lutter contre les licenciements, les travailleurs ne peuvent compter sur le bla-bla-bla de politiciens en recherche de publicité.

C’est tous ensemble que les travailleurs, par leurs luttes collectives, pourront faire reculer le patronat et contester le pouvoir qu’il a de licencier à son gré en jetant les travailleurs au chômage.

Aisne

Crèche – Saint-Quentin : pas de bébés à la consigne

Brève
26/05/2019

Dans le cadre de la journée de grève nationale du 23 mai, les professionnelles d'une crèche de Saint-Quentin se sont mobilisées contre le projet de réforme qui détériore les conditions d'accueil des tous petits.

La place moyenne octroyée à chaque enfant passerait de 7 m² à 5,5 m², les places en micro crèche augmenteraient de 10 à 16 avec le même nombre d'encadrants et dans les crèches, une petite modification tenant compte uniquement de l'âge des enfants mais pas de leur capacité à marcher, réduirait le nombre de professionnelles nécessaires.

Lorsqu'un gouvernement parle de priorité à l'éducation...il vaut mieux se méfier.

Oise

Beauvais : la famille Tashchyan ne sera pas expulsée !

Brève
24/05/2019

La famille Tashchyan, arrivée en France en 2012, dont les enfants sont scolarisées à Beauvais depuis 7 ans, a enfin obtenu sa régularisation et ne sera pas expulsée.

Le préfet avait ordonné son expulsion en décembre dernier, ce que le tribunal administratif d’Amiens avait confirmé en avril.

Mais la mobilisation impulsée par le Collectif Solidarité Migrants et d’autres organisations l’a emporté et le préfet a dû revenir sur sa décision !

Tous les travailleurs doivent s’en réjouir ! Car pour un travailleur, le droit de déplacement et d’installation est une nécessité fondamentale !

Oise

Honeywell - Beauvais : les victimes de l’amiante condamnées !

Brève
06/05/2019

36 anciens salariés d’Honeywell - Allonne près de Beauvais vont être contraints de rembourser les 8 000 euros que la justice avait condamné leur employeur à leur verser en 2016 au titre du préjudice d’anxiété.

La Cour d’Appel de Douai qui a émis cette sentence s’appuie sur une argutie juridique : au moment où ils ont été licenciés, les salariés avaient signé une renonciation à tout recours en justice… Alors qu’à la date de leur licenciement, le préjudice d’anxiété n’existait pas juridiquement : il n’a été introduit qu’en 2010 !

Ceci, alors que leurs quelque 400 anciens collègues de Bosch (les deux entreprises n’en faisaient qu’une jusqu’en 1990), qui eux aussi ont lancé une procédure similaire, mais sans avoir signé de renonciation, sont en passe de gagner. Et que, tout récemment, le préjudice d’anxiété vient d’être élargi par la Cour de Cassation à tous les travailleurs exposés à l’amiante !

Exposés à l’amiante toute leur vie professionnelle, soumis à l’anxiété d’y laisser leur peau ensuite, voilà les travailleurs condamnés...

Pour protéger les intérêts des capitalistes, le système judiciaire a plus d’un tour dans son sac !

Somme

Macron fait du blabla et les écoles continuent de fermer

Brève
02/05/2019

Macron s’est engagé à ne plus fermer d’écoles sans avoir l’accord des maires mais l’Éducation nationale pousse les communautés de communes à fermer des écoles.

Dans la Somme, il y a déjà 29 regroupements d’écoles et trois autres sont prévus, par exemple dans le secteur Ponthieu- Marquenterre qui concerne sept écoles.

Et le fait qu’il y ait des regroupements d’écoles n’empêchent pas des fermetures de classes.

Pour l’Éducation nationale, le nombre de classes dans une école est une question arithmétique.

Pour quelques enfants inscrits en moins dans une école, des classes peuvent se retrouver à trente élèves après une fermeture de classe.

Les parents fortement mobilisés n’ont pas de raison d’arrêter de combattre les fermetures de classes et leur combat pour que tous les enfants disposent de bonnes conditions d’enseignement.