Somme

Macron fait du blabla et les écoles continuent de fermer

Brève
02/05/2019

Macron s’est engagé à ne plus fermer d’écoles sans avoir l’accord des maires mais l’Éducation nationale pousse les communautés de communes à fermer des écoles.

Dans la Somme, il y a déjà 29 regroupements d’écoles et trois autres sont prévus, par exemple dans le secteur Ponthieu- Marquenterre qui concerne sept écoles.

Et le fait qu’il y ait des regroupements d’écoles n’empêchent pas des fermetures de classes.

Pour l’Éducation nationale, le nombre de classes dans une école est une question arithmétique.

Pour quelques enfants inscrits en moins dans une école, des classes peuvent se retrouver à trente élèves après une fermeture de classe.

Les parents fortement mobilisés n’ont pas de raison d’arrêter de combattre les fermetures de classes et leur combat pour que tous les enfants disposent de bonnes conditions d’enseignement.

Hauts-de-France

L’ouverture à la concurrence des TER, c’est du profit pour le privé et un service dégradé pour les usagers

Brève
29/04/2019

La région vient d'annoncer officiellement l’ouverture à la concurrence des lignes de trains régionales.

Dans un premier temps, cela ne concernera que 20 % des lignes de TER qui ne sont pas encore connues pour l’instant, dans l’objectif d’y faire rouler des trains à partir de décembre 2022. Les élus de la région justifient cette décision par un service dégradé de la SNCF, en particulier en Picardie.

Si le service se dégrade, c’est la faute du manque d’investissement de la SNCF qui a préféré investir dans des lignes rentables en délaissant les autres !

Des opérateurs privés pourront bien reprendre des lignes, mais aucune amélioration ne sera à en attendre car c’est avant tout la perspective de juteux profits qui les guide. Et les transports ferroviaires continueront de se dégrader, avec le morcellement entre différentes entreprises en prime.

Le résultat sera inévitablement des risques d’accident accrus pour les usagers et une dégradation des conditions de travail pour les travailleurs du ferroviaire.

À moins que la mobilisation des usagers et des cheminots ne fasse échec à leurs plans, et c’est tout ce qu’il faut souhaiter !

Manifestons le 1er mai

Brève
27/04/2019

Un siècle après l’instauration de la journée des huit heures, les travailleurs doivent toujours défendre ce droit, comme tous ceux qu’ils ont acquis, contre une bourgeoisie qui ne cesse de partir à l’attaque.

Dans tous les pays, capitalistes et gouvernements à leurs ordres veulent faire payer à la classe ouvrière la crise de leur système économique, et cherchent à développer la concurrence entre travailleurs pour leur imposer une baisse de leur niveau de vie.

Face à ces attaques d’envergure, il est vital pour les travailleurs de défendre leurs intérêts de classe, qui sont les mêmes quel que soit le pays dans lequel ils vivent : le droit au travail, au logement, aux loisirs, c’est-à-dire de pouvoir mener une vie décente, y compris à la retraite.

Le 1er Mai, journée de manifestation internationale, est l’occasion de réaffirmer, comme le disait le Manifeste communiste de Marx et d’Engels : “Travailleurs de tous les pays, unissons-nous !”

Lutte ouvrière appelle à participer aux manifestations prévues ce jour-là, notamment à l’initiative de la CGT.

Dans l'Aisne :

Hirson : à 11h devant l'Union locale Cgt

Laon : à 9h devant l'Union locale Cgt

Saint-Quentin : à 10h45 devant la Bourse du Travail

Soissons : à 10h30 Espace Martinet

Dans l'Oise : 

Compiègne : à 10h Cours Guynemer

Dans la Somme :

Amiens : à 11h00 devant la Maison de la culture (place Léon Gontier).

Somme

Banania – Faverolles : fermeture brutale de l’usine

Brève
18/04/2019

Lundi 15 avril, la quarantaine de salariés de l’usine ont appris qu’elle allait fermer le jour même.

Cela faisait déjà quelques temps que l’annonce de la fermeture avait été faite mais la date évoquée était pour le mois de mai.

Ce lundi-là, tout le monde croyait que la procédure de la fermeture serait précisée à la réunion que la direction avait convoqué pour 10h.

A l’annonce de la fermeture immédiate, la surprise a été totale et l’écœurement s’ajoute à la colère devant cette fermeture dont l’objectif pour le groupe propriétaire est de rentabiliser ses installations sans se soucier des conséquences de sa décision pour la vie des salariés.

En ces jours où suite à l’incendie de Notre Dame, politiciens et médias ne cessent de parler d’unité nationale, cette brutalité patronale met en évidence qu’en fait d’unité, c’est une véritable guerre sociale que mène le patronat aux travailleurs.

En agissant ainsi, les patrons préparent les colères de demain et cela, ils ne l’auront pas volé !

Aisne

Monument aux fusillés pour l’exemple – Chauny : c’est le capitalisme qui est fauteur de guerre !

Brève
11/04/2019

Le premier monument aux soldats fusillés sur le front durant la guerre de 1914-1918 a été élevé à Chauny près des champs de bataille où des millions d'ouvriers et de paysans français, allemands, anglais, etc., furent envoyés à la mort par leurs États respectifs qui défendaient chacun leur propre bourgeoisie.

Parmi les condamnés, il y a eu des soldats désignés comme responsables de mutineries, d’autres qui avaient commis le crime de se replier alors qu’ils ne pouvaient plus mener d’offensive ou encore des soldats accusés de « désobéissance devant l’ennemi » et dont le seul crime avait été de refuser un ordre d’un supérieur tel que de porter le pantalon d’un mort.
Au total les conseils de guerre condamnèrent à mort 2 500 poilus, souvent choisis au hasard, pour terrifier leurs camarades et éviter de faire porter à la hiérarchie militaire une responsabilité dans l’échec d’offensives.

Quelques dizaines de ces fusillés pour l’exemple ont été réhabilités par l’État au bout de longues procédures faites par les familles qui avaient subi des humiliations parce qu’un des leurs était considéré comme traître à la patrie.

Ce monument a été financé par une souscription à laquelle de nombreuses associations et partis ont participé. Lors de son inauguration il y avait beaucoup de drapeaux tricolores comme si ce n’était pas au nom de ce même drapeau, de la défense de la nation, en fait de la défense des capitalistes, que ces soldats ont été envoyés se faire tuer.

La chanson de Craonne écrite dans les tranchées dit : « Les gros (...), si vous voulez la guerre, payez-la de votre peau ». Les gros capitalistes sont toujours là ainsi que les gouvernements qui les servent, responsables de deux guerres mondiales et de conflits incessants.

C’est au système capitaliste fauteur de guerre qu’il faut s’en prendre et il faudra le faire sous le drapeau rouge des travailleurs !