Oise

Faurecia - Méru : la direction est mise au pas

Brève
17/03/2020

Lundi  soir, le fils d’une salariée est venu chercher sa mère grelottante de fièvre. Mardi matin, la direction a décidé de ne pas fermer l’usine, alors même qu’il y a des cas avérés de contamination. Elle demande à ceux qui ne peuvent pas venir de prendre sur leurs congés payés ou leurs RTT. Mais surtout, pas touche aux milliards de profits de Faurecia.

À croire que la direction est la seule de tout le pays à ne pas avoir écouté hier soir Emmanuel Macron. Elle est la seule à ne pas savoir que ses propres clients, Renault Flins, PSA Poissy sont fermés. Elle ne sait sans doute pas que si Poissy a fermé, c’est sous la pression des ouvriers qui, à juste titre, se sont considérés en danger. On ferme les bars, les restaurants, la plupart des commerces, mais Faurecia devrait rester ouverte ! À quoi vont donc servir les tableaux de bord fabriqués à l'usine ? À décorer ses bureaux ?

Devant la menace d’une grève, la direction a fini par reculer. Elle maintient l’équipe d’après-midi de ce mardi, et met tout le monde en chômage technique dès mercredi 18 mars.

Oise

Accueil des enfants – Beauvais : il y a de quoi en faire un plat !

Brève
17/03/2020

Certaines salariées de l’hôpital de Beauvais ont été averties que leurs enfants pourraient être accueillis dans les écoles comme en ont décidé les autorités.

Mais il leur a été précisé qu’il n’y avait ni service périscolaire ni service de restauration, les enfants devant être récupérés à 11h30 et 16h30.

Si une solution n’a pas déjà été trouvée, il faut souhaiter que les décisionnaires vont s’occuper eux-mêmes de la restauration.

Aisne

Laon : manifestation du 8 mars

Brève
09/03/2020

collectif des "Rosies du 02"

À l'occasion de la journée de lutte pour les droits des femmes, à l'appel des syndicats opposés à la réforme des retraites et du collectif des "Rosies du 02", une centaine de femmes et d'hommes s'est rassemblée, place des droits de l'homme, rebaptisée à l'occasion place des droits de la femme.

Un groupe de femmes a fait une Flashmob, chorégraphie sur un air s'en prenant à Macron et sa réforme des retraites qui concerne particulièrement les femmes.

La première journée internationale de la femme eu lieu le 19 mars 1911 à l'appel de l'Internationale socialiste. Le 8 mars 1917, en Russie, la journée des femmes marqua le début de la révolution et par la suite, cette journée fut retenue comme journée internationale des droits des femmes.

La chanson de la Flashmob finit par « à cause de Macron, les filles sont sous pression bien plus que les garçons, à cause de Macron, on crie Révolution ! à cause de Macron ».

Il faut souhaiter et militer pour que garçons et filles se donnent comme perspective le renversement de ce monde pourri.

Le combat pour l'émancipation des femmes fait partie intégrante du combat pour une société débarrassée de l'exploitation capitaliste.

Aisne

Nestlé – Itancourt : poursuite du mouvement de grève

Brève
06/03/2020

L’usine dont la fermeture a été annoncée pour décembre 2020 est en grève contre la fermeture et les conditions de reconversions internes.

Jeudi, une cinquantaine de salariés se sont retrouvés devant le siège de Nestlé France où avaient lieu les négociations.

La direction est finalement descendue s’expliquer avec le personnel en colère. Ces derniers venaient d’apprendre par les délégués que la direction ne donne pratiquement aucune garantie aux salariés qui accepteront un reclassement interne. Les retours ne seront plus possible après 3 mois de prise de poste dans une autre usine si celle-ci est à plus de 100 km, 2 mois dans les autres cas. La direction prétend qu'elle propose des reclassements à tous mais à des postes répartis dans toute la France. Qui pourra réussir à changer de région, avec leurs conjoints ou conjointes ?

Comme compensation, elle propose 7500 maximum de prime pour un salarié reclassé. Pour les travailleurs qui partiront avec des mesures d’âge, rien n’est encore défini. Les salariés veulent, au minimum, obtenir les 20 000 euros que revendiquent les syndicats et que les CDD profitent des mêmes conditions que les autres. Nestlé s’enrichit sur le dos de ses salariés mais à l’heure où elle a décidé de s’en débarrasser, elle voudrait que cela ne lui coûte rien ou presque.

Quasiment l’ensemble du personnel a décidé de poursuivre la grève vendredi. Pour beaucoup il s’agit de la première grève et ils sont bien convaincus qu’ils doivent contraindre la direction à faire payer le groupe multimilliardaire.

Aisne

Nestlé - Itancourt : les travailleurs en grève

Brève
21/02/2020

Les trois équipes de l’usine ont fait grève jeudi 20 février. Ce jour-là, la négociation des conditions de fermeture de l’usine commençait à Noisiel au siège de Nestlé France.

Les salariés sont scandalisés devant le cynisme de ce groupe qui ferme le site alors que celui-ci rapporte toujours et que le groupe lui-même est richissime.

La direction souligne qu’elle propose des reclassements dans un rayon de 50 km, soit à Boué ou à Itancourt dans l’usine CPF spécialisée dans la fabrication de céréales dont Nestlé est un des actionnaires.

Les travailleurs font leur compte, et pour certains la distance à partir de leur domicile est bien plus importante. Et chacun s’inquiète de la pérennité des emplois proposés vu que certains salariés ont obtenu, il y a quelques mois, un poste à Nestlé par mutation de CPF où maintenant la direction propose des reclassements !

Certains ont déjà connu plusieurs fermetures de site. Et qui sera réellement embauché dans ces usines ? Il n’y a aucune garantie et un bon nombre de travailleurs n’ont pas confiance dans les propos de la direction.

Cette grève est la première étape de la lutte pour que les travailleurs fassent payer Nestlé.