Oise

La Poste – Oise : menace de sanction arbitraire contre un facteur

Brève
15/03/2019

Un facteur de Chaumont-en-Vexin risque une sanction disciplinaire pour avoir vendu un calendrier de La Poste lors de sa tournée à une cliente, qui pour une fois, était présente chez elle ce jour-là.

Il a malheureusement glissé sur du verglas en sortant de chez elle et a eu une luxation qui lui a coûté un mois d’arrêt. 

La Poste, officiellement, lui reproche d’être allé chez cette cliente alors qu’il n’avait pas de courrier à lui remettre et d’être ainsi sorti du cadre de sa mission.

C’est pourtant une mission bien élastique puisque La Poste demande maintenant aux facteurs un tas de travaux supplémentaires, tels que relevé des compteurs, aides aux déclaration d’impôts, surveillance de personnes âgées, etc.

Il semble plutôt que La Poste veuille se dédouaner d’un accident de travail et s’en prendre à un facteur dont l’adhésion à un syndicat n’a pas l’air de lui convenir.

Ses camarades de travail ont toutes les bonnes raisons de le défendre.

 

Somme

Lycée professionnel l'Acheuléen – Amiens : mobilisation contre l'expulsion d'un lycéen étranger

Brève
12/03/2019

Lundi 11 mars, plusieurs centaines de lycéens et le personnel du lycée se sont rassemblés devant les grilles de l'établissement.

Ils réclamaient l'abandon de la procédure d'expulsion à l 'encontre du jeune algérien Menad Lamrani.

Celui-ci prépare un CAP plomberie et ses professeurs l'encouragent à poursuivre ses études pour un Bac.

C'est un grand sportif apprécié pour les entraînements qu'il donne aux jeunes de son club.

Récemment, suite à des actes antisémites, le gouvernement avait demandé aux enseignants de faire de la sensibilisation contre le racisme et les discriminations. Une belle hypocrisie !

 

Oise

Unilever – Le Meux : débrayages contre les suppressions de postes

Brève
05/03/2019

Le 28 février et le 3 mars, les travailleurs de l’usine Unilever, spécialisée dans le conditionnement des dentifrices, gels douche et shampooings, ont débrayé contre les projets de réorganisation de la direction.

Il serait question de supprimer tous les postes occupés par les intérimaires. Ce sont ainsi une centaine de travailleurs intérimaires sur les 295 salariés de l’usine qui perdraient leur emploi. Et bien évidemment, comme l’a dit le délégué CGT « après eux, ce sera nous », sans parler du fait que le travail sera « redistribué » et que chacun sera ainsi un peu plus usé au travail.

Il serait question d’une économie de 400 000 euros ainsi réalisé.

Unilever est un grand groupe qui fait des bénéfices et les travailleurs ont mille fois raison de s’opposer à ces attaques patronales.

 

Aisne

Sucrerie Saint-Louis - Eppeville : non à la fermeture

Brève
04/03/2019

Vendredi 1er mars, plus de 300 personnes se sont rassemblées devant la sucrerie d’Eppeville à l’appel de la Confédération générale des planteurs de betteraves.
Elles protestaient contre l’annonce de fermeture de deux sucreries dont celle d’Eppeville, par  Saint-Louis Sucre, propriété du groupe Südzucker.

La campagne étant finie, peu de salariés travaillaient ce jour-là et le rassemblement réunissait essentiellement des planteurs,  plus de 1200 planteurs, gros et petits, étant concernés par l’arrêt de la sucrerie ainsi que des salariés de la sucrerie, d’autres de différentes entreprises des environs et des gilets jaunes.
Les représentants des planteurs ont regretté que Südzucker n’ait pas fait le choix de réduire la production sur tous ses sites sans en fermer aucun en attendant que le marché reprenne.

Certains représentants des planteurs ont aussi évoqué la possibilité que la sucrerie soit reprise par des planteurs ou par d’autres groupes sucriers.
Les élus ont invoqué les responsabilités de l’Europe et le « manque de loyauté » de l’entreprise qui a reçu 8,8 millions d’euros d’aide public au titre de crédit impôts CICE.

Südzucker n’a que faire de la situation des planteurs comme de celle des ouvriers qui font sa fortune. Et il faut croire que Südzucker n’est pas trop impressionné par les critiques des hommes politiques car l’expérience montre leur impuissance pour s’opposer aux politiques de grands trusts capitalistes.

.La sucrerie compte aujourd’hui plus de 120 salariés sans compter les nombreux saisonniers et 500 emplois qui en dépendent. La fermeture entraînerait une catastrophe sociale, toucherait directement les travailleurs concernés et indirectement bien des commerces, d’autant que personne ne croit aux reclassements promis par la direction.

Les négociations de la direction avec les syndicats doivent commencer après le 12 mars qui est le jour des élections des représentants du personnel des usines Saint-Louis.

Mais dans cette guerre commerciale que se mènent les grands groupes sucriers, quelles que soient les solutions trouvées par les trusts, les politiques ou les représentants des planteurs, les travailleurs ne doivent pas accepter d’être sacrifiés pour des intérêts autres que les leurs.

 

Aisne

Hôpital – Laon : non à la fermeture du service des soins intensifs de néonatalogie

Brève
28/02/2019

L’Agence régionale de santé des Hauts de France a décidé de fermer le service de soins intensifs de néonatalogie de l’hôpital de Laon.
Les nouveau-nés particulièrement fragiles, qui nécessitent des soins intensifs devraient alors être transférés à l’hôpital de Saint-Quentin, de Reims ou d’Amiens, ce qui représente au moins 45 km de Laon.

Cela représenterait un risque pour les nouveau-nés et rendrait difficile pour les parents la présence auprès de leur enfant. D’autant plus que beaucoup de parents n’ont pas les moyens de se déplacer facilement.
Cette décision, qui supprimerait six postes d’infirmières, est d’autant plus choquante que l’activité du service a augmenté de 35% en 5 mois, ce qui montre son utilité pour la population.

Le personnel a interpellé le maire de Laon, l’Agence régionale de santé, la ministre de la Santé, et réclame le maintien de ce service.
En France, les deux- tiers des maternités ont fermé en 40 ans, et une femme vient de perdre son bébé, dans la Drôme, car la maternité de Die ayant fermé, elle a dû être transférée à celle de Montélimar, ce qui a pris trois heures.

C’est uniquement pour des raisons d’économie, que les gouvernements qui se succèdent ferment des services en mettant la vie en danger.
Et il y a toutes les raisons de s’opposer à cette politique criminelle.