Linamar - Laigneville (Oise)

débrayages pour les salaires

Brève
18/10/2022

Depuis mercredi 12 octobre, les ouvriers de cette fonderie industrielle – sous-traitante de l’automobile – débrayent deux heures par jour et par équipe. Ils demandent 6,5 % d’augmentation pour tous.

La direction a tenté de les diviser en proposant des augmentations individuelles, assorties d’un commentaire sur le travail de chacun.

Ce procédé « à la tête du client », comme l’ont relevé bien des ouvriers, n’est pas passé et la poursuite des débrayages a été décidée pour la semaine suivante.

Linamar est une multinationale qui accumule les bénéfices et les travailleurs doivent avoir leur dû.

 

Mairie de Beauvais (Oise)

Des aumônes ne font pas un salaire

Brève
11/10/2022

La Ville de Beauvais vient de mettre en place un « fonds de solidarité inflation » doté de 50 000 € : ceux qui disposent de moins de 9€ par jour pourront toucher, une seule fois, entre 50 à 300 euros.

Ces quelques centimes quotidiens s’ajouteront aux miettes que représentent les primes étatiques, mais tout cela reste une aumône.

Ce qui est nécessaire, ce sont de vrais emplois, de vrais salaires, de vraies augmentations et que les retraités aient suffisamment pour ne pas avoir à choisir de quoi ils vont se priver.

Lycée Corot – Beauvais (Oise)

Services publics en situation intenable

Brève
11/10/2022

Les enseignants du lycée professionnel Corot à Beauvais ont été obligés de se mettre en grève la semaine dernière pour faire face à une invasion d’insectes (cafards, puces, punaises de lit) à l’internat du lycée.

Ceux du collège de Cauffry près de Creil étaient en grève aussi, cette fois contre une « situation intenable » marquée par le manque de professeurs et de locaux, et par des classes pleines à craquer.

Les services publics indispensables à la population vont à vau l’eau, et les coffres des actionnaires du CAC 40 débordent de profits.

Les enseignants ont bien raison de dire que cela suffit !

Oise

Grèves et débrayages sur les salaires

Brève
10/10/2022

L’usine PPG de Saint-Just-en-Chaussée (colles et mastics), les employés de l’aéroport de Beauvais, les ouvriers de l’usine Flex-N-Gate de Marines (ex-Faurecia, près de Chaumont-en- Vexin) se sont mis en grève la semaine dernière pour les mêmes raisons : les salaires.

Le mécontentement sur les salaires qui ne suivent pas l’inflation est général.

Il est nécessaire d'imposer de sérieuses augmentations, des salaires de 2000 € mini, et leur indexation sur la hausse du coût de la vie !

SNCF – Hauts de France

La sobriété pour les transports ?

Brève
27/09/2022

Dans les Hauts-de-France, c'est toujours la galère pour les usagers des TER. Trains supprimés, retards...

Les raisons invoquées ne manquent pas : des problèmes sur la voie, des pannes de machines, des wagons défectueux, etc. Et tout cela ne date pas d'hier.

Le tout nouveau patron des TER des Hauts-de-France, interrogé sur d'éventuelles suppressions de trains a répondu que bien que les suppressions de trains soient annoncées la veille à 17h, c'était inacceptable. Puis il a affirmé « Est-ce qu'il ne vaudrait pas mieux bâtir une trame horaire optimisée plus robuste avec des sas de respirations qui permettent d'absorber les aléas ? Cette trame pourrait aussi gagner en lisibilité et on risquerait moins les annulations. »

Ce qui veut dire en langage courant supprimer des trains mais sans le dire !

Ce directeur a-t-il été recruté par concours sur la base du meilleur maniement de la langue de bois ?

C'est sûrement la compétence la plus utile pour faire face à des années de sous investissement et de réduction des effectifs alors que l’État cherche à faire des économies dans tous les services publics.

Face à l'aggravation de la crise, il faudra la mobilisation des travailleurs et de la population pour imposer que l’État renonce à arroser le patronat et consacre l'argent aux services publics dont les transports.